Paroles de la chanson No Such Thing as Silence par
Oh, why
Oh, why
Would you wanna lie and cover me?
Would you wanna lie and cover me?
I'm amazed
I'm amazed
You say you wore silence
That you never had someone to rely on
In the age of islands
I see you there with no one to rely on
What if I would run to where your eyes have gone
On a naked sky above the time we've lost
Behind your eyes, I see a trail of dust
Oh, why
Would you wanna lie and cover me?
Would you wanna lie and cover me?
I'm amazed
I'm amazed
You say you wore silence
That you never had someone to rely on
In the age of islands
I see you there with no one to rely on
What if I would run to where your eyes have gone
On a naked sky above the time we've lost
Behind your eyes, I see a trail of dust
As if there's no such thing as silence
Before it's over
But nothing is over
I'm amazed
You say you wore silence
Diving into these moments of the past
In the age of islands
A mind has to have a moment to relax
What if I would run to where your eyes have gone
On a naked sky above the time we've lost
Behind your eyes, I see a trail of dust
As if there's no such thing as silence
Before it's over
Before it's over
But nothing is over
I'm amazed
You say you wore silence
Diving into these moments of the past
In the age of islands
A mind has to have a moment to relax
What if I would run to where your eyes have gone
On a naked sky above the time we've lost
Behind your eyes, I see a trail of dust
As if there's no such thing as silence
Before it's over
But nothing is over
Do you cover every signal, every wave?
Do you cover?
I'm amazed
I'm amazed
I'm amazed
I'm amazed
Do you cover every signal, every wave?
Do you cover?
I'm amazed
I'm amazed
I'm amazed
I'm amazed
Que racontent les paroles de la chanson No Such Thing as Silence de Agnes Obel ?
Quand le silence devient une peau
Il y a des voix qui semblent venir de très loin, comme si elles traversaient une épaisseur d'air et de temps avant d'atteindre l'oreille. Celle d'Agnes Obel est de celles-là. Dans "No Such Thing as Silence", elle s'adresse à quelqu'un qui s'est enveloppé dans le mutisme comme on enfile un manteau — non pas pour se protéger du froid, mais pour disparaître.
Dès les premiers vers, la chanson installe une atmosphère d'étrangeté douce. "Would you wanna lie and cover me?" — veux-tu mentir et me recouvrir ? La question flotte sans vraiment attendre de réponse. On est dans un espace entre deux personnes qui ne se rejoignent pas tout à fait, dans cet écart familier entre ce qu'on dit et ce qu'on tait.
L'archipel des solitaires
L'image de l'"age of islands" revient deux fois, comme une obsession géographique. Une ère où chacun est son propre îlot, sans pont, sans passerelle. Et pourtant la narratrice n'abandonne pas : "What if I would run to where your eyes have gone" — et si je courais jusqu'où ton regard est parti ? Il y a dans cette phrase quelque chose d'à la fois touchant et désespéré, l'élan vers quelqu'un dont on sait qu'il s'est déjà absenté de lui-même.
Obel parle de "diving into these moments of the past" — plonger dans les instants du passé — et c'est exactement ce que fait la musique elle-même : elle creuse doucement, elle descend.
Amazed, encore et encore
La chanson se termine dans une boucle de stupéfaction répétée, "I'm amazed" quatre fois de suite, comme si la narratrice n'arrivait pas à sortir de cet état d'ébahissement face à l'autre. Pas un émerveillement joyeux : plutôt une sidération tranquille devant l'opacité d'un être humain qui refuse d'être vu. Et la phrase "nothing is over" suspendue là, refusant toute conclusion, rappelle que le silence — même celui qu'on choisit — n'efface rien. Il couve, il attend, il gronde sous la surface. Agnes Obel en a fait une chanson qui ressemble exactement à ça.
Il y a des voix qui semblent venir de très loin, comme si elles traversaient une épaisseur d'air et de temps avant d'atteindre l'oreille. Celle d'Agnes Obel est de celles-là. Dans "No Such Thing as Silence", elle s'adresse à quelqu'un qui s'est enveloppé dans le mutisme comme on enfile un manteau — non pas pour se protéger du froid, mais pour disparaître.
Dès les premiers vers, la chanson installe une atmosphère d'étrangeté douce. "Would you wanna lie and cover me?" — veux-tu mentir et me recouvrir ? La question flotte sans vraiment attendre de réponse. On est dans un espace entre deux personnes qui ne se rejoignent pas tout à fait, dans cet écart familier entre ce qu'on dit et ce qu'on tait.
L'archipel des solitaires
L'image de l'"age of islands" revient deux fois, comme une obsession géographique. Une ère où chacun est son propre îlot, sans pont, sans passerelle. Et pourtant la narratrice n'abandonne pas : "What if I would run to where your eyes have gone" — et si je courais jusqu'où ton regard est parti ? Il y a dans cette phrase quelque chose d'à la fois touchant et désespéré, l'élan vers quelqu'un dont on sait qu'il s'est déjà absenté de lui-même.
Obel parle de "diving into these moments of the past" — plonger dans les instants du passé — et c'est exactement ce que fait la musique elle-même : elle creuse doucement, elle descend.
Amazed, encore et encore
La chanson se termine dans une boucle de stupéfaction répétée, "I'm amazed" quatre fois de suite, comme si la narratrice n'arrivait pas à sortir de cet état d'ébahissement face à l'autre. Pas un émerveillement joyeux : plutôt une sidération tranquille devant l'opacité d'un être humain qui refuse d'être vu. Et la phrase "nothing is over" suspendue là, refusant toute conclusion, rappelle que le silence — même celui qu'on choisit — n'efface rien. Il couve, il attend, il gronde sous la surface. Agnes Obel en a fait une chanson qui ressemble exactement à ça.