Paroles de la chanson Printemps par
D'la sueur et du sang
Pour que le bonheur dure longtemps
Les yeux noirs comme les enterrements
J'arrive en retard comme le printemps
Des promesses et du vent
Du silence et du temps
Pour quand la mort s'habille en blanc
J'arrive en retard comme le printemps
Elle m'dit : "Écris-moi si t'y penses
Dis-moi si tu t'sens seul"
Dans ma tête y a un écho
Qui résonne comme un sous-sol
Tu peux changer les saisons
J'peux retourner la boussole
J'suis loin comme à la maison
Devant tout l'monde mais tout seul
Pour que le bonheur dure longtemps
Les yeux noirs comme les enterrements
J'arrive en retard comme le printemps
Des promesses et du vent
Du silence et du temps
Pour quand la mort s'habille en blanc
J'arrive en retard comme le printemps
Elle m'dit : "Écris-moi si t'y penses
Dis-moi si tu t'sens seul"
Dans ma tête y a un écho
Qui résonne comme un sous-sol
Tu peux changer les saisons
J'peux retourner la boussole
J'suis loin comme à la maison
Devant tout l'monde mais tout seul
En c'moment leur amour a un goût acide
J'essaie d'comprendre elle est où la cible
J'essaye d'ouvrir ma cage thoracique
J'pensais pas qu'être heureux c'était si rapide
C'était magique et c'est passé tout seul
Comme un jeu vidéo en facile
Il m'faut d'lé beu-her et tu temps
Pour t'aimer comme à 18 ans
Même si la vie m'a pris des gens
J'passerai vous voir de temps en temps
D'la sueur et du sang
J'ai ris du buzz j'ai pris du ventre
Nos années collées sur le banc
J'arrive en r'tard comme le printemps
Il m'faut d'lé beu-her et tu temps
Pour t'aimer comme à 18 ans
Même si la vie m'a pris des gens
J'passerai vous voir de temps en temps
D'la sueur et du sang
J'ai ris du buzz j'ai pris du ventre
Nos années collées sur le banc
J'arrive en r'tard comme le printemps
Ça fait déjà 2 ans qu'on s'est pas croisé-es
Tu parles d'amitié cadenassée
J'crie "alerte" mais la pièce est matelassée
Lui il s'est cassé, lui il s'est casé
Lui c'est dev'nu un gars d'la C
J'essaie d'les aimer sans juger
Mais j'trouverai toujours ça bizarre comme une paire sans lacets
J'ai la même tête qu'les grands d'la cité
Sourcils froncés, les pupilles toutes fracassées
J'passerai vous voir de temps en temps
D'la sueur et du sang
J'ai ris du buzz j'ai pris du ventre
Nos années collées sur le banc
J'arrive en r'tard comme le printemps
Ça fait déjà 2 ans qu'on s'est pas croisé-es
Tu parles d'amitié cadenassée
J'crie "alerte" mais la pièce est matelassée
Lui il s'est cassé, lui il s'est casé
Lui c'est dev'nu un gars d'la C
J'essaie d'les aimer sans juger
Mais j'trouverai toujours ça bizarre comme une paire sans lacets
J'ai la même tête qu'les grands d'la cité
Sourcils froncés, les pupilles toutes fracassées
À force de s'bagarrer, les yeux noirs sous le même plafond blanc cassé
J'fais beaucoup c'est pas assez
J'fais encore plus c'est pas assez
J'suis comme ma grand-mère, mes frères et ma mère
J'arrêterai pas d'me tracasser
En c'moment leur amour a un goût acide
J'essaie d'comprendre elle est où la cible
J'essaye d'ouvrir ma cage thoracique
J'pensais pas qu'être heureux c'était si rapide
C'était magique et c'est passé tout seul
Comme un jeu vidéo en facile
Il m'faut d'lé beu-her et tu temps
Pour t'aimer comme à 18 ans
Même si la vie m'a pris des gens
J'fais beaucoup c'est pas assez
J'fais encore plus c'est pas assez
J'suis comme ma grand-mère, mes frères et ma mère
J'arrêterai pas d'me tracasser
En c'moment leur amour a un goût acide
J'essaie d'comprendre elle est où la cible
J'essaye d'ouvrir ma cage thoracique
J'pensais pas qu'être heureux c'était si rapide
C'était magique et c'est passé tout seul
Comme un jeu vidéo en facile
Il m'faut d'lé beu-her et tu temps
Pour t'aimer comme à 18 ans
Même si la vie m'a pris des gens
J'passerai vous voir de temps en temps
D'la sueur et du sang
J'ai ris du buzz j'ai pris du ventre
Nos années collées sur le banc
J'arrive en r'tard comme le printemps
Il m'faut d'lé beu-her et tu temps
Pour t'aimer comme à 18 ans
Même si la vie m'a pris des gens
J'passerai vous voir de temps en temps
D'la sueur et du sang
J'ai ris du buzz j'ai pris du ventre
Nos années collées sur le banc
J'arrive en r'tard comme le printemps
D'la sueur et du sang
J'ai ris du buzz j'ai pris du ventre
Nos années collées sur le banc
J'arrive en r'tard comme le printemps
Il m'faut d'lé beu-her et tu temps
Pour t'aimer comme à 18 ans
Même si la vie m'a pris des gens
J'passerai vous voir de temps en temps
D'la sueur et du sang
J'ai ris du buzz j'ai pris du ventre
Nos années collées sur le banc
J'arrive en r'tard comme le printemps
Que racontent les paroles de la chanson Printemps de BEN plg ?
