Paroles de la chanson Gut Genug par
[Rayan]
Du bist gut genug
Ich weiß nicht, was die Welt dir sagt
Bleib einfach nur du
(K-K-K-K-KitschKrieg)
[Rayan & Shirin David]
Du bist gut genug
Du bist gut genug
Du bist gut genug
Du bist gut genug (Uh, yeah)
[Shirin David]
Ich werde mir nie gerecht, denn ich bin zu mir nie gerecht (Hm)
Babsi versus Shirin David, das nenn' ich ein Titelmatch (Yup)
Du bist gut genug
Ich weiß nicht, was die Welt dir sagt
Bleib einfach nur du
(K-K-K-K-KitschKrieg)
[Rayan & Shirin David]
Du bist gut genug
Du bist gut genug
Du bist gut genug
Du bist gut genug (Uh, yeah)
[Shirin David]
Ich werde mir nie gerecht, denn ich bin zu mir nie gerecht (Hm)
Babsi versus Shirin David, das nenn' ich ein Titelmatch (Yup)
Für mich ist das Schwerste, erst Familie oder Karriere (Okay)
Ich entschied mich für das Zweite wie Elisabeth, die Erste (Brr)
Jeder bewertet kaum, geht ein Girl ihr'n (Uh) Weg
Glaub mir, Boy, schwer wiegt das Haupt, das die Birkin trägt
Man sagt: „Du kannst alles schaffen, wenn du an dich selbst glaubst“ (Uh)
Steige (Uh) nach dem Heulen aus dem Bett und dreh' mein'n Swag auf (Wow)
Nur weil Babsi unperfekt ist, tritt Shirin perfekt auf (Yup)
Darum lass uns streiten, an uns zweifeln, heute geh'n wir Crashout (Crashout)
Für die meisten bin ich Miss (Uh, uh, uh) bauch beine po
Doch mir selbst sag' ich jeden Tag: „Bleib einfach du“
Ich entschied mich für das Zweite wie Elisabeth, die Erste (Brr)
Jeder bewertet kaum, geht ein Girl ihr'n (Uh) Weg
Glaub mir, Boy, schwer wiegt das Haupt, das die Birkin trägt
Man sagt: „Du kannst alles schaffen, wenn du an dich selbst glaubst“ (Uh)
Steige (Uh) nach dem Heulen aus dem Bett und dreh' mein'n Swag auf (Wow)
Nur weil Babsi unperfekt ist, tritt Shirin perfekt auf (Yup)
Darum lass uns streiten, an uns zweifeln, heute geh'n wir Crashout (Crashout)
Für die meisten bin ich Miss (Uh, uh, uh) bauch beine po
Doch mir selbst sag' ich jeden Tag: „Bleib einfach du“
[Rayan]
Du bist gut genug
Du bist gut genug
Du bist gut genug
Du bist gut genug
[Rayan]
(Du bist gut genug)
(Du bist gut genug)
(Du bist gut genug)
(Du bist gut genug)
Que racontent les paroles de la chanson Gut Genug de KitschKrieg ?
Deux femmes dans un seul miroir
Il y a quelque chose d'étrange et de touchant dans la manière dont commence « Gut Genug » : une voix douce, presque berçante, qui répète « tu es suffisamment bien » comme on le ferait à quelqu'un qu'on aime et qui ne se croit pas. Sauf que très vite, on comprend que ce quelqu'un, c'est soi-même.
KitschKrieg pose un refrain minimaliste, presque hypnotique, et confie ensuite le cœur du morceau à Shirin David — l'une des figures les plus polarisantes de la pop germanophone. Et là, quelque chose se passe. Elle ne joue pas la femme forte et inébranlable. Elle parle d'un combat intérieur, celui entre Babsi — la fille ordinaire, imparfaite — et Shirin David, la star construite, calibrée, attendue au tournant.
La fissure sous le vernis
« Nur weil Babsi unperfekt ist, tritt Shirin perfekt auf » : c'est presque une confession. La perfection scénique n'existe que parce qu'il y a en coulisses quelqu'un qui doute, qui pleure, qui se lève quand même. Elle cite Élisabeth Ire — pas par vanité, mais pour nommer un sacrifice : celui de la vie privée, de la famille, mis de côté au profit d'un règne. C'est une comparaison audacieuse, mais elle dit quelque chose de vrai sur le prix que paient les femmes qui choisissent l'ambition sans s'en excuser.
Il y a aussi cette image de la Birkin — le sac iconique devenu symbole de réussite féminine — retournée en fardeau. Porter ce symbole, c'est porter le regard des autres, leurs attentes, leurs jugements. « Schwer wiegt das Haupt », la tête est lourde, même couronnée.
Se dire les mots qu'on n'attend pas des autres
Ce que « Gut Genug » réussit, c'est de transformer une affirmation positive en acte de résistance. Pas la résistance spectaculaire, mais celle du quotidien — sortir du lit après avoir pleuré, se regarder dans le miroir et choisir de continuer. La chanson ne promet pas que tout ira bien. Elle dit juste : tu es déjà assez. Et parfois, c'est exactement ce qu'il faut entendre.
Il y a quelque chose d'étrange et de touchant dans la manière dont commence « Gut Genug » : une voix douce, presque berçante, qui répète « tu es suffisamment bien » comme on le ferait à quelqu'un qu'on aime et qui ne se croit pas. Sauf que très vite, on comprend que ce quelqu'un, c'est soi-même.
KitschKrieg pose un refrain minimaliste, presque hypnotique, et confie ensuite le cœur du morceau à Shirin David — l'une des figures les plus polarisantes de la pop germanophone. Et là, quelque chose se passe. Elle ne joue pas la femme forte et inébranlable. Elle parle d'un combat intérieur, celui entre Babsi — la fille ordinaire, imparfaite — et Shirin David, la star construite, calibrée, attendue au tournant.
La fissure sous le vernis
« Nur weil Babsi unperfekt ist, tritt Shirin perfekt auf » : c'est presque une confession. La perfection scénique n'existe que parce qu'il y a en coulisses quelqu'un qui doute, qui pleure, qui se lève quand même. Elle cite Élisabeth Ire — pas par vanité, mais pour nommer un sacrifice : celui de la vie privée, de la famille, mis de côté au profit d'un règne. C'est une comparaison audacieuse, mais elle dit quelque chose de vrai sur le prix que paient les femmes qui choisissent l'ambition sans s'en excuser.
Il y a aussi cette image de la Birkin — le sac iconique devenu symbole de réussite féminine — retournée en fardeau. Porter ce symbole, c'est porter le regard des autres, leurs attentes, leurs jugements. « Schwer wiegt das Haupt », la tête est lourde, même couronnée.
Se dire les mots qu'on n'attend pas des autres
Ce que « Gut Genug » réussit, c'est de transformer une affirmation positive en acte de résistance. Pas la résistance spectaculaire, mais celle du quotidien — sortir du lit après avoir pleuré, se regarder dans le miroir et choisir de continuer. La chanson ne promet pas que tout ira bien. Elle dit juste : tu es déjà assez. Et parfois, c'est exactement ce qu'il faut entendre.