Paroles de la chanson Si tu pars par
[BEN plg]
Ma tête est dure, mon cœur est sans fond
J'ai perdu l'espoir, j'paye la rançon
Ici les voitures font la bande-son
Moi j'essaie de faire une chanson
Je t'en prie, si tu pars
Dis-moi que tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir je n'm'en souviens pas
Si c'est cassé, c'est cassé
J'paie la caution
Pour oublier on a bu la potion
En amour, je n'y connais rien
En amitié, j'ai des notions
Je t'en prie si tu pars
Dis-moi qu'tu n'reviens pas
Ma tête est dure, mon cœur est sans fond
J'ai perdu l'espoir, j'paye la rançon
Ici les voitures font la bande-son
Moi j'essaie de faire une chanson
Je t'en prie, si tu pars
Dis-moi que tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir je n'm'en souviens pas
Si c'est cassé, c'est cassé
J'paie la caution
Pour oublier on a bu la potion
En amour, je n'y connais rien
En amitié, j'ai des notions
Je t'en prie si tu pars
Dis-moi qu'tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir
J'n'm'en soutiens pas
[BEN plg]
Les déceptions m'ont fait mal à la tête
Le temps passe et le temps n'est plus à la fête
Y a nos deux noms gravés sur l'arrêt d'bus
Et même le banc ne s'en rappelle plus
Il y a d'plus de vos noms sur la feuilles
Il y aura d'moins en moins de monde sur la scène
Et moi j'essaie d'faire une chanson
J'allume un pétou, y a plus d'p2
Comme les gens qui n'ont plus d'chez eux
J'regarde dans l'vide de ma tête
J'veux que parler d'toi dans mon texte
Paraît qu'cette vie n'est qu'un test
Est-ce qu'on va s'revoir après
J'ai plus de souv'nirs de nous
J'n'm'en soutiens pas
[BEN plg]
Les déceptions m'ont fait mal à la tête
Le temps passe et le temps n'est plus à la fête
Y a nos deux noms gravés sur l'arrêt d'bus
Et même le banc ne s'en rappelle plus
Il y a d'plus de vos noms sur la feuilles
Il y aura d'moins en moins de monde sur la scène
Et moi j'essaie d'faire une chanson
J'allume un pétou, y a plus d'p2
Comme les gens qui n'ont plus d'chez eux
J'regarde dans l'vide de ma tête
J'veux que parler d'toi dans mon texte
Paraît qu'cette vie n'est qu'un test
Est-ce qu'on va s'revoir après
J'ai plus de souv'nirs de nous
Mais j'crois qu'on a fait exprès
[BEN plg & Camille Yembe]
Ma tête est dure, mon cœur est sans fond
J'ai perdu l'espoir, j'paye la rançon
Ici les voitures font la bande-son
Moi j'essaie de faire une chanson
Je t'en prie, si tu pars
Dis-moi que tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir je n'm'en souviens pas
Si c'est cassé, c'est cassé
J'paie la caution
Pour oublier on a bu la potion
En amour, je n'y connais rien
En amitié, j'ai des notions
Je t'en prie si tu pars
Dis-moi qu'tu n'reviens pas
[BEN plg & Camille Yembe]
Ma tête est dure, mon cœur est sans fond
J'ai perdu l'espoir, j'paye la rançon
Ici les voitures font la bande-son
Moi j'essaie de faire une chanson
Je t'en prie, si tu pars
Dis-moi que tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir je n'm'en souviens pas
Si c'est cassé, c'est cassé
J'paie la caution
Pour oublier on a bu la potion
En amour, je n'y connais rien
En amitié, j'ai des notions
Je t'en prie si tu pars
Dis-moi qu'tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir
J'n'm'en soutiens pas
[Camille Yembe]
Mais plus rien n'est pareil
J'te cache pas que j'ai plus la même vie qu'toi
Plus rien à s'dire à part "qu'est-c'tu fais ?"
La même chanson, le même cinéma
Hier sur les bancs de l'école
Sonner aux portes et puis courir
On s'en foutait des codes
On s'en foutait de l'avenir
Mais plus rien n'est pareil
À part ton absence pendant les victoires
[Camille Yembe]
Ma tête est dure, mon cœur est sans fond
J'ai perdu l'espoir, j'paye la rançon
J'n'm'en soutiens pas
[Camille Yembe]
Mais plus rien n'est pareil
J'te cache pas que j'ai plus la même vie qu'toi
Plus rien à s'dire à part "qu'est-c'tu fais ?"
La même chanson, le même cinéma
Hier sur les bancs de l'école
Sonner aux portes et puis courir
On s'en foutait des codes
On s'en foutait de l'avenir
Mais plus rien n'est pareil
À part ton absence pendant les victoires
[Camille Yembe]
Ma tête est dure, mon cœur est sans fond
J'ai perdu l'espoir, j'paye la rançon
Ici les voitures font la bande-son
Moi j'essaie de faire une chanson
Je t'en prie, si tu pars
Dis-moi que tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir je n'm'en souviens pas
Si c'est cassé, c'est cassé
J'paie la caution
Pour oublier on a bu la potion
En amour, je n'y connais rien
En amitié, j'ai des notions
Je t'en prie si tu pars
Dis-moi qu'tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir
J'n'm'en soutiens pas
Moi j'essaie de faire une chanson
Je t'en prie, si tu pars
Dis-moi que tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir je n'm'en souviens pas
Si c'est cassé, c'est cassé
J'paie la caution
Pour oublier on a bu la potion
En amour, je n'y connais rien
En amitié, j'ai des notions
Je t'en prie si tu pars
Dis-moi qu'tu n'reviens pas
Tout c'qu'on aurait pu devenir
J'n'm'en soutiens pas
Que racontent les paroles de la chanson Si tu pars de BEN plg ?
