Paroles de la chanson Les glaçons par
Première fois qu'j'ai chanté d'vant du monde, j'ai fait n'importe quoi
L'ingé' son, il est venu me voir, il m'a dit : "Tu sais, c'est p't-être pas pour toi"
J'suis rentré, j'me suis dit : "C'est pas grave, j'serai journaliste ou bien chercheur d'or"
Écouteur enfoncé à chaque fois qu'j'sors qui fait bouger le cœur sous les vêtements d'sport
J'commande un verre, j'retire les glaçons
2020, j'chantais dans un parc d'vant vingt personnes pour un ticket boisson
Pas trop d'lumière, j'viens des coins sombres
En c'moment, j'attire les étoiles, comme dans le lac, le pain, les poissons
L'ingé' son, il est venu me voir, il m'a dit : "Tu sais, c'est p't-être pas pour toi"
J'suis rentré, j'me suis dit : "C'est pas grave, j'serai journaliste ou bien chercheur d'or"
Écouteur enfoncé à chaque fois qu'j'sors qui fait bouger le cœur sous les vêtements d'sport
J'commande un verre, j'retire les glaçons
2020, j'chantais dans un parc d'vant vingt personnes pour un ticket boisson
Pas trop d'lumière, j'viens des coins sombres
En c'moment, j'attire les étoiles, comme dans le lac, le pain, les poissons
Trop d'inconnues dans l'équation
Est-ce que tu seras avec moi les moments où on s'prend dans les bras ?
Si c'est pas l'cas, j'aurai plein d'regrets, c'est sûr
Et la vraie vie, c'est pas comme le tribunal, y a pas d'vice de procédure
Dans tous les cas, quelle aventure, six couillons entassés dans la voiture
Les affaires dans le cabas Leclerc, ça sent le café, le tabac, le teh
Et si y a un plan, on y va, peu importe où, peu importe comment
Le lend'main, on s'réveille en vrac, on range les affaires n'importe comment
Au football, j'étais goal volant, ça f'sait penser à mon père
Dans mon cœur, c'est comme dans les festivals, aujourd'hui, les places sont chères
Est-ce que tu seras avec moi les moments où on s'prend dans les bras ?
Si c'est pas l'cas, j'aurai plein d'regrets, c'est sûr
Et la vraie vie, c'est pas comme le tribunal, y a pas d'vice de procédure
Dans tous les cas, quelle aventure, six couillons entassés dans la voiture
Les affaires dans le cabas Leclerc, ça sent le café, le tabac, le teh
Et si y a un plan, on y va, peu importe où, peu importe comment
Le lend'main, on s'réveille en vrac, on range les affaires n'importe comment
Au football, j'étais goal volant, ça f'sait penser à mon père
Dans mon cœur, c'est comme dans les festivals, aujourd'hui, les places sont chères
Coup de couteau dans la doudoune Moncler, heureusement, c'est une fausse
Ma Breitling, c'est une vraie, ma Casio, c'est une fausse
J'commande un verre, j'retire les glaçons
2020, j'chantais dans un parc d'vant vingt personnes pour un ticket boisson
Pas trop d'lumière, j'viens des coins sombres
En c'moment, j'attire les étoiles, comme dans le lac, le pain, les poissons
Si je pars d'ici, je prends un aller simple, le feu brûle, je n'veux pas l'éteindre
J'prends le Minotaure par les cornes, j'prends le rap français par les reins
Une équipe de galériens avec de l'or et plein de trous dans les mains
Ma Breitling, c'est une vraie, ma Casio, c'est une fausse
J'commande un verre, j'retire les glaçons
2020, j'chantais dans un parc d'vant vingt personnes pour un ticket boisson
Pas trop d'lumière, j'viens des coins sombres
En c'moment, j'attire les étoiles, comme dans le lac, le pain, les poissons
Si je pars d'ici, je prends un aller simple, le feu brûle, je n'veux pas l'éteindre
J'prends le Minotaure par les cornes, j'prends le rap français par les reins
Une équipe de galériens avec de l'or et plein de trous dans les mains
J'ai regardé autour de moi, j'ai compris c'que c'était d'aller bien
Tout seul, on va plus vite, à plusieurs, on va plus loin
Les phrases à la con qu'il y a sur Internet, parfois, elles font du bien
J'essaye d'm'enfuir d'cet univers tout plein de charbon, peut-être je n'atteindrai pas le pardon
On a tellement fumé dans la pièce, c'est comme si on a repeint le plafond
Les chaussures vissées sur la pierre et des yeux couleur ciel comme si on fumait de l'air pur
J'suis parti loin des miens, de la guerre, j'n'ai croisé que l'Enfer et pas de paradis perdu
J'aimerais être debout sur la Terre dans quelques millénaires avant qu'une planète ne percute
Les chaussures vissées sur la pierre et des yeux couleur ciel comme si on fumait de l'air pur
Tout seul, on va plus vite, à plusieurs, on va plus loin
Les phrases à la con qu'il y a sur Internet, parfois, elles font du bien
J'essaye d'm'enfuir d'cet univers tout plein de charbon, peut-être je n'atteindrai pas le pardon
On a tellement fumé dans la pièce, c'est comme si on a repeint le plafond
Les chaussures vissées sur la pierre et des yeux couleur ciel comme si on fumait de l'air pur
J'suis parti loin des miens, de la guerre, j'n'ai croisé que l'Enfer et pas de paradis perdu
J'aimerais être debout sur la Terre dans quelques millénaires avant qu'une planète ne percute
Les chaussures vissées sur la pierre et des yeux couleur ciel comme si on fumait de l'air pur
J'commande un verre, j'retire les glaçons
2020, j'chantais dans un parc d'vant vingt personnes pour un ticket boisson
Pas trop d'lumière, j'viens des coins sombres
En c'moment, j'attire les étoiles, comme dans le lac, le pain, les poissons
Les chaussures vissées sur la pierre et des yeux couleur ciel comme si on fumait de l'air pur
J'suis parti loin des miens, de la guerre, j'n'ai croisé que l'Enfer et pas de paradis perdu
Que racontent les paroles de la chanson Les glaçons de BEN plg ?
