Paroles de la chanson Ar Rosmadek ha Baron Huet (Rosmadec et le Baron Huet) (Traduction) par
Le baron Huët disait
Un jour à Rosmadec :
- Allons tous les deux à la messe
Pour conjurer le mauvais sort. -
Le seigneur de Rosmadec disait
Au baron Huët, ce jour-là :
- Aille à la messe qui voudra,
Pour nous, allons jouer de l'épée !
Pour nous, allons jouer de l'épée,
Et celui qui perdra, perdra;
Celui qui perdra, perdra,
Et celui qui gagnera, gagnera ! -
Trois heures et demie ils ont été
Un jour à Rosmadec :
- Allons tous les deux à la messe
Pour conjurer le mauvais sort. -
Le seigneur de Rosmadec disait
Au baron Huët, ce jour-là :
- Aille à la messe qui voudra,
Pour nous, allons jouer de l'épée !
Pour nous, allons jouer de l'épée,
Et celui qui perdra, perdra;
Celui qui perdra, perdra,
Et celui qui gagnera, gagnera ! -
Trois heures et demie ils ont été
A jouer de l'épée et du fleuret;
Et quand sonnèrent les quatre heures,
Le baron Huët était tué
Le baron Huët disait
A Guillaume Le Bélec, ce jour-là
- Retournez à la maison, Guillaume Le Bélec,
Et emmenez mes chevaux :
Et dites que je suis allé à Paris,
Pour saluer le roi Louis,
Et que j'ai acheté une nouvelle haquenée.
Le petit coeur de mon cheval était trop gai. -
La Baronne disait,
A la fenêtre de sa chambre, ce jour-là
- Qu'y a-t-il de nouveau dans cette maison,
Que le château tremble de la sorte? -
Et quand sonnèrent les quatre heures,
Le baron Huët était tué
Le baron Huët disait
A Guillaume Le Bélec, ce jour-là
- Retournez à la maison, Guillaume Le Bélec,
Et emmenez mes chevaux :
Et dites que je suis allé à Paris,
Pour saluer le roi Louis,
Et que j'ai acheté une nouvelle haquenée.
Le petit coeur de mon cheval était trop gai. -
La Baronne disait,
A la fenêtre de sa chambre, ce jour-là
- Qu'y a-t-il de nouveau dans cette maison,
Que le château tremble de la sorte? -
Quelles nouvelles dans la maison,
Que le château tremble de fond en comble? -
Une petite servante était dans la maison,
Et y servait depuis longtemps,
Et elle dit à sa maîtresse :
- Il y a quelque chose de nouveau,
Je vois revenir Guillaume Le Bélec,
Et je ne vois pas le Baron mon maître. -
La Baronne, dès qu'elle l'entendit,
Descendit l'escalier tournant;
Elle est descendue par l'escalier tournant
Et a dit à Guillaume Le Bélec :
- Guillaume Le Bélec, dites-moi,
Votre maître le Baron, où est-il allé ? -
Guillaume Le Bélec répondit
A la Baronne, sitôt qu'il l'entendit
- Mon maître est allé à Paris,
Pour saluer le roi Louis,
Et il a acheté une haquenée,
Le petit coeur de son cheval était trop gai. -
La Baronne répondit
A Guillaume Le Bélec, quand elle l'entendit :
- Guillaume Le Bélec, si vous m'aimez,
Vous me direz la vérité;
Dites-moi la vérité,
Et je vous achèterai un habit neuf,
Un habit neuf, avec passements,
Qui sera beau pour un jeune homme.
A la Baronne, sitôt qu'il l'entendit
- Mon maître est allé à Paris,
Pour saluer le roi Louis,
Et il a acheté une haquenée,
Le petit coeur de son cheval était trop gai. -
La Baronne répondit
A Guillaume Le Bélec, quand elle l'entendit :
- Guillaume Le Bélec, si vous m'aimez,
Vous me direz la vérité;
Dites-moi la vérité,
Et je vous achèterai un habit neuf,
Un habit neuf, avec passements,
Qui sera beau pour un jeune homme.
Guillaume Le Bélec répondit
A la Baronne, sitôt qu'il l'entendit :
- Notre-Dame Marie de la Trinité,
Je ne puis pas vous le nier !