Quand on demande à l'autre de ne pas revenir
Il y a quelque chose de troublant dans la façon dont BEN plg ouvre ce morceau. Pas de colère, pas de larmes — juste cette phrase qui claque doucement : "ma tête est dure, mon cœur est sans fond". On est tout de suite dans l'ambiance. Une fatigue ancienne, une ville qui tourne autour, et quelqu'un qui essaie de faire une chanson avec les décombres de ce qui a existé.
"Si tu pars" ne ressemble pas à une chanson de rupture ordinaire parce qu'elle ne demande pas à l'autre de rester. Elle demande l'inverse — et c'est là que ça devient intéressant. Dire "dis-moi que tu n'reviens pas", c'est admettre qu'on ne survivrait pas à une nouvelle fausse promesse. C'est une forme de protection brutale, presque tendre dans sa franchise. On a trop bu la potion de l'oubli pour recommencer à espérer.
Des noms gravés sur un arrêt de bus
Le deuxième couplet change de couleur. BEN plg sort de la mélodie du refrain pour raconter, presque à voix basse, ces petits détails qui font mal sans crier. "Y a nos deux noms gravés sur l'arrêt d'bus, et même le banc ne s'en rappelle plus." C'est une image magnifique d'abandon tranquille — les traces qu'on laisse dans l'espace urbain, ces graffitis d'amour ou d'amitié qui survivent aux gens qui les ont tracés, mais auxquels plus personne ne prête attention.
Quand Camille Yembe prend la parole, c'est comme si une autre voix intérieure se levait, moins résignée, plus mélancolique. Elle parle de l'enfance — "sonner aux portes et puis courir", "on s'en foutait des codes" — avec cette légèreté qui rend le présent encore plus lourd à porter. "Mais plus rien n'est pareil, à part ton absence pendant les victoires" : cette ligne dit en une seule respiration tout ce que c'est que de réussir quelque chose et de ne plus avoir la bonne personne à qui le dire.
Écrire pour ne pas disparaître
"Moi j'essaie de faire une chanson" — cette phrase revient plusieurs fois et finit par ressembler à une bouée. Pas une déclaration triomphante, juste un effort. Un type qui allume un joint, regarde dans le vide de sa tête, et décide quand même de mettre des mots sur ce qui s'en va. C'est peut-être ça, le cœur du morceau : moins une histoire de rupture qu'un portrait de quelqu'un qui continue à créer même quand il ne se souvient plus pourquoi.
Il y a quelque chose de troublant dans la façon dont BEN plg ouvre ce morceau. Pas de colère, pas de larmes — juste cette phrase qui claque doucement : "ma tête est dure, mon cœur est sans fond". On est tout de suite dans l'ambiance. Une fatigue ancienne, une ville qui tourne autour, et quelqu'un qui essaie de faire une chanson avec les décombres de ce qui a existé.
"Si tu pars" ne ressemble pas à une chanson de rupture ordinaire parce qu'elle ne demande pas à l'autre de rester. Elle demande l'inverse — et c'est là que ça devient intéressant. Dire "dis-moi que tu n'reviens pas", c'est admettre qu'on ne survivrait pas à une nouvelle fausse promesse. C'est une forme de protection brutale, presque tendre dans sa franchise. On a trop bu la potion de l'oubli pour recommencer à espérer.
Des noms gravés sur un arrêt de bus
Le deuxième couplet change de couleur. BEN plg sort de la mélodie du refrain pour raconter, presque à voix basse, ces petits détails qui font mal sans crier. "Y a nos deux noms gravés sur l'arrêt d'bus, et même le banc ne s'en rappelle plus." C'est une image magnifique d'abandon tranquille — les traces qu'on laisse dans l'espace urbain, ces graffitis d'amour ou d'amitié qui survivent aux gens qui les ont tracés, mais auxquels plus personne ne prête attention.
Quand Camille Yembe prend la parole, c'est comme si une autre voix intérieure se levait, moins résignée, plus mélancolique. Elle parle de l'enfance — "sonner aux portes et puis courir", "on s'en foutait des codes" — avec cette légèreté qui rend le présent encore plus lourd à porter. "Mais plus rien n'est pareil, à part ton absence pendant les victoires" : cette ligne dit en une seule respiration tout ce que c'est que de réussir quelque chose et de ne plus avoir la bonne personne à qui le dire.
Écrire pour ne pas disparaître
"Moi j'essaie de faire une chanson" — cette phrase revient plusieurs fois et finit par ressembler à une bouée. Pas une déclaration triomphante, juste un effort. Un type qui allume un joint, regarde dans le vide de sa tête, et décide quand même de mettre des mots sur ce qui s'en va. C'est peut-être ça, le cœur du morceau : moins une histoire de rupture qu'un portrait de quelqu'un qui continue à créer même quand il ne se souvient plus pourquoi.