Un verre sans glaçons et tout ce que ça veut dire
Il y a quelque chose de particulier dans la façon dont BEN plg commence sa chanson : non pas par un coup d'éclat, mais par un souvenir d'échec. La première fois sur scène, c'était raté. L'ingénieur du son l'a dit en face, sans ménagement. Et lui, il est rentré chez lui avec ça dans la tête, en se disant que bon, peut-être qu'il serait journaliste. Ou chercheur d'or. Le détail est savoureux — ces deux métiers qui n'ont rien en commun, sauf peut-être cette idée de creuser, de chercher quelque chose qui vaut la peine.
Sauf qu'il a continué. Et c'est là que les glaçons entrent en scène.
Un refrain qui ressemble à un rituel
Le geste de commander un verre et d'en retirer les glaçons revient trois fois dans la chanson, comme un tic, comme une manière de se poser avant de parler. C'est simple, presque banal, et pourtant ça dit beaucoup : quelqu'un qui sait ce qu'il veut, qui n'a plus envie de diluer quoi que ce soit. En 2020, il chantait dans un parc devant vingt personnes pour un ticket boisson. Aujourd'hui, quelque chose a changé. Pas radicalement, pas de manière spectaculaire — mais il attire les étoiles, "comme dans le lac, le pain, les poissons". Cette image-là, à la fois humble et lumineuse, dit mieux que n'importe quel bilan de carrière où il en est.
Les copains, les virées, et les trous dans les mains
Au fil des couplets, une galerie de moments s'installe : six amis dans une voiture trop petite, les affaires dans un cabas Leclerc, une doudoune Moncler trouée qui est de toute façon une fausse. BEN plg ne fait pas semblant d'être autre chose que ce qu'il est, et c'est ce qui rend son écriture attachante. Il y a de l'or quelque part dans tout ça, mais aussi des trous dans les mains — la formule est belle parce qu'elle refuse de choisir entre les deux.
La dernière strophe change d'altitude. Les chaussures restent "vissées sur la pierre" mais les yeux regardent le ciel, et le temps s'étire jusqu'à des millénaires. C'est vertigineux et calme en même temps. BEN plg n'a pas trouvé le paradis, il a croisé l'Enfer en chemin, mais il est encore debout. Et le feu, lui, il ne veut pas l'éteindre.
Il y a quelque chose de particulier dans la façon dont BEN plg commence sa chanson : non pas par un coup d'éclat, mais par un souvenir d'échec. La première fois sur scène, c'était raté. L'ingénieur du son l'a dit en face, sans ménagement. Et lui, il est rentré chez lui avec ça dans la tête, en se disant que bon, peut-être qu'il serait journaliste. Ou chercheur d'or. Le détail est savoureux — ces deux métiers qui n'ont rien en commun, sauf peut-être cette idée de creuser, de chercher quelque chose qui vaut la peine.
Sauf qu'il a continué. Et c'est là que les glaçons entrent en scène.
Un refrain qui ressemble à un rituel
Le geste de commander un verre et d'en retirer les glaçons revient trois fois dans la chanson, comme un tic, comme une manière de se poser avant de parler. C'est simple, presque banal, et pourtant ça dit beaucoup : quelqu'un qui sait ce qu'il veut, qui n'a plus envie de diluer quoi que ce soit. En 2020, il chantait dans un parc devant vingt personnes pour un ticket boisson. Aujourd'hui, quelque chose a changé. Pas radicalement, pas de manière spectaculaire — mais il attire les étoiles, "comme dans le lac, le pain, les poissons". Cette image-là, à la fois humble et lumineuse, dit mieux que n'importe quel bilan de carrière où il en est.
Les copains, les virées, et les trous dans les mains
Au fil des couplets, une galerie de moments s'installe : six amis dans une voiture trop petite, les affaires dans un cabas Leclerc, une doudoune Moncler trouée qui est de toute façon une fausse. BEN plg ne fait pas semblant d'être autre chose que ce qu'il est, et c'est ce qui rend son écriture attachante. Il y a de l'or quelque part dans tout ça, mais aussi des trous dans les mains — la formule est belle parce qu'elle refuse de choisir entre les deux.
La dernière strophe change d'altitude. Les chaussures restent "vissées sur la pierre" mais les yeux regardent le ciel, et le temps s'étire jusqu'à des millénaires. C'est vertigineux et calme en même temps. BEN plg n'a pas trouvé le paradis, il a croisé l'Enfer en chemin, mais il est encore debout. Et le feu, lui, il ne veut pas l'éteindre.