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Paroles de la chanson As Above par

Trying not to look down
Making faces at a kid on the plane
Trying not to freak out
About bein' a couple days late
Started watchin' a movie
One where they go back in time
And it got to me
I don't know why

As above, so below
As above, so below

I thought about Air Force One
Flying over Omaha
I thought about my mom
Drivin' herself to the hospital
I'm always lookin' for the exit
I've never been afraid of heights
Now, I don't want to live forever
But I don't wanna die
Before I take you to Coney Island
Screamin' on the Wonder Wheel
You're gonna take me for granted
But I can handle it

Whatever happens after, it doesn't matter
You won't have to believe in magic
Leave it to me and I'll make it happen
You won't have to believe in magic
Leave it to me and I'll make it happen
You can't imagine, I can't imagine

As above, so below
As above, so below

As it was, so it goes

Que racontent les paroles de la chanson As Above de Phoebe Bridgers ?

Quelque part entre deux nuages

Il y a quelque chose de très particulier à se retrouver suspendu dans les airs, à des milliers de mètres d'altitude, avec rien d'autre à faire que penser. C'est là que commence cette chanson — dans un avion, avec Phoebe Bridgers qui fait des grimaces à un enfant pour se distraire, pour ne pas regarder en bas, pour ne pas compter les jours.

Ce petit geste enfantin dit tout. On reconnaît immédiatement cette façon de tenir l'anxiété à distance en faisant semblant de s'amuser. Et derrière le retard évoqué discrètement, il y a toute une vie qui pourrait basculer. Bridgers ne dramatise pas, elle observe. Elle met un film — un de ces récits de voyage dans le temps — et quelque chose la touche sans qu'elle puisse l'expliquer. Ce "I don't know why" est d'une honnêteté rare.

Omaha, la Wonder Wheel, et tout ce qui compte

Alors les images arrivent, sans ordre ni logique apparente : Air Force One au-dessus de l'Amérique, sa mère seule au volant vers l'hôpital. Des flashes d'une vie qui continue indépendamment, d'un monde qui tourne sans attendre. Bridgers dit qu'elle cherche toujours la sortie — qu'elle a toujours eu ce réflexe de fuite — mais qu'elle n'a pas peur des hauteurs. Ce paradoxe dit mieux qu'un long discours ce que c'est que de vivre avec une anxiété qu'on a appris à apprivoiser.

Et puis vient ce moment : elle ne veut pas mourir avant d'avoir emmené quelqu'un sur la Wonder Wheel à Coney Island. Cette roue panoramique qui crie sous le poids des gens heureux devient soudainement le centre de gravité de toute la chanson. Pas une grande déclaration, pas un serment solennel — juste cette envie simple et concrète de vivre assez longtemps pour partager quelque chose de beau.

Porter la magie pour deux

Ce qui est bouleversant, c'est qu'elle sait que l'autre la prendra pour acquise. Elle le dit sans amertume : "you're gonna take me for granted, but I can handle it". Et elle promet quand même de faire arriver la magie — seule si nécessaire, sans que l'autre ait à y croire. La formule hermétique qui revient en refrain, « comme en haut, ainsi en bas », prend ici un sens très personnel : ce qui se passe dans le ciel de cet avion résonne dans les profondeurs de quelqu'un qui essaie, simplement, de ne pas mourir avant d'avoir aimé.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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