Paroles de la chanson Pour la gloire sur ma peau par
J'ai marqué "pour la gloire" sur ma peau
"Pour la gloire" sur ma peau
C'est nos têtes cassées sur la devanture, c'est les mêmes qui passent aux infos
J'ai des flashbacks de nous à l'usine, à la chaîne en train d'en chier
Y a mes idoles de jeunesse, à l'arrêt d'bus en train d'mendier
Huit heures trente, ça sent l'cannabis, ce pays il nous paralyse
Ton patron, il t'parle comme à un chien
Et même les chiens, ils le banalisent
Ça mouille très fort, prends ton anorak il pleut
Ils font les méchants, ils sont adorables, j'les fuck
"Pour la gloire" sur ma peau
C'est nos têtes cassées sur la devanture, c'est les mêmes qui passent aux infos
J'ai des flashbacks de nous à l'usine, à la chaîne en train d'en chier
Y a mes idoles de jeunesse, à l'arrêt d'bus en train d'mendier
Huit heures trente, ça sent l'cannabis, ce pays il nous paralyse
Ton patron, il t'parle comme à un chien
Et même les chiens, ils le banalisent
Ça mouille très fort, prends ton anorak il pleut
Ils font les méchants, ils sont adorables, j'les fuck
J'ai marqué "pour la gloire" sur ma peau
"Pour la gloire" sur ma peau
J'baise tout, j'fais les nouveaux classiques, j'remplis la chatte à Macron d'impôts
L'ancien nous parle comme en 2008 mais j'fais pas juste des jolies mélodies
Musique révolution, les billets rentrent de manière érotique
Ils veulent savoir qui suce qui, on n'est pas venus pour les gossip
Tu veux m'signer, tu signes tous mes potes, c'est comme ça qu'on négocie
Et va m'chercher un café
J'ai du talent et j'ai taffé, j'suis v'nu baffer, j'suis v'nu brasser
Hématome dans la carotide, j'ai d'la honte quand je parle au psy
J'ai envie de marbrer un ancien
Et j'fais l'ancien quand je parle aux p'tits
Regarde-nous dans les pupilles
Tu piges, leur parole elle est putride
J'fais un son et j'gagne deux ans de vie
Sur son visage, il y a deux cents rides
J'connais la déception et j'connais le bruit de la perte
J'aime bien le bruit de la voie rapide
Mais j'aime aussi le bruit de la mer
C'est l'heure d'oublier le goût de la merde
Le réveil-matin fait le bruit de la guerre
Regarde-nous dans les pupilles, tu piges, leur parole elle est putride
C'est bon, je peux tout niquer, ma daronne elle est plus triste
J'porte les miens, j'fais les dorsaux
J'coupe mon âme en tout petits bouts, j'fais des morceaux
Et j'fais l'ancien quand je parle aux p'tits
Regarde-nous dans les pupilles
Tu piges, leur parole elle est putride
J'fais un son et j'gagne deux ans de vie
Sur son visage, il y a deux cents rides
J'connais la déception et j'connais le bruit de la perte
J'aime bien le bruit de la voie rapide
Mais j'aime aussi le bruit de la mer
C'est l'heure d'oublier le goût de la merde
Le réveil-matin fait le bruit de la guerre
Regarde-nous dans les pupilles, tu piges, leur parole elle est putride
C'est bon, je peux tout niquer, ma daronne elle est plus triste
J'porte les miens, j'fais les dorsaux
J'coupe mon âme en tout petits bouts, j'fais des morceaux
J'ai marqué "pour la gloire" sur ma peau
"Pour la gloire" sur ma peau
J'baise tout, j'fais les nouveaux classiques, j'remplis la chatte à Macron d'impôts
L'ancien nous parle comme en 2008 mais j'fais pas juste des jolies mélodies
Musique révolution, les billets rentrent de manière érotique
Écoute-moi sur ton téléphone
La salle est pleine comme Euralille quand on faisait les soldes
Eux et nous ça va un temps, mais il est l'heure d'inverser les rôles
Je ne dors pas, je fais des sommes
Je réponds pas, je sélectionne
Quatre concerts et j'fais d'un coup les 100k de Nouvelle École
J'ai marqué "pour la gloire" sur ma peau
"Pour la gloire" sur ma peau
J'baise tout, j'fais les nouveaux classiques, j'remplis la chatte à Macron d'impôts
L'ancien nous parle comme en 2008 mais j'fais pas juste des jolies mélodies
Musique révolution, les billets rentrent de manière érotique
Que racontent les paroles de la chanson Pour la gloire sur ma peau de BEN plg ?
