Paroles de la chanson Take Me Back to Japan par
貴様の拳など蚊ほども効かんわ!
お前はもう、死んでいる
なに!?
お前はもう、死んでいる
[Angus & Julia Stone]
You say it's too late
Everybody's watching now
I've been on the take
Everybody's lost the know how to howl
[Angus & Julia Stone]
You like cigarettes in the cinema
There's only a few places left where you can
Roll the die out with a half played hand
Take me back to Japan
お前はもう、死んでいる
なに!?
お前はもう、死んでいる
[Angus & Julia Stone]
You say it's too late
Everybody's watching now
I've been on the take
Everybody's lost the know how to howl
[Angus & Julia Stone]
You like cigarettes in the cinema
There's only a few places left where you can
Roll the die out with a half played hand
Take me back to Japan
[Angus, Julia Stone]
You say it's OK
Everybody's got their ways of dealing
Tell me it's not too late (Tell me it's not too late)
Tell me it's not too late
You know I was always one for feeling
[Angus & Julia Stone]
You like cigarettes in the cinema
There's only a few places left where you can
Roll the die out with a half played hand
Take me back to Japan
[Angus & Julia Stone]
Take me back
Take me back to Japan
Take me back
Take me back to Japan
Take me back
Take me back to Japan
Take me back
Take me back to Japan
[Angus & Julia Stone]
You like cigarettes in the cinema
There's only a few places left where you can
Roll the die out with a half played hand
Take me back to Japan
Take me back to Japan
Take me back
Take me back to Japan
Take me back
Take me back to Japan
[Angus & Julia Stone]
You like cigarettes in the cinema
There's only a few places left where you can
Roll the die out with a half played hand
Take me back to Japan
Que racontent les paroles de la chanson Take Me Back to Japan de Angus & Julia Stone ?
Quand le Japon devient un rêve éveillé
Il y a quelque chose de légèrement désorientant à entendre une chanson d'Angus & Julia Stone s'ouvrir sur des répliques de manga en japonais. Avant même que les guitares folk ne s'installent, des voix clament "お前はもう、死んでいる" — "Tu es déjà mort" — phrase culte de Hokuto no Ken. Choc des cultures, humour discret ou vrai signal d'alarme sur ce qui se perd ? Probablement les trois à la fois.
Une fuite en douceur
Le narrateur de la chanson se sent épié — "everybody's watching now" — cerné par un monde qui a perdu quelque chose d'essentiel, ce "savoir-faire de hurler" que plus personne ne maîtrise. Alors il s'accroche à des images résiduelles d'une époque moins policée : des cigarettes allumées dans le noir d'une salle de cinéma, ce geste interdit aujourd'hui presque partout, qui évoque une liberté nonchalante et un peu fanfaronne. Le Japon n'est pas vraiment le Japon — c'est le nom qu'on donne à un endroit intérieur où les règles du monde d'aujourd'hui n'ont pas encore tout à fait pris le dessus.
L'incantation du retour
Ce qui rend la chanson hypnotique, c'est la façon dont le refrain se transforme au fil des répétitions. "Take me back to Japan" commence comme une prière tranquille et finit par ressembler à quelque chose de bien plus urgent, presque désespéré. Le duo frère-sœur a ce talent rare de faire sonner la résignation comme de l'espoir, ou l'inverse. "You know I was always one for feeling" — cette petite confidence glissée dans le deuxième couplet dit tout d'un personnage qui n'a jamais su éteindre ses émotions, même quand tout autour de lui semblait lui conseiller de le faire. La chanson ne se termine pas vraiment : elle tourne, elle insiste, elle recommence — comme tous les vrais désirs qu'on n'arrive pas à lâcher.
Il y a quelque chose de légèrement désorientant à entendre une chanson d'Angus & Julia Stone s'ouvrir sur des répliques de manga en japonais. Avant même que les guitares folk ne s'installent, des voix clament "お前はもう、死んでいる" — "Tu es déjà mort" — phrase culte de Hokuto no Ken. Choc des cultures, humour discret ou vrai signal d'alarme sur ce qui se perd ? Probablement les trois à la fois.
Une fuite en douceur
Le narrateur de la chanson se sent épié — "everybody's watching now" — cerné par un monde qui a perdu quelque chose d'essentiel, ce "savoir-faire de hurler" que plus personne ne maîtrise. Alors il s'accroche à des images résiduelles d'une époque moins policée : des cigarettes allumées dans le noir d'une salle de cinéma, ce geste interdit aujourd'hui presque partout, qui évoque une liberté nonchalante et un peu fanfaronne. Le Japon n'est pas vraiment le Japon — c'est le nom qu'on donne à un endroit intérieur où les règles du monde d'aujourd'hui n'ont pas encore tout à fait pris le dessus.
L'incantation du retour
Ce qui rend la chanson hypnotique, c'est la façon dont le refrain se transforme au fil des répétitions. "Take me back to Japan" commence comme une prière tranquille et finit par ressembler à quelque chose de bien plus urgent, presque désespéré. Le duo frère-sœur a ce talent rare de faire sonner la résignation comme de l'espoir, ou l'inverse. "You know I was always one for feeling" — cette petite confidence glissée dans le deuxième couplet dit tout d'un personnage qui n'a jamais su éteindre ses émotions, même quand tout autour de lui semblait lui conseiller de le faire. La chanson ne se termine pas vraiment : elle tourne, elle insiste, elle recommence — comme tous les vrais désirs qu'on n'arrive pas à lâcher.