Paroles de la chanson Laymelli par
Did your mind crawl out of the sand?
Did your ways make you wise?
Do your eyes see what I am not
To become another life?
Do your life go on, Layman?
DOAUY
Do you know what I am not?
DOAUY
Here I am now all in my body core
Here I am now all blowing away
We're heading all my way
I'll lead your soul
I know the way
Oh, no, no, no
Did your ways make you wise?
Do your eyes see what I am not
To become another life?
Do your life go on, Layman?
DOAUY
Do you know what I am not?
DOAUY
Here I am now all in my body core
Here I am now all blowing away
We're heading all my way
I'll lead your soul
I know the way
Oh, no, no, no
Here I am now, ohh, you remember all
Here I am now, ohh, blowing away
Did your eyes go dark in the sand?
I can't tell if your alive
I am sure there is more in the mud
To become another life
Do your eyes go on, Layman?
DOAUY
Here I am now, ohh, you remember all
Here I am now, ohh, blowing away
Meet you as a creature who is locked into a reason
Would you see the same, oh, never
As waiting for deliverance?
Nothing is the same when you will go on through it all again
Oh, nothing is the same again
Meet you as a creature who is locked into a reason
Would you see the same, oh, never
As waiting for deliverance?
Nothing is the same when you will go on through it all again
Oh, nothing is the same again
Uh, we are I am not
Oh, we are I am not
The way you know
The way we grow
The way you know
The way we grow
Oh, nothing is the same again
Meet you as a creature who is locked into a reason
Would you see the same, oh, never
As waiting for deliverance?
Nothing is the same when you will go on through it all again
Oh, nothing is the same again
Uh, we are I am not
Oh, we are I am not
The way you know
The way we grow
The way you know
The way we grow
We are leaving too
We are leaving too
We are leaving too
We are leaving too
We are leaving too
We are leaving too
We are leaving too
Que racontent les paroles de la chanson Laymelli de Agnes Obel ?
Quelque chose rampe hors du sable
Il y a dans "Laymelli" une sensation étrange dès les premières secondes — celle d'entendre quelqu'un parler à travers un voile, depuis un endroit qu'on ne saurait pas tout à fait nommer. Agnes Obel s'adresse à un être qu'elle appelle "Layman", mi-nom propre mi-concept, et la question qu'elle lui pose est vertigineuse : "Did your mind crawl out of the sand?" On imagine quelque chose qui émerge lentement, péniblement, d'une matière lourde et aveugle.
Une présence qui se cherche
Au fil du texte, une voix s'affirme — "Here I am now all in my body core" — mais pour aussitôt se dissoudre : "blowing away". C'est ce mouvement de va-et-vient, cette respiration entre présence et disparition, qui donne à la chanson son atmosphère si particulière. On pense à une conscience qui tente de se saisir elle-même sans jamais y parvenir tout à fait, comme si le fait même d'exister était un processus jamais achevé. La boue, le sable, l'obscurité des yeux — tout ici renvoie à quelque chose de primordial, presque préhumain.
Le vertige du recommencement
Là où la chanson bascule vraiment, c'est dans ce passage dense et presque choral : "Meet you as a creature who is locked into a reason" (Te rencontrer en tant que créature enfermée dans une raison). Il y a quelque chose de douloureux dans cette image — l'idée d'une intelligence piégée dans ses propres schémas, condamnée à "go on through it all again", à tout traverser encore. "Nothing is the same again" se répète jusqu'à devenir presque une incantation, et c'est peut-être là le paradoxe central : chaque cycle transforme, même quand on a l'impression de tourner en rond. La chanson se referme sur "We are leaving too", murmuré en boucle — une sortie collective, douce et inéluctable, vers quelque chose qu'on ne voit pas encore.
Il y a dans "Laymelli" une sensation étrange dès les premières secondes — celle d'entendre quelqu'un parler à travers un voile, depuis un endroit qu'on ne saurait pas tout à fait nommer. Agnes Obel s'adresse à un être qu'elle appelle "Layman", mi-nom propre mi-concept, et la question qu'elle lui pose est vertigineuse : "Did your mind crawl out of the sand?" On imagine quelque chose qui émerge lentement, péniblement, d'une matière lourde et aveugle.
Une présence qui se cherche
Au fil du texte, une voix s'affirme — "Here I am now all in my body core" — mais pour aussitôt se dissoudre : "blowing away". C'est ce mouvement de va-et-vient, cette respiration entre présence et disparition, qui donne à la chanson son atmosphère si particulière. On pense à une conscience qui tente de se saisir elle-même sans jamais y parvenir tout à fait, comme si le fait même d'exister était un processus jamais achevé. La boue, le sable, l'obscurité des yeux — tout ici renvoie à quelque chose de primordial, presque préhumain.
Le vertige du recommencement
Là où la chanson bascule vraiment, c'est dans ce passage dense et presque choral : "Meet you as a creature who is locked into a reason" (Te rencontrer en tant que créature enfermée dans une raison). Il y a quelque chose de douloureux dans cette image — l'idée d'une intelligence piégée dans ses propres schémas, condamnée à "go on through it all again", à tout traverser encore. "Nothing is the same again" se répète jusqu'à devenir presque une incantation, et c'est peut-être là le paradoxe central : chaque cycle transforme, même quand on a l'impression de tourner en rond. La chanson se referme sur "We are leaving too", murmuré en boucle — une sortie collective, douce et inéluctable, vers quelque chose qu'on ne voit pas encore.