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Paroles de la chanson My Body Isn't Ready par

Oh-oh
Oh-oh

It's the Fourth of July
My friends wanna catch the tide
How I wanna go, but I'll stay home
Wish you could stay the night
But I am scared of the light
I don't want you to go, oh-oh, oh

I like you, but my body isn't ready
I want you, but the mirror won't let me
I try to be the person you're expecting
But I'm not ready, I'm not ready

And now I'm out of school
And I met someone new
Does she just like me for the things I do?
Now I've got nothing to prove
But my mind still goes back to you
And being young and having nothing to lose

I like you, but my body isn't ready
I want you, but the mirror won't let me
I try to be the person you're expecting
But I'm not ready, I'm not ready

If I could crawl out of my own skin, would you let me in?
If we could just be those kids again, maybe I could swim

I like you, but my body isn't ready
I want you, but the mirror won't let me
I try to be the person you're expecting
But I'm not ready, I'm not ready
I like you, but my body isn't ready
I want you, but the mirror won't let me
I try to be the person you're expecting
But I'm not ready, I'm not ready

Que racontent les paroles de la chanson My Body Isn't Ready de Sombr ?

Rester chez soi un 4 juillet

Tout le monde est dehors. Le soleil tape, les amis s'appellent, la mer attend. Et lui, ou elle, reste à la maison. Pas malade. Juste incapable de traverser cette lumière-là, celle qui expose, celle qui montre. "My Body Isn't Ready" commence exactement là, dans cet appartement fermé un jour de fête nationale américaine, et ce détail dit tout : il y a des joies collectives auxquelles certains n'arrivent pas à participer, non par indifférence, mais parce que leur propre corps leur barre la route.

Sombr construit sa chanson autour d'un paradoxe douloureux — désirer quelqu'un sincèrement, ressentir quelque chose de réel, et pourtant ne pas pouvoir se laisser aller. "I want you, but the mirror won't let me" : le miroir comme gardien hostile, comme juge permanent. Ce n'est pas la peur du rejet de l'autre qui bloque, c'est le rejet de soi-même, antérieur à tout.

Quand le passé ressemble à une bouée

Le morceau prend une dimension supplémentaire avec le deuxième couplet, où le regard se retourne vers l'adolescence. Une nouvelle rencontre après le lycée, une question qui ronge — "does she just like me for the things I do ?" — et malgré tout, l'esprit qui revient en arrière, vers cette époque floue où on n'avait rien à prouver. La jeunesse comme seul endroit où le corps n'était pas encore un problème. C'est une nostalgie très précise, très juste.

Ramper hors de sa peau

Et puis il y a ce pont, bref, presque murmuré, qui contient peut-être toute la chanson : "If I could crawl out of my own skin, would you let me in ?" Ramper. Sortir. Laisser la carcasse derrière et rejoindre l'autre avec ce qu'il y a en dessous. La question reste ouverte, sans réponse, comme le reste du texte. Sombr ne guérit pas son personnage, ne lui offre pas de réconciliation avec son reflet. Le "I'm not ready" final est une accumulation, presque une respiration épuisée. Ce qui rend la chanson si touchante, c'est précisément ça : elle ne ment pas sur la fin.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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