Paroles de la chanson Dis-le par
L'"être" ou bien l'"avoir", personne n'a jamais su conjuguer
Pourtant ne rien avoir ne signifie pas ne rien être
Matin, midi, soir, tout l'monde voudrait pouvoir s'accorder
Mais une chose à la fois, respire et ne fous pas la merde
Comptez les étoiles, elles font déjà partie du passé
Ça donne le vertige sur terre
Tout s'arrête un jour, c'est l'épreuve de la lucidité
Même tout ce qu'on regrette
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Pourtant ne rien avoir ne signifie pas ne rien être
Matin, midi, soir, tout l'monde voudrait pouvoir s'accorder
Mais une chose à la fois, respire et ne fous pas la merde
Comptez les étoiles, elles font déjà partie du passé
Ça donne le vertige sur terre
Tout s'arrête un jour, c'est l'épreuve de la lucidité
Même tout ce qu'on regrette
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le que tu te sens seul, dis-le que t'es fatigué
Dis-le pourquoi t'es pas bien, dis-le pourquoi c'est pas rien
Dis-le plus fort, oh
Dis-le où tu as mal, dis-le qui t'a blessé
Oh, dis-le, dis-le
Dis-le que tu aimes les reines, dis-le qu't'aimes les rois
Dis-le qu't'as peur du futur, dis-le si t'oses pas le dire
Dis-le, que tu as d'la peine, dis-le dans mes bras
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le que tu te sens seul, dis-le que t'es fatigué
Dis-le pourquoi t'es pas bien, dis-le pourquoi c'est pas rien
Dis-le plus fort, oh
Dis-le où tu as mal, dis-le qui t'a blessé
Oh, dis-le, dis-le
Dis-le que tu aimes les reines, dis-le qu't'aimes les rois
Dis-le qu't'as peur du futur, dis-le si t'oses pas le dire
Dis-le, que tu as d'la peine, dis-le dans mes bras
Dis-le qu't'en peux plus, dis-le qu'tu veux plus
Dis-le qu'tu crois pas, dis-le que tu sens pas
Dis-le qu'tu veux plus, dis-le que tu mérites pas ça
Dis-le qu't'es perdu, dis-le que tu t'en sortiras
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le qu'tu crois pas, dis-le que tu sens pas
Dis-le qu'tu veux plus, dis-le que tu mérites pas ça
Dis-le qu't'es perdu, dis-le que tu t'en sortiras
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis, dis-le, dis-le
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Écouter son instinct
Vivre que dans l'instant
Manifeste au destin
Tout restera certain, eh
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Eh-eh-eh-eh-eh-hm
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Oh, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le
Hmm
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Oh, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le
Dis-le, dis-le, dis-le
Hmm
Que racontent les paroles de la chanson Dis-le de Angèle ?
Quand les mots qu'on ravale finissent par tout bloquer
Il y a des chansons qui arrivent au bon moment. "Dis-le" d'Angèle est de celles-là — le genre de titre qu'on met en boucle un soir où l'on ne sait pas trop comment nommer ce qu'on ressent, et qui fait l'effet d'une main tendue dans le noir.
Tout commence dans un flou un peu cotonneux. Les premières lignes parlent de conjugaison ratée, de vide qui ne veut pas dire absence, de journées qui s'enchaînent sans qu'on arrive vraiment à se poser. "Matin, midi, soir, tout le monde voudrait pouvoir s'accorder" — l'image est belle parce qu'elle est commune. Ce sentiment d'être légèrement décalé par rapport à soi-même, Angèle le capte sans le surexposer.
Puis il y a ce vertige. Elle lève les yeux vers le ciel et rappelle que les étoiles qu'on contemple sont peut-être déjà mortes — leur lumière voyage si longtemps avant d'arriver jusqu'à nous. C'est une façon poétique de dire que le temps file, que les regrets s'accumulent, que la lucidité peut faire mal. Mais elle ne s'y attarde pas. Elle redescend vite sur terre, avec une urgence tranquille : parle.
Tout ce qu'on n'ose pas dire
Le cœur de la chanson, c'est cette longue enumération d'aveux en suspens. Angèle dresse l'inventaire de tout ce qu'on garde pour soi : la solitude, la fatigue, la peur du futur, l'amour qu'on n'assume pas encore. "Dis-le si t'oses pas le dire" — la formule est presque un paradoxe, et c'est exactement ça qui la rend juste. Elle ne juge pas, elle insiste doucement.
Ce qui est touchant, c'est que la liste mélange des choses très intimes — "dis-le que tu mérites pas ça", "dis-le que tu t'en sortiras" — avec des aveux plus universels sur l'orientation, la peine, l'épuisement. La chanson ne hiérarchise rien. Tout a le droit d'exister.
L'instant comme refuge
À mesure que le morceau avance, la répétition hypnotique du "dis-le" finit par perdre son caractère impératif. Ce n'est plus un ordre, c'est presque une berceuse. Et quand arrive la conclusion — "écouter son instinct, vivre que dans l'instant" — on a l'impression qu'Angèle referme doucement une porte, non pas pour couper court, mais pour laisser le silence faire son travail. Après autant de mots, le silence aussi peut guérir.
Il y a des chansons qui arrivent au bon moment. "Dis-le" d'Angèle est de celles-là — le genre de titre qu'on met en boucle un soir où l'on ne sait pas trop comment nommer ce qu'on ressent, et qui fait l'effet d'une main tendue dans le noir.
Tout commence dans un flou un peu cotonneux. Les premières lignes parlent de conjugaison ratée, de vide qui ne veut pas dire absence, de journées qui s'enchaînent sans qu'on arrive vraiment à se poser. "Matin, midi, soir, tout le monde voudrait pouvoir s'accorder" — l'image est belle parce qu'elle est commune. Ce sentiment d'être légèrement décalé par rapport à soi-même, Angèle le capte sans le surexposer.
Puis il y a ce vertige. Elle lève les yeux vers le ciel et rappelle que les étoiles qu'on contemple sont peut-être déjà mortes — leur lumière voyage si longtemps avant d'arriver jusqu'à nous. C'est une façon poétique de dire que le temps file, que les regrets s'accumulent, que la lucidité peut faire mal. Mais elle ne s'y attarde pas. Elle redescend vite sur terre, avec une urgence tranquille : parle.
Tout ce qu'on n'ose pas dire
Le cœur de la chanson, c'est cette longue enumération d'aveux en suspens. Angèle dresse l'inventaire de tout ce qu'on garde pour soi : la solitude, la fatigue, la peur du futur, l'amour qu'on n'assume pas encore. "Dis-le si t'oses pas le dire" — la formule est presque un paradoxe, et c'est exactement ça qui la rend juste. Elle ne juge pas, elle insiste doucement.
Ce qui est touchant, c'est que la liste mélange des choses très intimes — "dis-le que tu mérites pas ça", "dis-le que tu t'en sortiras" — avec des aveux plus universels sur l'orientation, la peine, l'épuisement. La chanson ne hiérarchise rien. Tout a le droit d'exister.
L'instant comme refuge
À mesure que le morceau avance, la répétition hypnotique du "dis-le" finit par perdre son caractère impératif. Ce n'est plus un ordre, c'est presque une berceuse. Et quand arrive la conclusion — "écouter son instinct, vivre que dans l'instant" — on a l'impression qu'Angèle referme doucement une porte, non pas pour couper court, mais pour laisser le silence faire son travail. Après autant de mots, le silence aussi peut guérir.