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Paroles de la chanson La notte mi chiama (traduction) par

Parfois la nuit m'appelle
Me traîne hors du lit
Dans ma tête une voix qui parle
Connaît chaque partie cachée de moi
Tout ce que je ne t'ai jamais dit
Parfois mon corps s'emboîte
Parfaitement avec celui d'une autre personne
Mais le corps seul ne suffit pas
Je reste allongé sans dire un seul mot
Cette maison est encore plus vide

Je voulais te dire que je resterai à flot
Jusqu'à ce que ma mer se calme
Ça semble impossible, peut-être à l'aube
Une vague me ramènera à la maison
Je voudrais savoir nager
Au milieu de ces rues
Je ne sens plus le fond
Et ça fait tellement mal

Parfois la nuit m'appelle
Me confie des choses à l'oreille
Une ombre me coupe le visage
Et laisse une partie cachée de moi
Tout ce que je ne t'ai jamais dit
Parfois mon corps est une cage
Je cherchais la clé chez une autre personne
Mais ouvrir une porte ne suffit pas, ça ne raccourcira pas la distance
Je reste allongé sans dire un seul mot
Avec l'eau qui monte jusqu'à la gorge

Puis avec deux yeux grands comme des phares je viendrai te chercher
Je n'ai pas cessé d'espérer te trouver

Je voulais te dire que je resterai à flot
Jusqu'à ce que ma mer se calme
Ça semble impossible, peut-être à l'aube
Une vague me ramènera à la maison
Je voudrais savoir nager
Au milieu de ces rues
Je ne sens plus le fond
Et ça fait tellement mal

Que racontent les paroles de la chanson La notte mi chiama (traduction) de Frah Quintale ?

Quand la nuit prend la parole

Il y a des chansons qui arrivent à des heures indues. Pas au moment où on les écoute, mais au moment où elles parlent — quelque part entre deux et quatre du matin, quand le reste du monde dort et que les pensées refusent de s'éteindre. "La notte mi chiama" de Frah Quintale est exactement ce genre de morceau. Dès le premier vers, on est arraché au sommeil avec le narrateur, traîné hors du lit par une voix intérieure qui "conosce ogni parte nascosta", qui connaît chaque recoin caché de lui.

Une intimité impossible

On entre dans l'histoire par effraction, dans une chambre trop silencieuse. Il y a quelqu'un d'autre dans ce lit, ou il y en a eu un. Peu importe : le corps trouve sa place, mais la tête reste ailleurs. Quintale pose ça avec une franchise presque brutale — se coller à quelqu'un sans rien dire, sans que ça change quoi que ce soit à la vacuité ambiante. La maison reste vide. La distance ne s'est pas réduite d'un centimètre. Et au deuxième couplet, la métaphore se radicalise : le corps n'est plus seulement insuffisant, il est une prison. Chercher la clé dans l'autre, c'était une illusion. "Aprire una porta non basta" — ouvrir une porte ne suffit pas.

Nager sans fond

C'est dans le refrain que la chanson trouve son souffle le plus ample. L'image de la mer agitée, de l'incapacité à nager, de l'attente de l'aube et d'une vague salvatrice — tout ça dessine un portrait de quelqu'un qui ne coule pas encore mais qui n't plus pied depuis longtemps. "Non sento più il fondale e fa così male" : ne plus sentir le fond, et que ça fasse si mal. Il y a quelque chose de terriblement juste dans cette formulation. La douleur n'est pas celle de tomber, c'est celle de flotter sans savoir vers où.

Et pourtant, la chanson ne se ferme pas sur le naufrage. Elle se termine sur une promesse lumineuse, presque enfantine dans sa tendresse — des yeux "grands comme des phares" qui iront chercher l'autre. Après toute cette nuit passée à se noyer en silence, c'est cette image-là qui reste. Fragile, mais debout.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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