Paroles de la chanson Encore une marche blanche par
Bien sûr qu'il faut crier
Bien sûr qu'il faut hurler
Surtout ne pas se taire
Surtout ne pas se taire
Bien sûr qu'il faut pleurer
Gueuler, encore gueuler
La haine et la colère
La haine et la colère
Encore une marche blanche
Peut-être une messe dimanche
Puis tout recommencera
Puis tout redeviendra
Comme avant, comme avant
Jusqu'au prochain enfant, jusqu'au prochain enfant
Bien sûr qu'il faut hurler
Surtout ne pas se taire
Surtout ne pas se taire
Bien sûr qu'il faut pleurer
Gueuler, encore gueuler
La haine et la colère
La haine et la colère
Encore une marche blanche
Peut-être une messe dimanche
Puis tout recommencera
Puis tout redeviendra
Comme avant, comme avant
Jusqu'au prochain enfant, jusqu'au prochain enfant
Parfois on rêve même
De faire justice soi-même
L'abîme de la vengeance
L'abîme de la vengeance
Mais face à l'insupportable
Face à l'inacceptable
Y a t il que l'impuissance ?
Y a t il que l'impuissance ?
Encore une marche blanche
Peut-être une messe dimanche
Puis tout recommencera
Puis tout redeviendra
Comme avant, comme avant
Jusqu'au prochain enfant mais pas pour les parents
Bien sûr qu'il faut crier
Bien sûr qu'il faut hurler
Et surtout ne pas se taire
Surtout ne pas se taire
Encore une marche blanche
Peut-être même une messe dimanche
Puis tout recommencera
Puis tout redeviendra
Comme avant, comme avant
Jusqu'au prochain enfant, jusqu'au prochain enfant
Que racontent les paroles de la chanson Encore une marche blanche de Grégoire ?
La marche, et après ?
Il y a des chansons qui vous saisissent non pas par leur mélodie, mais par la brutalité tranquille de ce qu'elles osent dire. "Encore une marche blanche" est de celles-là. Grégoire y décrit quelque chose que tout le monde a ressenti sans jamais vraiment le formuler : ce sentiment d'impuissance qui survit aux cortèges, aux bougies, aux minutes de silence.
La chanson s'ouvre sur une litanie d'injonctions — "bien sûr qu'il faut crier", "surtout ne pas se taire" — qui sonnent à la fois comme un encouragement sincère et comme un constat amer. Oui, il faut se manifester. Mais la répétition de ces formules, leur accumulation presque mécanique, installe dès les premières secondes un doute. Comme si la parole elle-même, aussi nécessaire soit-elle, ne suffisait pas.
Un deuil qui revient en boucle
Le refrain arrive alors avec la force d'un aveu collectif. La marche blanche, la messe du dimanche, et puis... "tout redeviendra comme avant". Grégoire ne dit pas ça avec cynisme. Il le dit avec la tristesse de quelqu'un qui sait que c'est vrai, que la société digère ses traumatismes, qu'elle reprend son cours. "Jusqu'au prochain enfant" — la formule revient, elle martèle, elle accuse sans désigner de coupable précis.
Et puis il y a ce moment, au milieu de la chanson, où le texte vacille vers quelque chose de plus sombre. La tentation de la justice expéditive, "l'abîme de la vengeance" — deux fois répété, comme pour en mesurer le poids. Grégoire n'y cède pas, mais il en parle. Il valide l'émotion sans valider l'acte, et c'est là que la chanson gagne en humanité.
Ce que les parents, eux, ne retrouveront jamais
La variation la plus poignante du refrain arrive presque en passant, une seule fois : "jusqu'au prochain enfant mais pas pour les parents". Une ligne, et tout bascule. Le monde reprend son rythme. Eux, non. Grégoire laisse cette phrase suspendue, sans résolution, sans consolation. C'est sans doute ce qui rend cette chanson si difficile à écouter, et si nécessaire.
Il y a des chansons qui vous saisissent non pas par leur mélodie, mais par la brutalité tranquille de ce qu'elles osent dire. "Encore une marche blanche" est de celles-là. Grégoire y décrit quelque chose que tout le monde a ressenti sans jamais vraiment le formuler : ce sentiment d'impuissance qui survit aux cortèges, aux bougies, aux minutes de silence.
La chanson s'ouvre sur une litanie d'injonctions — "bien sûr qu'il faut crier", "surtout ne pas se taire" — qui sonnent à la fois comme un encouragement sincère et comme un constat amer. Oui, il faut se manifester. Mais la répétition de ces formules, leur accumulation presque mécanique, installe dès les premières secondes un doute. Comme si la parole elle-même, aussi nécessaire soit-elle, ne suffisait pas.
Un deuil qui revient en boucle
Le refrain arrive alors avec la force d'un aveu collectif. La marche blanche, la messe du dimanche, et puis... "tout redeviendra comme avant". Grégoire ne dit pas ça avec cynisme. Il le dit avec la tristesse de quelqu'un qui sait que c'est vrai, que la société digère ses traumatismes, qu'elle reprend son cours. "Jusqu'au prochain enfant" — la formule revient, elle martèle, elle accuse sans désigner de coupable précis.
Et puis il y a ce moment, au milieu de la chanson, où le texte vacille vers quelque chose de plus sombre. La tentation de la justice expéditive, "l'abîme de la vengeance" — deux fois répété, comme pour en mesurer le poids. Grégoire n'y cède pas, mais il en parle. Il valide l'émotion sans valider l'acte, et c'est là que la chanson gagne en humanité.
Ce que les parents, eux, ne retrouveront jamais
La variation la plus poignante du refrain arrive presque en passant, une seule fois : "jusqu'au prochain enfant mais pas pour les parents". Une ligne, et tout bascule. Le monde reprend son rythme. Eux, non. Grégoire laisse cette phrase suspendue, sans résolution, sans consolation. C'est sans doute ce qui rend cette chanson si difficile à écouter, et si nécessaire.