Paroles de la chanson Forever Young par
let's dance in style, lets dance for a while
heaven can wait we're only watching the skies
hoping for the best but expecting the worst
are you going to drop the bomb or not?
let us die young or let us live forever
we don't have the power but we never say never
sitting in a sandpit, life is a short trip
the music's for the sad men
can you imagine when this race is won
turn our golden faces into the sun
praising our leaders we're getting in tune
the music's played by the madmen
forever young, i want to be forever young
heaven can wait we're only watching the skies
hoping for the best but expecting the worst
are you going to drop the bomb or not?
let us die young or let us live forever
we don't have the power but we never say never
sitting in a sandpit, life is a short trip
the music's for the sad men
can you imagine when this race is won
turn our golden faces into the sun
praising our leaders we're getting in tune
the music's played by the madmen
forever young, i want to be forever young
do you really want to live forever, forever and ever
some are like water, some are like the heat
some are a melody and some are the beat
sooner or later they all will be gone
why don't they stay young
it's so hard to get old without a cause
i don't want to perish like a fading horse
youth is like diamonds in the sun
and dimonds are forever
so many adventures couldn't happen today
so many songs we forgot to play
so many dreams are swinging out of the blue
we let them come true
some are like water, some are like the heat
some are a melody and some are the beat
sooner or later they all will be gone
why don't they stay young
it's so hard to get old without a cause
i don't want to perish like a fading horse
youth is like diamonds in the sun
and dimonds are forever
so many adventures couldn't happen today
so many songs we forgot to play
so many dreams are swinging out of the blue
we let them come true
Que racontent les paroles de la chanson Forever Young de Alphaville ?
1984, et le monde danse au bord du gouffre
Imagine une piste de danse quelque part en Allemagne de l'Ouest, 1984. Les synthétiseurs brillent, les corps bougent, et dans les enceintes, une voix chante «let's dance in style, let's dance for a while» comme si demain n'existait pas — parce que, peut-être, demain n'existera pas. C'est exactement là qu'Alphaville installe «Forever Young» : dans cet espace suspendu entre la fête et la catastrophe, entre l'insouciance et la lucidité.
Danser sur un volcan
On entre dans la chanson avec une légèreté apparente, mais les mots trahissent vite l'inquiétude qui sourd dessous. «Hoping for the best but expecting the worst» — espérer le meilleur tout en attendant le pire, c'est exactement la posture d'une jeunesse qui a grandi sous la menace nucléaire. Le refrain «forever young» ne sonne pas comme un cri de triomphe. Il ressemble davantage à une prière murmurée, presque désespérée, adressée à un ciel que l'on surveille — «watching the skies» — comme on guette quelque chose de menaçant.
Ce que l'on laisse derrière soi
Au fil des couplets, la chanson se transforme. L'angoisse géopolitique cède progressivement la place à quelque chose de plus intime : la peur de rater sa propre vie. «So many dreams are swinging out of the blue, we let them come true» — autant de rêves qui flottent là, à portée, et qu'on se permet enfin de saisir. Il y a dans ces vers une douceur inattendue, presque une réconciliation. Comme si la menace de tout perdre rendait chaque instant plus précieux, chaque chanson oubliée plus regrettable.
«Forever Young» tient sa magie de cette contradiction : c'est une des chansons les plus joyeuses sur la fin du monde, et l'une des plus tristes sur le simple fait de grandir.
Imagine une piste de danse quelque part en Allemagne de l'Ouest, 1984. Les synthétiseurs brillent, les corps bougent, et dans les enceintes, une voix chante «let's dance in style, let's dance for a while» comme si demain n'existait pas — parce que, peut-être, demain n'existera pas. C'est exactement là qu'Alphaville installe «Forever Young» : dans cet espace suspendu entre la fête et la catastrophe, entre l'insouciance et la lucidité.
Danser sur un volcan
On entre dans la chanson avec une légèreté apparente, mais les mots trahissent vite l'inquiétude qui sourd dessous. «Hoping for the best but expecting the worst» — espérer le meilleur tout en attendant le pire, c'est exactement la posture d'une jeunesse qui a grandi sous la menace nucléaire. Le refrain «forever young» ne sonne pas comme un cri de triomphe. Il ressemble davantage à une prière murmurée, presque désespérée, adressée à un ciel que l'on surveille — «watching the skies» — comme on guette quelque chose de menaçant.
Ce que l'on laisse derrière soi
Au fil des couplets, la chanson se transforme. L'angoisse géopolitique cède progressivement la place à quelque chose de plus intime : la peur de rater sa propre vie. «So many dreams are swinging out of the blue, we let them come true» — autant de rêves qui flottent là, à portée, et qu'on se permet enfin de saisir. Il y a dans ces vers une douceur inattendue, presque une réconciliation. Comme si la menace de tout perdre rendait chaque instant plus précieux, chaque chanson oubliée plus regrettable.
«Forever Young» tient sa magie de cette contradiction : c'est une des chansons les plus joyeuses sur la fin du monde, et l'une des plus tristes sur le simple fait de grandir.