Le serment gravé
Il y a des chansons qui commencent comme une blessure qu'on s'est faite soi-même. Celle-là en fait partie. BEN plg raconte qu'il a marqué ces mots sur sa peau — "pour la gloire" — et cette image, répétée comme un mantra tout au long du morceau, dit à elle seule tout ce qu'il faut savoir sur l'état d'esprit de l'artiste. Ce n'est pas de la fanfaronnade. C'est le genre de promesse qu'on grave quand on n'est pas sûr d'y croire encore tout à fait.
Des visages dans le rétroviseur
Avant de parler de succès, BEN plg regarde derrière lui. Il voit des "flashbacks" — l'usine, la chaîne, les matins qui sentent le cannabis à 8h30 parce que c'est la seule façon de tenir. Il voit ses anciennes idoles qui tendent la main à l'arrêt de bus, et cette image-là, courte et brutale, pèse plus lourd que n'importe quel discours. Le pays paralyse, les patrons aboient, et même les chiens — dit-il avec une ironie mordante — ont fini par s'y habituer. Il ne se pose pas en porte-parole officiel d'une génération, mais il en parle comme quelqu'un qui a partagé exactement les mêmes plafonds bas.
Porter les siens sans se perdre
Ce qui rend le morceau attachant, c'est la fissure qu'on aperçoit sous la carapace. "J'ai de la honte quand je parle au psy", "je coupe mon âme en tout petits bouts" — la gloire n'est pas un aboutissement tranquille, elle se négocie au prix fort, en silence. Et pourtant quelque chose résiste. "Ma daronne elle est plus triste" : une phrase, sept mots, et tout le sens de la trajectoire est là. On comprend pour qui tout ça a été fait, pour qui le tatouage a été gravé. BEN plg ne fait pas que raconter une ascension — il raconte ce qu'il a fallu accepter de sacrifier pour que quelqu'un, quelque part, n'ait plus à souffrir.
Il y a des chansons qui commencent comme une blessure qu'on s'est faite soi-même. Celle-là en fait partie. BEN plg raconte qu'il a marqué ces mots sur sa peau — "pour la gloire" — et cette image, répétée comme un mantra tout au long du morceau, dit à elle seule tout ce qu'il faut savoir sur l'état d'esprit de l'artiste. Ce n'est pas de la fanfaronnade. C'est le genre de promesse qu'on grave quand on n'est pas sûr d'y croire encore tout à fait.
Des visages dans le rétroviseur
Avant de parler de succès, BEN plg regarde derrière lui. Il voit des "flashbacks" — l'usine, la chaîne, les matins qui sentent le cannabis à 8h30 parce que c'est la seule façon de tenir. Il voit ses anciennes idoles qui tendent la main à l'arrêt de bus, et cette image-là, courte et brutale, pèse plus lourd que n'importe quel discours. Le pays paralyse, les patrons aboient, et même les chiens — dit-il avec une ironie mordante — ont fini par s'y habituer. Il ne se pose pas en porte-parole officiel d'une génération, mais il en parle comme quelqu'un qui a partagé exactement les mêmes plafonds bas.
Porter les siens sans se perdre
Ce qui rend le morceau attachant, c'est la fissure qu'on aperçoit sous la carapace. "J'ai de la honte quand je parle au psy", "je coupe mon âme en tout petits bouts" — la gloire n'est pas un aboutissement tranquille, elle se négocie au prix fort, en silence. Et pourtant quelque chose résiste. "Ma daronne elle est plus triste" : une phrase, sept mots, et tout le sens de la trajectoire est là. On comprend pour qui tout ça a été fait, pour qui le tatouage a été gravé. BEN plg ne fait pas que raconter une ascension — il raconte ce qu'il a fallu accepter de sacrifier pour que quelqu'un, quelque part, n'ait plus à souffrir.