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Paroles de la chanson ¿Y Ahora Qué? par

Este territorio me es desconocido
No encuentro camino que haga sentido
Sé que es momento de seguir
Debo de beber el elixir
Juro, aún te amo, pero me tengo que ir
Por ahí escuché que era pan comido
Pero mil demonios me hablan al oído

Debo derrumbar y construir
Debo empezar la obra gris
Juro, estoy dispuesto, mas no sé qué hacer aquí
No sé qué hacer

Oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh
¿Para dónde hacia el perdón?
No lo encuentro
Oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh
Asistencia, que pierdo la, pierdo la cabeza

Caminando a ciegas, bloqueando el sonido
Vaya distracción tu cama y tus ruidos
Todo el dañó que hay por resarcir
Vivir de rodillas hasta el fin
Nena, estoy dispuesto, pero tengo que partir
No tengo una duda, se perdió el partido
Los que creía amigos, todos ya se han ido

Tal vez su ejemplo debo de seguir
Nada tengo ya que hacer aquí
Nena, aún te amo, pero me tengo que ir

Oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh
¿Para dónde hacia el perdón?
No lo encuentro
Oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh
Asistencia, que pierdo la, pierdo la cabeza

Sin encontrar las rimas se viene el mundo encima
Y pierdo la, pierdo la sonrisa
Palabras incorrectas compran tiempo mientras
Pierdo la, pierdo la cabeza

Oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh
Oh-oh-oh-oh-oh, oh-oh-oh
Oh-oh-oh

Regálame la fuerza, requiero asistencia
Pues pierdo la, pierdo la cabeza
Extraño la belleza, mas ya cerré la puerta
Y pierdo la, pierdo la cabeza
La cabeza
La cabeza
La cabeza
La cabeza

Que racontent les paroles de la chanson ¿Y Ahora Qué? de José Madero ?

La tête qui se dérobe

Il y a quelque chose de particulièrement troublant dans cette chanson : elle commence avec des mots, des phrases construites, une intention claire — et elle finit presque sans langue. Comme si José Madero avait voulu documenter en temps réel le moment où la pensée capitule face à la douleur.

Au départ, le narrateur essaie encore de faire tenir le récit. Il sait qu'il doit partir, il le répète — « juro, aún te amo, pero me tengo que ir », je jure, je t'aime encore, mais je dois m'en aller. Il y a une lucidité dans ces lignes, presque clinique. Il a pris sa décision. Sauf que décider de partir et savoir où aller sont deux choses très différentes, et c'est précisément dans cet écart que la chanson s'installe.

Quand l'amour reste mais que le reste s'effondre

« Caminando a ciegas, bloqueando el sonido » — marchant à l'aveugle, bloquant les sons. Le deuxième couplet change quelque chose dans la texture du morceau. On n'est plus dans la résolution, on est dans la dissociation. Le bruit du passé — « tu cama y tus ruidos », ton lit et tes bruits — devient une distraction, presque une agression. Et autour, le silence : les amis ont disparu, le match est perdu. Il ne reste que ce territoire vide dont il parlait au début, maintenant encore plus nu.

Ce qui touche, c'est que l'amour n'est pas nié. Il est juste insuffisant. « Nena, aún te amo, pero me tengo que ir » revient comme un refrain douloureux, une vérité qu'on se répète pour se convaincre qu'on fait le bon choix sans vraiment y croire tout à fait.

Le vertige des derniers mots

Vers la fin, quelque chose lâche. « Sin encontrar las rimas se viene el mundo encima » — sans trouver les rimes, le monde s'écroule — et c'est exactement ce qu'on entend : les mots se raréfient, « pierdo la cabeza » revient en boucle jusqu'à devenir presque une incantation, puis « la cabeza, la cabeza, la cabeza » seul, répété, comme un écho dans une pièce vide. José Madero ne cherche plus à expliquer. Il laisse juste la chanson tourner sur elle-même, épuisée, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à dire — ce qui est peut-être la chose la plus juste qu'on puisse faire quand on ne sait vraiment pas quoi faire.

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