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Paroles de la chanson DITR par

Noticed the stars in the sky were lost
No its not me it's just the place I was born
I thought this world was sane enough
It's hard being the D I T R

I disobeyed
I taught you better
My mama yelled
Omomi wa da
Your child is changing
She started drinking
She's doing drugs now
To end this feelings

She don dey do runs girl
She's a bit shy God have mercy
Smoke a little Indian hem
Or se igbo labi
She's still your baby
Nothing has changed please
She's only aging
Peer pressure bad ni

Loving ties
Scary fight
All we know is loving people we don't like
Just to vibe
Then we end up drinking liquor
In the night
With a smile
Claiming that we satisfied
With all this fights
Punches everywhere
Like it's Christmas light

I disobeyed
I taught you better
My mama yelled
Omomi wa da
Your boy is changing
He started drinking
He's doing drugs now
To end this feelings

He's a diamond in the rough
Now he's just playing with a gun
Does he go to school anymore
Or is he the king of his cult

'Cause I disobeyed
I thought you better
My mama yelled
Omomi wa da
Your child is changing
They started drinking
He's doing drugs now
To end this feelings

Omomi wa da
Wa da

Que racontent les paroles de la chanson DITR de Ayra Starr ?

Une mère qui cherche son enfant dans le bruit du monde

Il y a quelque chose d'immédiatement douloureux dans DITR. Pas une douleur spectaculaire, pas un cri — plutôt ce silence pesant qui s'installe quand on réalise qu'on ne reconnaît plus quelqu'un qu'on aimait. Ayra Starr commence par regarder le ciel : les étoiles se sont perdues. Et tout de suite, on comprend que ce n'est pas une métaphore poétique gratuite — c'est le constat d'une génération qui a grandi avec des promesses que le monde n'a pas tenues.

Quand la maison devient un champ de bataille silencieux

La chanson raconte plusieurs histoires en même temps, et c'est ce qui la rend si juste. Il y a la fille d'abord — "she started drinking, she's doing drugs now" — celle dont les voisins murmurent qu'elle "dey do runs", mais dont Ayra Starr rappelle avec une tendresse ferme : "she's still your baby, nothing has changed please". Il y a le garçon ensuite, le "diamond in the rough" devenu quelqu'un qui joue avec une arme. Et entre les deux, une mère qui répète inlassablement "Omomi wa da" — où est mon enfant, en yoruba — comme si la question posée assez fort pouvait ramener quelque chose qui s'en est allé doucement, sans prévenir.

Ce que la fête cache quand les lumières s'éteignent

Ce qui frappe dans l'écriture d'Ayra Starr, c'est sa façon de décrire la sociabilité comme un masque. "Claiming that we satisfied / With all this fights" — on trinque, on sourit, on fait semblant que tout va, alors que les coups pleuvent "like Christmas light", cette image absurde et lumineuse pour dire une violence ordinaire banalisée. La pression des pairs n'est pas abstraite ici, elle est concrète, elle sent la fumée et le fond de bouteille. Et pourtant, jamais Ayra Starr ne condamne. Elle observe, elle comprend, elle nomme. Le glissement des pronoms — d'elle à lui, puis à un "they" englobant — finit par transformer ce portrait intime en quelque chose d'universel. DITR parle de tous ceux qui ont un jour déçu quelqu'un qui les aimait, non par malveillance, mais parce que le monde, parfois, est simplement trop lourd à porter seul.

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