Paroles de la chanson Haunted (traduction) par
Ce n'est pas cette maison qui est hantée
Mais je n'en veux pas non plus, de toute façon
Je rêvasse à l'idée de dormir
Mais le soir venu, je suis bien éveillée
Je pars voir un vieil ami
On va reprendre la route
Je ferai signe depuis l'avion
Je verrai le ciel dans l'océan
Quelques ibuprofènes et je dors pendant tout le trajet (Woo)
(Je n'ai aucun espoir)
Je n'ai pas de secrets, seulement des émotions
Et je sais qu'elles finissent par partir
Il y a une différence entre mentir et choisir ce qu'on ne dit pas
Mais je n'en veux pas non plus, de toute façon
Je rêvasse à l'idée de dormir
Mais le soir venu, je suis bien éveillée
Je pars voir un vieil ami
On va reprendre la route
Je ferai signe depuis l'avion
Je verrai le ciel dans l'océan
Quelques ibuprofènes et je dors pendant tout le trajet (Woo)
(Je n'ai aucun espoir)
Je n'ai pas de secrets, seulement des émotions
Et je sais qu'elles finissent par partir
Il y a une différence entre mentir et choisir ce qu'on ne dit pas
Alors je me maquille pendant qu'ils allument la scène
Comme des bougies sur un gâteau
Si tu veux faire un vœu, alors sois précise
Tu vas devoir vivre avec chaque jour
Je vais me reprendre en main
Tu peux partir ou rester
Je vais me reprendre en main de toute façon
En attendant, je vais écouter le chant de la sirène
Non, je n'ai pas peur (Je n'ai pas peur)
Tu n'auras pas à ouvrir un cœur brisé
L'eau va s'y infiltrer de toute façon (S'y infiltrer de toute façon)
Mon cœur dérive de toute façon
Comme des bougies sur un gâteau
Si tu veux faire un vœu, alors sois précise
Tu vas devoir vivre avec chaque jour
Je vais me reprendre en main
Tu peux partir ou rester
Je vais me reprendre en main de toute façon
En attendant, je vais écouter le chant de la sirène
Non, je n'ai pas peur (Je n'ai pas peur)
Tu n'auras pas à ouvrir un cœur brisé
L'eau va s'y infiltrer de toute façon (S'y infiltrer de toute façon)
Mon cœur dérive de toute façon
Que racontent les paroles de la chanson Haunted (traduction) de Phoebe Bridgers ?
Un avion, deux ibuprofènes, et toujours le même poids
On monte à bord, on regarde le ciel se confondre avec l'océan par le hublot, et on espère que changer de place changera quelque chose à l'intérieur. Phoebe Bridgers connaît très bien ce mensonge-là. "Haunted" commence exactement à cet endroit — pas dans une maison hantée, mais dans le corps de quelqu'un qui rêve de dormir en journée et se retrouve les yeux grands ouverts le soir, incapable de poser ce qu'elle porte.
Il y a une fatigue particulière dans ce morceau, celle des gens trop conscients d'eux-mêmes pour se laisser aller à l'illusion mais trop épuisés pour faire autrement que d'essayer quand même. Elle prend la route, elle agite la main depuis l'avion, elle avale ses cachets. Le rituel du départ, répété assez souvent pour devenir automatique.
Se maquiller pendant que la scène s'allume
Puis vient cette image qui reste longtemps : elle se prépare en coulisses, le rimmel et les lumières de scène, les bougies qu'on allume sur un gâteau. Quelqu'un va souffler, quelqu'un va formuler un vœu — et elle prévient, presque tendrement : "If you're gonna make a wish, then you better be specific." Parce que les désirs vagues ne vous épargnent rien, ils vous condamnent à vivre avec leur flou.
Elle ne ment pas, elle précise juste ce qu'elle choisit de ne pas dire. C'est différent. Et dans cet espace entre les deux, elle existe — à la fois présente sur scène et absente d'elle-même, maquillée et vulnérable, fatiguée et encore debout.
Le cœur qui roule malgré tout
Ce qui est beau et un peu douloureux à la fois dans "Haunted", c'est la façon dont la résolution arrive — pas comme un coup de tonnerre, mais comme une marée. Le cœur est brisé, l'eau va entrer de toute façon, alors autant ne plus barricader. "My heart is rolling either way" : il roule, il suit le courant, qu'il y ait quelqu'un à côté ou non. Ce n'est pas de l'indifférence. C'est juste la décision, prise doucement, de ne plus subordonner sa propre reconstruction à la présence ou l'absence de l'autre. Bridgers ne claque pas la porte. Elle laisse juste la vague décider.
On monte à bord, on regarde le ciel se confondre avec l'océan par le hublot, et on espère que changer de place changera quelque chose à l'intérieur. Phoebe Bridgers connaît très bien ce mensonge-là. "Haunted" commence exactement à cet endroit — pas dans une maison hantée, mais dans le corps de quelqu'un qui rêve de dormir en journée et se retrouve les yeux grands ouverts le soir, incapable de poser ce qu'elle porte.
Il y a une fatigue particulière dans ce morceau, celle des gens trop conscients d'eux-mêmes pour se laisser aller à l'illusion mais trop épuisés pour faire autrement que d'essayer quand même. Elle prend la route, elle agite la main depuis l'avion, elle avale ses cachets. Le rituel du départ, répété assez souvent pour devenir automatique.
Se maquiller pendant que la scène s'allume
Puis vient cette image qui reste longtemps : elle se prépare en coulisses, le rimmel et les lumières de scène, les bougies qu'on allume sur un gâteau. Quelqu'un va souffler, quelqu'un va formuler un vœu — et elle prévient, presque tendrement : "If you're gonna make a wish, then you better be specific." Parce que les désirs vagues ne vous épargnent rien, ils vous condamnent à vivre avec leur flou.
Elle ne ment pas, elle précise juste ce qu'elle choisit de ne pas dire. C'est différent. Et dans cet espace entre les deux, elle existe — à la fois présente sur scène et absente d'elle-même, maquillée et vulnérable, fatiguée et encore debout.
Le cœur qui roule malgré tout
Ce qui est beau et un peu douloureux à la fois dans "Haunted", c'est la façon dont la résolution arrive — pas comme un coup de tonnerre, mais comme une marée. Le cœur est brisé, l'eau va entrer de toute façon, alors autant ne plus barricader. "My heart is rolling either way" : il roule, il suit le courant, qu'il y ait quelqu'un à côté ou non. Ce n'est pas de l'indifférence. C'est juste la décision, prise doucement, de ne plus subordonner sa propre reconstruction à la présence ou l'absence de l'autre. Bridgers ne claque pas la porte. Elle laisse juste la vague décider.