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Paroles de la chanson Qu'est-Ce Qui Fait Pleurer Les Blondes ? par Sylvie Vartan

featuring : Michèle Laroque

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Paroles de la chanson Qu'est-Ce Qui Fait Pleurer Les Blondes ? par

Moi je ne me plains de rien
On verra bien demain
Je sais qu'il y a du grain
Tout plein les moulins
Et j'aime bien le pain
Je ne suis pas très sage
J'ai oublié mon âge
La pluie ne m'a jamais mouillée
C'est pas toi qui va commencer

Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?
Qu'est-ce qui fait tourner le monde ?
Et refleurir les lilas ?
En tous cas ce n'est pas toi
Qu'est-ce qui fait chanter les brunes ?
Qu'est ce qui fait changer la lune ?
Qu'est-ce qui me fera souffrir ?
C'est pas toi qui peux le dire !

Je descends d'hélicoptère
J'ai visité la terre
J'ai traversé le désert
Sans avoir soif
Avec un photographe
J'adore les voyages
Je patine et je nage
On peut me faire rouler-voler
Pas moyen de me faire marcher

Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?
Qu'est-ce qui fait tourner le monde ?
Et refleurir les lilas ?
En tous cas ce n'est pas toi
Qu'est-ce qui fait chanter les brunes ?
Qu'est ce qui fait changer la lune ?
Qu'est-ce qui me fera souffrir ?
C'est pas toi qui peux le dire !

Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?
Qu'est-ce qui fait tourner le monde ?
Et refleurir les lilas ?
En tous cas ce n'est pas toi
Qu'est-ce qui fait chanter les brunes ?
Qu'est ce qui fait changer la lune ?
Qu'est-ce qui me fera souffrir ?
C'est pas toi qui peux le dire !

Que racontent les paroles de la chanson Qu'est-Ce Qui Fait Pleurer Les Blondes ? de Sylvie Vartan ?

Elle descend d'hélicoptère, et elle n'a besoin de personne

Imaginez la scène : une femme qui atterrit d'un hélicoptère, bronzée, accompagnée d'un photographe, traversant les déserts sans jamais avoir soif. Sylvie Vartan ne chante pas une rupture douloureuse ni une déclaration d'amour éperdu. Elle chante quelque chose de bien plus rare dans la variété française : son propre mythe.

"Qu'est-Ce Qui Fait Pleurer Les Blondes ?" démarre sur un ton presque nonchalant, presque paresseux dans sa désinvolture. "Moi je ne me plains de rien", lâche-t-elle d'entrée, comme si la question ne méritait même pas qu'on s'y attarde. Et pourtant, derrière cette façade légère, tout est soigneusement calculé. Il y a quelqu'un en face — un homme, manifestement — à qui elle s'adresse, et ce quelqu'un pensait peut-être avoir de l'emprise sur elle. Il se trompe lourdement.

Le monde tourne, lui reste sur le carreau

Le refrain est un feu d'artifice de questions rhétoriques. Qu'est-ce qui fait tourner le monde, refleurir les lilas, changer la lune ? Autant de mystères que cet homme-là ne résoudra jamais, et surtout pas le plus intime : ce qui pourrait faire souffrir la narratrice. "C'est pas toi qui peux le dire !" La phrase claque avec une satisfaction presque jouissive. Elle n'est pas cruelle, elle est simplement honnête — et cette honnêteté-là fait bien plus mal qu'une scène de jalousie.

Ce qui rend la chanson inoubliable, c'est précisément ce mélange de légèreté absolue dans la forme et de fermeté absolue dans le fond. Sylvie Vartan glisse entre les images avec une aisance déconcertante : la pluie qui ne mouille pas, le désert traversé sans soif, le patinage et la nage enchaînés comme si de rien n'était. Elle est partout, insaisissable, toujours en mouvement. Et pendant ce temps, lui ? Il reste là, figé, réduit à cette répétition qui l'efface progressivement : ce n'est pas toi, ce n'est pas toi, ce n'est décidément pas toi. Rarement une chanson de variété aura dit l'indépendance avec autant d'élégance et si peu d'amertume.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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