Paroles de la chanson C'est à qui le tour par
Là
Le sexe est mort
Le sexe a tort
Sexy dort
C'est à
Vous rendre fou
Pourquoi
Ne plus rien dire
Plus rien écrire
Peur de tout
Alors
On se met où ?
Toi
Moi
Le sexe est mort
Le sexe a tort
Sexy dort
C'est à
Vous rendre fou
Pourquoi
Ne plus rien dire
Plus rien écrire
Peur de tout
Alors
On se met où ?
Toi
Moi
Plus de rendez-vous
Toi
Quoi
Faire le tour du monde ?
C'est à qui le tour
Refuser le sombre
« Servile et je croule »
Quel triste adage
Et le monde est sourd
L'uniforme est sombre
Respire encore... où ?
Mais quel naufrage
Quoi :
Le texte est mort
Contexte... effort
Toi
Quoi
Faire le tour du monde ?
C'est à qui le tour
Refuser le sombre
« Servile et je croule »
Quel triste adage
Et le monde est sourd
L'uniforme est sombre
Respire encore... où ?
Mais quel naufrage
Quoi :
Le texte est mort
Contexte... effort
L'eau qui dort
Je plaque
Me fous de tout
Là
Musellement
Le creux du vide
On s'incline
Alors
Je cherche, mais où ?
Va
Faire le tour du monde ?
C'est à qui le tour
Refuser le sombre
« Servile et je croule »
Quel triste adage
Je plaque
Me fous de tout
Là
Musellement
Le creux du vide
On s'incline
Alors
Je cherche, mais où ?
Va
Faire le tour du monde ?
C'est à qui le tour
Refuser le sombre
« Servile et je croule »
Quel triste adage
Et le monde est sourd
L'uniforme est sombre
Respire encore... où ?
Mais quel naufrage
C'est à qui le tour
Refuser le sombre
« Servile et je croule »
Quel triste adage
Et le monde est sourd
L'uniforme est sombre
Respire encore... où ?
Mais quel naufrage
C'est à qui le tour
C'est à qui le tour
Que racontent les paroles de la chanson C'est à qui le tour de Mylene Farmer ?
Quand les mots se mettent à manquer
Il y a dans "C'est à qui le tour" quelque chose d'étrange dès la première écoute — une sensation de vertige, comme si le sol du langage se dérobait sous nos pieds. Mylène Farmer livre ici un texte en ruine, délibérément lacunaire, fait de fragments qui ne se raccordent pas tout à fait. Et pourtant, c'est exactement ce vide qui parle.
Un monde qui muselle
L'atmosphère de la chanson est celle d'une suffocation tranquille. "Peur de tout", "musellement", "le creux du vide" — les mots arrivent par à-coups, comme autant de petites alertes dans un système qui ne veut plus entendre. On pense à une époque saturée de bruit mais hermétique au sens, où l'on s'incline sans trop savoir devant quoi. Farmer ne désigne pas d'ennemi précis, et c'est justement ce qui rend le malaise si diffus, si reconnaissable. "L'eau qui dort", "je plaque, me fous de tout" — c'est la voix de quelqu'un qui a failli abandonner, qui a senti la tentation du retrait total.
Le refrain comme cri collectif
Puis revient, encore et encore, ce refrain têtu : "C'est à qui le tour". Une question qui ressemble à une ronde d'enfants mais qui cache quelque chose de bien plus sombre — qui va refuser ? Qui va résister à "l'uniforme sombre" et à la servitude consentie ? L'adage entre guillemets, "Servile et je croule", sonne comme une règle du jeu que personne n'a vraiment choisie mais que tout le monde applique. Et la chanson de demander, presque ironiquement, à qui revient le tour de s'y soumettre — ou de s'y opposer.
Farmer a toujours su habiter les silences autant que les notes. Ici, elle pousse l'exercice jusqu'au bout : même la question finale, répétée à l'identique, reste sans réponse. "C'est à qui le tour" — suspendue là, ouverte, inconfortable. Comme une invitation à ne pas regarder ailleurs.
Il y a dans "C'est à qui le tour" quelque chose d'étrange dès la première écoute — une sensation de vertige, comme si le sol du langage se dérobait sous nos pieds. Mylène Farmer livre ici un texte en ruine, délibérément lacunaire, fait de fragments qui ne se raccordent pas tout à fait. Et pourtant, c'est exactement ce vide qui parle.
Un monde qui muselle
L'atmosphère de la chanson est celle d'une suffocation tranquille. "Peur de tout", "musellement", "le creux du vide" — les mots arrivent par à-coups, comme autant de petites alertes dans un système qui ne veut plus entendre. On pense à une époque saturée de bruit mais hermétique au sens, où l'on s'incline sans trop savoir devant quoi. Farmer ne désigne pas d'ennemi précis, et c'est justement ce qui rend le malaise si diffus, si reconnaissable. "L'eau qui dort", "je plaque, me fous de tout" — c'est la voix de quelqu'un qui a failli abandonner, qui a senti la tentation du retrait total.
Le refrain comme cri collectif
Puis revient, encore et encore, ce refrain têtu : "C'est à qui le tour". Une question qui ressemble à une ronde d'enfants mais qui cache quelque chose de bien plus sombre — qui va refuser ? Qui va résister à "l'uniforme sombre" et à la servitude consentie ? L'adage entre guillemets, "Servile et je croule", sonne comme une règle du jeu que personne n'a vraiment choisie mais que tout le monde applique. Et la chanson de demander, presque ironiquement, à qui revient le tour de s'y soumettre — ou de s'y opposer.
Farmer a toujours su habiter les silences autant que les notes. Ici, elle pousse l'exercice jusqu'au bout : même la question finale, répétée à l'identique, reste sans réponse. "C'est à qui le tour" — suspendue là, ouverte, inconfortable. Comme une invitation à ne pas regarder ailleurs.