Paroles de la chanson For Your Love par
Time waits for no one
Days carry on
A turn in the river
Where love has gone
Back to the borderland
Where tears were born
To drown in the aftermath
And walk through the storm
Some get left behind the sun
Far from the moon
To rise from the avalanche
To wander the ruins
For your love
For your love
Days carry on
A turn in the river
Where love has gone
Back to the borderland
Where tears were born
To drown in the aftermath
And walk through the storm
Some get left behind the sun
Far from the moon
To rise from the avalanche
To wander the ruins
For your love
For your love
I lost the moon
Nothing I can do now
Waited for you
Down in the lowlands
Que racontent les paroles de la chanson For Your Love de Beck ?
Quelque part entre la rivière et les ruines
Il y a des chansons qui s'ouvrent comme une porte sur un paysage que l'on reconnaît sans jamais y être allé. "For Your Love" de Beck est de celles-là. Dès les premiers mots — "Time waits for no one" — on sait qu'on entre dans un territoire sans pitié, où les horloges tournent indépendamment des cœurs brisés.
L'histoire commence dans le mouvement, ou plutôt dans l'impossibilité de l'arrêter. Les jours avancent, la rivière tourne, et quelque part dans ce flux continu, l'amour a pris une autre direction. Beck ne le dit pas frontalement : il situe, il décrit, il laisse les images parler. Ce "borderland where tears were born" — cette terre frontière où les larmes sont nées — c'est un endroit que tout le monde connaît mais que personne ne saurait montrer sur une carte.
Se relever des décombres
Au cœur du morceau, une image surgit avec une force particulière : "rise from the avalanche / to wander the ruins". Se relever d'une avalanche pour errer dans des ruines — il n'y a pas de happy end ici, pas de reconstruction triomphante. Juste quelqu'un qui marche encore, qui respire encore, sans trop savoir pourquoi ni vers quoi. C'est cette honnêteté-là qui rend la chanson si difficile à secouer une fois qu'on l'a écoutée.
Le refrain ne cherche pas à expliquer. "For your love" revient comme un souffle, deux fois, sans développement. Pour cet amour, tout — la tempête, les ruines, l'errance. Pas besoin d'en dire plus.
Un deuil dans les terres basses
La fin de la chanson descend encore plus bas, dans les "lowlands", ces plaines humides et grises où l'on attend sans vraiment y croire. "I lost the moon" : pas le soleil, pas la chaleur — la lune, ce repère doux de la nuit, cette lumière d'appoint pour ceux qui veillent. La perdre, c'est se retrouver dans un noir complet. Et la dernière ligne — "Nothing I can do now" — ne cherche même plus à lutter. C'est l'acceptation, fragile et épuisée, d'une perte qui ne se répare pas.
Il y a des chansons qui s'ouvrent comme une porte sur un paysage que l'on reconnaît sans jamais y être allé. "For Your Love" de Beck est de celles-là. Dès les premiers mots — "Time waits for no one" — on sait qu'on entre dans un territoire sans pitié, où les horloges tournent indépendamment des cœurs brisés.
L'histoire commence dans le mouvement, ou plutôt dans l'impossibilité de l'arrêter. Les jours avancent, la rivière tourne, et quelque part dans ce flux continu, l'amour a pris une autre direction. Beck ne le dit pas frontalement : il situe, il décrit, il laisse les images parler. Ce "borderland where tears were born" — cette terre frontière où les larmes sont nées — c'est un endroit que tout le monde connaît mais que personne ne saurait montrer sur une carte.
Se relever des décombres
Au cœur du morceau, une image surgit avec une force particulière : "rise from the avalanche / to wander the ruins". Se relever d'une avalanche pour errer dans des ruines — il n'y a pas de happy end ici, pas de reconstruction triomphante. Juste quelqu'un qui marche encore, qui respire encore, sans trop savoir pourquoi ni vers quoi. C'est cette honnêteté-là qui rend la chanson si difficile à secouer une fois qu'on l'a écoutée.
Le refrain ne cherche pas à expliquer. "For your love" revient comme un souffle, deux fois, sans développement. Pour cet amour, tout — la tempête, les ruines, l'errance. Pas besoin d'en dire plus.
Un deuil dans les terres basses
La fin de la chanson descend encore plus bas, dans les "lowlands", ces plaines humides et grises où l'on attend sans vraiment y croire. "I lost the moon" : pas le soleil, pas la chaleur — la lune, ce repère doux de la nuit, cette lumière d'appoint pour ceux qui veillent. La perdre, c'est se retrouver dans un noir complet. Et la dernière ligne — "Nothing I can do now" — ne cherche même plus à lutter. C'est l'acceptation, fragile et épuisée, d'une perte qui ne se répare pas.