Je ne puis pas vous le nier,
Le Baron mon maître a été tué;
Le Baron mon maître a été tué
Par le traître Rosmadec ! -
Quand la Baronne entendit cela,
Elle tomba trois fois à terre;
Trois fois à terre elle est tombée,
Le jeune Baron l'a relevée :
- Consolez-vous, ma mère, ne pleurez pas,
La vengeance de mon père ne sera pas perdue ;
Si je vis, quand je serai en âge,
A la Baronne, sitôt qu'il l'entendit :
- Notre-Dame Marie de la Trinité,
Je ne puis pas vous le nier !
Je ne puis pas vous le nier,
Le Baron mon maître a été tué;
Le Baron mon maître a été tué
Par le traître Rosmadec ! -
Quand la Baronne entendit cela,
Elle tomba trois fois à terre;
Trois fois à terre elle est tombée,
Le jeune Baron l'a relevée :
- Consolez-vous, ma mère, ne pleurez pas,
La vengeance de mon père ne sera pas perdue ;
Si je vis, quand je serai en âge,
Moi, je vengerai la mort de mon père ! -
Le jeune Baron disait
Ce jour-là à Guillaume Le Bélec :
- Sortez mes chevaux de l'écurie,
Et mettez dessus des tapis;
Mettez dessus des tapis,
Car je veux aller sans retard,
Je veux aller sans retard
Rendre visite à Rosmadec, chez lui. -
Le jeune Baron disait,
En arrivant au manoir de Derleu :
- Bonjour et joie à tous dans cette maison,
Rosmadec où est-il ? -
Rosmadec, sitôt qu'il entendit,
Le jeune Baron disait
Ce jour-là à Guillaume Le Bélec :
- Sortez mes chevaux de l'écurie,
Et mettez dessus des tapis;
Mettez dessus des tapis,
Car je veux aller sans retard,
Je veux aller sans retard
Rendre visite à Rosmadec, chez lui. -
Le jeune Baron disait,
En arrivant au manoir de Derleu :
- Bonjour et joie à tous dans cette maison,
Rosmadec où est-il ? -
Rosmadec, sitôt qu'il entendit,
Mit la tête à la fenêtre;
Il a mis la tête à la fenêtre,
Et a dit au jeune baron :
- Retournez à la maison, mon bon Baron,
Jusqu'à ce que vous soyez venu en âge,
Car je trouve que ce serait grande pitié
De vous ôter la vie à présent ! -
Le jeune Baron répondit
A Rosmadec, sitôt qu'il l'entendit :
- Allons jouer de l'épée,
Ou je mettrai le feu à tous tes biens,
Et tu verras tout brûler,
Et toi-même tu seras rôti en même temps ! -
Rosmadec, à ces mots,
Il a mis la tête à la fenêtre,
Et a dit au jeune baron :
- Retournez à la maison, mon bon Baron,
Jusqu'à ce que vous soyez venu en âge,
Car je trouve que ce serait grande pitié
De vous ôter la vie à présent ! -
Le jeune Baron répondit
A Rosmadec, sitôt qu'il l'entendit :
- Allons jouer de l'épée,
Ou je mettrai le feu à tous tes biens,
Et tu verras tout brûler,
Et toi-même tu seras rôti en même temps ! -
Rosmadec, à ces mots,
Descendit l'escalier tournant;
Il descendit l'escalier tournant,
Et ils allèrent jouer de l'épée.
Deux heures et demie ils ont été
A jouer de l'épée et du fleuret;
A jouer de l'épée et du fleuret,
Rosmadec a été tué.
Quand le Baron allait par la rue,
Les gens tremblaient des deux côtés;
Les gens tremblaient des deux côtés :
- C'est celui-ci qui sait jouer de l'épée ! -
Le jeune baron disait
A sa mère, en arrivant à la maison :
- Tenez, ma mère, voici l'épée de mon père,
Je l'ai lavée dans son sang !
Il descendit l'escalier tournant,
Et ils allèrent jouer de l'épée.
Deux heures et demie ils ont été
A jouer de l'épée et du fleuret;
A jouer de l'épée et du fleuret,
Rosmadec a été tué.
Quand le Baron allait par la rue,
Les gens tremblaient des deux côtés;
Les gens tremblaient des deux côtés :
- C'est celui-ci qui sait jouer de l'épée ! -
Le jeune baron disait
A sa mère, en arrivant à la maison :
- Tenez, ma mère, voici l'épée de mon père,
Je l'ai lavée dans son sang !
J'ai mis sa tête à bas,
Pour servir aux enfants de boule à jouer aux quilles !
Je vous avais dit et assuré
Que je vengerais la mort de mon père ! -