Quand l'hiver s'accroche
Il y a des chansons qui sonnent comme une fenêtre ouverte sur quelqu'un en train de réfléchir tout seul dans sa chambre. "Printemps" de BEN plg est de celles-là. Dès les premières lignes, quelque chose se pose — "les yeux noirs comme les enterrements" —, une image lourde, presque funèbre, qui contraste avec le titre. Le printemps, ici, ce n'est pas la légèreté. C'est ce qu'on attendait et qui n'est pas venu à l'heure.
Le morceau s'ouvre sur une accumulation — sueur, sang, promesses, vent, silence — comme si BEN plg vidait ses poches avant de parler. Et puis il parle. D'une relation qui vacille, d'une fille qui lui dit d'écrire "si t'y penses", d'un écho dans la tête qui résonne "comme un sous-sol". Il y a dans ces images quelque chose d'enfermé, de souterrain, qui dit mieux que n'importe quelle explication l'état d'esprit du narrateur : présent partout, vraiment nulle part.
Des liens qui s'effilochent
Au fil des couplets, le récit s'élargit. Ce n'est plus seulement une histoire d'amour qui a "un goût acide" — c'est aussi l'histoire d'une bande d'amis qui s'est dissoute sans cérémonie. Deux ans sans se croiser, un ami parti, un autre rangé des voitures. BEN plg ne juge pas vraiment, mais il ne fait pas semblant non plus que ça ne lui coûte rien. L'image de la paire sans lacets est presque comique dans sa précision — quelque chose d'inutilisable, d'incomplet, qu'on garde quand même dans un coin.
Ce qui touche dans ce texte, c'est son refus du pathos facile. "J'ai ris du buzz, j'ai pris du ventre" — une façon de dire que le temps a passé, qu'il a changé lui aussi, sans dramatiser. Il y a une tendresse rugueuse dans ce bilan, quelque chose qui ressemble à ce qu'on se dit à soi-même tard le soir quand on fait les comptes.
Un printemps qui finit par arriver
Le refrain revient encore et encore — "il m'faut du bonheur et du temps / pour t'aimer comme à 18 ans" — et à force de tourner, il finit par sonner moins comme une plainte que comme une résolution. BEN plg ne promet pas d'être à l'heure. Il promet juste de revenir. C'est peut-être tout ce qu'un printemps en retard peut offrir.
Il y a des chansons qui sonnent comme une fenêtre ouverte sur quelqu'un en train de réfléchir tout seul dans sa chambre. "Printemps" de BEN plg est de celles-là. Dès les premières lignes, quelque chose se pose — "les yeux noirs comme les enterrements" —, une image lourde, presque funèbre, qui contraste avec le titre. Le printemps, ici, ce n'est pas la légèreté. C'est ce qu'on attendait et qui n'est pas venu à l'heure.
Le morceau s'ouvre sur une accumulation — sueur, sang, promesses, vent, silence — comme si BEN plg vidait ses poches avant de parler. Et puis il parle. D'une relation qui vacille, d'une fille qui lui dit d'écrire "si t'y penses", d'un écho dans la tête qui résonne "comme un sous-sol". Il y a dans ces images quelque chose d'enfermé, de souterrain, qui dit mieux que n'importe quelle explication l'état d'esprit du narrateur : présent partout, vraiment nulle part.
Des liens qui s'effilochent
Au fil des couplets, le récit s'élargit. Ce n'est plus seulement une histoire d'amour qui a "un goût acide" — c'est aussi l'histoire d'une bande d'amis qui s'est dissoute sans cérémonie. Deux ans sans se croiser, un ami parti, un autre rangé des voitures. BEN plg ne juge pas vraiment, mais il ne fait pas semblant non plus que ça ne lui coûte rien. L'image de la paire sans lacets est presque comique dans sa précision — quelque chose d'inutilisable, d'incomplet, qu'on garde quand même dans un coin.
Ce qui touche dans ce texte, c'est son refus du pathos facile. "J'ai ris du buzz, j'ai pris du ventre" — une façon de dire que le temps a passé, qu'il a changé lui aussi, sans dramatiser. Il y a une tendresse rugueuse dans ce bilan, quelque chose qui ressemble à ce qu'on se dit à soi-même tard le soir quand on fait les comptes.
Un printemps qui finit par arriver
Le refrain revient encore et encore — "il m'faut du bonheur et du temps / pour t'aimer comme à 18 ans" — et à force de tourner, il finit par sonner moins comme une plainte que comme une résolution. BEN plg ne promet pas d'être à l'heure. Il promet juste de revenir. C'est peut-être tout ce qu'un printemps en retard peut offrir.