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Paroles de la chanson Everything Is Right Where It Needs To Be par

How come I hate the common sayin' that you become what you believe
'Cause I don't have half a clue of what the hell I'm supposed to leave
On this earth I'm like an astronaut who ends up on a beach
Or just somethin' like her silhouette who walks all over me

And she said
And she said

"Everythin' is right where it needs to be"
She promises the stars like it's a prophecy
Everythin' is right where it needs to be
She picks apart my poison till it's ecstasy
Eh-eh-eh-eh-eh-eh
Eh-eh-eh-eh-eh-eh

But I'll keep on praying upon that pearly pew, but I'm told to preach
And I don't know what to say, and my little arms are out of reach
But I hide myself in her facade with this tendency to leech
All the life right out of me like I'm a bucket with a leak

And she said
And she said

"Everythin' is right where it needs to be"
She promises the stars like it's a prophecy
Everythin' is right where it needs to be
She picks apart my poison till it's ecstasy

No, no, no, no, no, no, no
So, you leave me even when it falls apart?
No, no, no, no, no
So, you leave me?
Swear to God, and cross my heart
Yes, yeah

Everythin' is right where it needs to be
She promises the stars like it's a prophecy
Everythin' is right where it needs to be
She picks apart my poison till it's ecstasy
(Eh-eh-eh-eh-eh-eh) Till it's ecstasy

Que racontent les paroles de la chanson Everything Is Right Where It Needs To Be de Benjamin Steer ?

Quelqu'un qui ne sait pas où il en est

Il y a des chansons qui commencent par une confession si directe qu'on a l'impression d'interrompre quelqu'un en plein milieu d'une pensée. Benjamin Steer démarre ainsi : il déteste ce proverbe qu'on ressasse partout, celui qui dit qu'on devient ce qu'on croit. Pas parce que c'est faux, mais parce que lui ne sait même pas ce qu'il est censé croire. Il se décrit comme un astronaute qui aurait atterri sur une plage — image douce-amère d'un homme taillé pour autre chose, largué dans un monde qui ne lui ressemble pas.

Elle dit que tout va bien, et il voudrait la croire

Alors il y a elle. Et elle, elle a des réponses. Elle dit "everything is right where it needs to be" avec la sérénité de quelqu'un qui lit l'avenir dans les étoiles — d'ailleurs, elle les promet, ces étoiles, comme si c'était une prophétie gravée quelque part. Elle prend son désordre intérieur, tout ce poison qu'il accumule, et elle le retourne jusqu'à ce que ça devienne presque du plaisir. C'est beau. C'est aussi un peu inquiétant.

Parce que lui le sait : il se cache derrière elle. Il s'accroche. Il y a ce mot qu'il utilise, "leech" — la sangsue — pour décrire sa propre façon d'exister dans cette relation. Et l'image qui suit, celle du seau percé, dit tout : il prend, il prend, mais rien ne reste. Il se vide en croyant se remplir.

Le moment où la peur prend le dessus

Le morceau bascule dans son dernier tiers, quand la question sort enfin, brute et tremblante : est-ce qu'elle restera même si tout s'écroule ? Les "no, no, no" qui se répètent ressemblent moins à un refus qu'à une panique retenue. Et quand elle jure — "swear to God, and cross my heart" — on ne sait pas vraiment si c'est rassurant ou si c'est exactement le genre de serment qu'on fait quand on n'est sûr de rien. Benjamin Steer ne tranche pas. Il laisse le refrain revenir, suspendu entre la foi et le vertige.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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