Paroles de la chanson Nabokov (traduction) par
[Grian Chatten]
Je t'ai rendu service
Je me suis saigné à blanc
Voilà ce que c'est maintenant
Douleur, douleur
Il vend des assurances
Il vend des nuages au ciel
Tu m'as vendu l'idée de vivre
Vivre ne vaut rien
Mais tu es tellement beau
Je me suis saigné à blanc
[Conor Deegan]
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Je t'ai rendu service
Je me suis saigné à blanc
Voilà ce que c'est maintenant
Douleur, douleur
Il vend des assurances
Il vend des nuages au ciel
Tu m'as vendu l'idée de vivre
Vivre ne vaut rien
Mais tu es tellement beau
Je me suis saigné à blanc
[Conor Deegan]
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
[Grian Chatten, Conor Deegan]
Je t'ai rendu service (T'étourdir, te troubler)
Je me suis saigné à blanc (Jours heureux, ouais)
Voilà ce que c'est maintenant (T'étourdir, te troubler)
Douleur, ciel pur (Jours heureux, ouais)
Je serai ton chien de soumission (T'étourdir, te troubler)
Ma mission, t'aider à oublier (Jours heureux, ouais)
Je serai ton chien dans le coin (T'étourdir, te troubler)
J'allumerai ta cigarette (Jours heureux, ouais)
Mais tu es tellement beau (T'étourdir, te troubler)
[Grian Chatten, Conor Deegan]
Je t'ai rendu service (T'étourdir, te troubler)
Je me suis saigné à blanc (Jours heureux, ouais)
Voilà ce que c'est maintenant (T'étourdir, te troubler)
Douleur, ciel pur (Jours heureux, ouais)
Je serai ton chien de soumission (T'étourdir, te troubler)
Ma mission, t'aider à oublier (Jours heureux, ouais)
Je serai ton chien dans le coin (T'étourdir, te troubler)
J'allumerai ta cigarette (Jours heureux, ouais)
Mais tu es tellement beau (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
Mais tu es tellement beau (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
[Grian Chatten, Conor Deegan]
Ah, je t'ai rendu service (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
Je t'ai rendu service (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
Ah, je t'ai rendu service (T'étourdir, te troubler)
Je me suis vidé de mon sang (Jours heureux, ouais)
Voilà ce que c'est maintenant (T'étourdir, te troubler)
Douleur, ciel pur (Jours heureux, ouais)
Mais tu es tellement beau (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
[Grian Chatten, Conor Deegan]
Ah, je t'ai rendu service (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
Je t'ai rendu service (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
Ah, je t'ai rendu service (T'étourdir, te troubler)
Je me suis vidé de mon sang (Jours heureux, ouais)
Voilà ce que c'est maintenant (T'étourdir, te troubler)
Douleur, ciel pur (Jours heureux, ouais)
Je serai ton chien dans le coin (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
Je serai ton chien dans le coin (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
[Conor Deegan]
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
(Jours heureux, ouais)
Je serai ton chien dans le coin (T'étourdir, te troubler)
(Jours heureux, ouais)
[Conor Deegan]
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Jours heureux, ouais
T'étourdir, te troubler
Que racontent les paroles de la chanson Nabokov (traduction) de Fontaines D.C. ?
Se vider pour quelqu'un d'autre
Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont "Nabokov" commence. Pas de mise en scène, pas de préambule — juste cette phrase jetée à la face de l'auditeur : "I did you a favour, I bled myself dry." Je t'ai rendu service. Je me suis vidé. Comme si tout avait déjà eu lieu, comme si on arrivait après la bataille pour constater les dégâts.
Fontaines D.C. a toujours eu ce don pour les atmosphères suspendues entre lucidité et résignation. Ici, Grian Chatten incarne un personnage qui a tout donné dans une relation, et qui le sait — sans colère, sans cri, avec une sorte de fatigue douce et troublante. "You sold me on living / living is nothing" (tu m'as vendu l'idée de vivre / vivre ne vaut rien) : deux vers qui se contredisent et se complètent à la fois, comme un aveu fait à moitié, dans la pénombre.
Chien dans un coin, nuages dans le ciel
Le morceau bascule quand arrivent les images les plus saisissantes. "I'll be your dog in the corner" — je serai ton chien dans le coin. C'est une image de soumission totale, mais rendue sans pathos excessif, presque matter-of-fact. Et c'est ça qui fait mal. Le narrateur ne se plaint pas vraiment. Il constate. Il décrit sa propre mise à l'écart avec la même placidité qu'on décrirait la météo.
Pendant ce temps, la voix de basse de Conor Deegan tourne en boucle : "Daze ya, phase ya / Happy days, yeah." Un mantra léger, presque moqueur, qui flotte au-dessus du reste comme une anesthésie. L'étourdissement comme seule réponse à la douleur. Et quelque part dans ce brouillard, une phrase revient encore : "but you're so good-looking." Mais tu es tellement beau. Tout s'explique et rien ne s'excuse dans ces quatre mots. La beauté de l'autre comme prison dorée, comme raison suffisante pour continuer à se vider.
Le titre "Nabokov" plane sur tout ça sans s'expliquer — une invitation à lire entre les lignes, dans une relation où le pouvoir se déguise en désir.
Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont "Nabokov" commence. Pas de mise en scène, pas de préambule — juste cette phrase jetée à la face de l'auditeur : "I did you a favour, I bled myself dry." Je t'ai rendu service. Je me suis vidé. Comme si tout avait déjà eu lieu, comme si on arrivait après la bataille pour constater les dégâts.
Fontaines D.C. a toujours eu ce don pour les atmosphères suspendues entre lucidité et résignation. Ici, Grian Chatten incarne un personnage qui a tout donné dans une relation, et qui le sait — sans colère, sans cri, avec une sorte de fatigue douce et troublante. "You sold me on living / living is nothing" (tu m'as vendu l'idée de vivre / vivre ne vaut rien) : deux vers qui se contredisent et se complètent à la fois, comme un aveu fait à moitié, dans la pénombre.
Chien dans un coin, nuages dans le ciel
Le morceau bascule quand arrivent les images les plus saisissantes. "I'll be your dog in the corner" — je serai ton chien dans le coin. C'est une image de soumission totale, mais rendue sans pathos excessif, presque matter-of-fact. Et c'est ça qui fait mal. Le narrateur ne se plaint pas vraiment. Il constate. Il décrit sa propre mise à l'écart avec la même placidité qu'on décrirait la météo.
Pendant ce temps, la voix de basse de Conor Deegan tourne en boucle : "Daze ya, phase ya / Happy days, yeah." Un mantra léger, presque moqueur, qui flotte au-dessus du reste comme une anesthésie. L'étourdissement comme seule réponse à la douleur. Et quelque part dans ce brouillard, une phrase revient encore : "but you're so good-looking." Mais tu es tellement beau. Tout s'explique et rien ne s'excuse dans ces quatre mots. La beauté de l'autre comme prison dorée, comme raison suffisante pour continuer à se vider.
Le titre "Nabokov" plane sur tout ça sans s'expliquer — une invitation à lire entre les lignes, dans une relation où le pouvoir se déguise en désir.