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Paroles de la chanson Faustian Deal par Agnes Obel

Album : The Meaning of Flowers

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Paroles de la chanson Faustian Deal par

Like a forest of flames
Like our fiery someday
What would it be to hold the world apart?
Would it be another fable with another plot?

Did you wanna be with an edge apart
Dreaming of the day when your mind goes “wah”?
(Did you wanna be like a Minerva
Dreaming of a knife, waking with a scar?)
Drum, Drum, what will I do?
I'm nowhere where I wanna be when I wanna go with you

Down the dawn (the dawn, the dawn)
I am, I fall
I am, I fall with your hands in mine

Like what my lips never say
A Faustian deal is a housebreak
What would it be to reach beyond the mind?
With no false or true to define?
(Poor world, cruel world)

Did you wanna be with an edge apart
Dreaming of the day when your mind goes “wah”?
(Did you wanna be like Minerva
Dreaming of a knife, waking with a scar?)
Drum, Drum, what will I do
I'm nowhere where I wanna be when I wanna go with you

Open the door (the door, the door)
I am, I fall
I am, I fall with your hands in mine

Que racontent les paroles de la chanson Faustian Deal de Agnes Obel ?

Une forêt qui brûle doucement

Il y a des chansons qui vous trouvent au mauvais moment — ou au bon, selon comment on regarde. « Faustian Deal » d'Agnes Obel est de celles-là. Elle commence comme un murmure posé sur des braises : une forêt de flammes, un avenir incandescent, une question lancée dans le vide. Qu'est-ce que ce serait, tenir le monde à distance ? La voix d'Obel ne cherche pas à répondre. Elle laisse la question flotter, comme la fumée après l'incendie.

Tomber les yeux ouverts

On entre dans le cœur de la chanson par une image qui dérange : Minerve — celle qui incarne la sagesse, la stratégie, la clarté — rêvant d'un couteau et se réveillant avec une cicatrice. Agnes Obel retourne le mythe sur lui-même. Aspirer à la lucidité, à comprendre plus que ce que l'esprit peut contenir, ça laisse des marques. Et puis arrive ce vers, presque jeté entre parenthèses dans le texte : « A Faustian deal is a housebreak ». Le pacte avec le diable n'est plus une cérémonie nocturne au carrefour — c'est une effraction, quelque chose qui entre par effraction dans votre vie ordinaire, dans votre maison, dans votre tête. Obel rend le mythe terriblement concret.

Le fil qui retient

Ce qui rend la chanson troublante, c'est que toute cette métaphysique — les pactes, les dieux, les bords de l'esprit — se ramène finalement à quelqu'un qu'on veut rejoindre et qu'on n'atteint pas. « I'm nowhere where I wanna be when I wanna go with you. » La frustration est nue, sans ornement. Et le refrain revient comme une respiration qui se coupe : « I am, I fall with your hands in mine » — tomber, mais pas seul. La porte qu'on ouvre à la fin, on ne sait pas ce qu'elle donne. C'est peut-être ça, le vrai pacte : accepter de ne pas savoir, et avancer quand même, mains jointes dans le vide.

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