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Paroles de la chanson +PRETTY par

Tenía tiempo sin verte papi
Y extrañaba tenerte aquí

I don't love you, no, pero casi
And I want you, bebé, pero solo pa' mí

Encima de ti, yo me veo más pretty
He estado con otros, pero a ti nadie te compite
Acércate pa' que la ropa te quite
Esta noche te voa' hacer de todo

Bésame el cuello, también la boca
Mojaíta' como ocean
Yo a ti te gusto, y eso se nota
Y a mí me gusta como me tocas
Couple things I wanna do
No vayas a apagar la luz
Pa' que veas how I climb on top of you
Gimme that confident
Double the generous
Baby, don't stop
Baby, don't stop
'Til I stop screaming: yes

'Cause I don't love you, no, pero casi
And I want you, bebé, pero solo pa mí

Encima de ti, yo me veo más pretty
He estado con otros, pero a ti nadie te compite
Acércate pa' que la ropa te quite
Esta noche te voa' hacer de todo
Encima de ti, yo me veo más pretty
He estado con otros pero a ti nadie te compite
Acércate pa' que la ropa te quite
Esta noche te voa' hacer de todo

Que racontent les paroles de la chanson +PRETTY de Becky G ?

Une nuit qui ne promet rien, sauf elle-même

Il y a quelque chose de presque provocateur dans la façon dont +Pretty commence. Pas d'introduction romantique, pas de mise en scène sentimentale — juste cette voix qui dit : "tenía tiempo sin verte papi", ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu. Pas de "tu m'as manqué" non plus. L'absence est constatée, pas pleurée. Et c'est exactement là que Becky G installe son territoire.

Parce que cette chanson, c'est l'histoire d'une femme qui sait exactement ce qu'elle veut et qui n'a aucune envie de s'en excuser. Elle est revenue, oui. Elle le désire, oui. Mais qu'on ne lui parle pas d'amour — "I don't love you, no, pero casi" (je ne t'aime pas, non, mais presque). Ce "presque" est peut-être le mot le plus honnête de toute la chanson. Ni froid, ni totalement libre. Une zone grise revendiquée, habitée avec une étrange sérénité.

Quand le désir devient déclaration d'indépendance

Au fur et à mesure que le texte avance, quelque chose se précise : Becky G ne chante pas pour séduire, elle chante pour s'affirmer. "Bésame el cuello, también la boca" (embrasse-moi le cou, aussi la bouche) — c'est une liste de souhaits, pas une supplique. Elle dit "couple things I wanna do", elle dit "baby, don't stop", elle dit "no vayas a apagar la luz" (n'éteins pas la lumière) parce qu'elle veut être vue. Pas cachée. Pas réduite à une silhouette dans l'obscurité.

Il y a dans ce refrain répété — "encima de ti, yo me veo más pretty" — une vérité assez troublante : la beauté comme sensation interne, révélée dans l'intimité mais appartenant à soi. Pas un compliment attendu, pas un regard validant. Une perception de soi qui s'intensifie dans le désir sans pour autant en dépendre.

Une chanson qui ne demande pas la permission

+Pretty ne cherche pas à être aimée du grand public pudique. Elle existe dans cet espace rare où une femme parle de son corps, de son plaisir, de ses conditions — en spanglish, avec une légèreté qui n'enlève rien à la profondeur. Becky G a construit toute une carrière sur ce mélange de pop latine et d'anglais américain, et ici, ce bilinguisme naturel dit quelque chose d'essentiel : certaines choses se vivent entre deux langues, entre deux certitudes, entre presque et complètement.

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