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Paroles de la chanson Horseness Is The Whatness par

Basics, understanding basics
You'll never let your guard down
And always leave a card out
But always, the world is not so friendly
It brings some fucking baggage
It's a word that's used for lyin'
And never, never I would trust
It sticks around for some
While always stays for none

Will someone find out what the word is
That makes the world go round?
'Cause I thought it was "love"
But some say that it has to be "choice"
I read it in some book
Or an old packet of smokes
And basics, I guess I get the gist
There's not that much to miss
You choose or you exist

Que racontent les paroles de la chanson Horseness Is The Whatness de Fontaines D.C. ?

Un paquet de clopes et une vérité froissée

Il y a quelque chose de profondément irlandais dans cette façon de chercher le sens des choses dans les objets les plus humbles. Fontaines D.C. ouvre ce morceau sur une idée presque enfantine — "basics, understanding basics" — comme si on tentait de reprendre la vie depuis le début, de repartir à zéro pour comprendre ce qui nous échappe depuis toujours.

Mais le monde résiste. "It brings some fucking baggage" : le monde traîne ses valises, il ment, il use les mots jusqu'à la corde. "Always" et "never", ces grands mots que l'on brandit pour se rassurer, s'effondrent l'un après l'autre. "Always stays for none" — même ce qui est censé durer finit par partir. La chanson avance avec cette légèreté désenchantée, ce sourire en coin face aux promesses que la langue nous a faites et jamais tenues.

La question qui brûle

Alors quelqu'un demande — et la question flotte dans l'air comme une fumée — quel est le mot qui fait tourner le monde ? On pensait que c'était "love". D'autres disent que c'est "choice". Et la réponse, elle, aurait été trouvée dans un livre ou sur un vieux paquet de cigarettes. L'image est magnifique dans sa banalité : la sagesse au fond d'une poche, cornée, à moitié illisible. C'est exactement là que Fontaines D.C. aiment chercher — pas dans les grandes bibliothèques, mais dans le quotidien abîmé.

Le titre lui-même vient de Joyce, de ce passage dans Ulysse où Stephen Dedalus tente de définir ce qui fait qu'un cheval est un cheval. Ce "horseness" — cette essence des choses — est précisément ce que la chanson traque sans jamais vraiment l'attraper.

L'ultime bifurcation

"You choose or you exist" : cinq mots, et tout est dit. Ou presque. La chanson ne prend pas parti, elle pose la fourche dans le chemin et s'arrête là. Choisir ou exister — comme si les deux étaient incompatibles, comme si vivre pleinement demandait de renoncer à l'un ou à l'autre. C'est cette ambiguïté tendue, jamais résolue, qui donne au morceau sa résonance particulière. On repart sans réponse, mais avec la sensation étrange d'avoir effleuré quelque chose d'important.

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