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Paroles de la chanson JetLag (traduction) par Tiakola

featuring : Jorja Smith

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Paroles de la chanson JetLag (traduction) par

[Tiakola]
Hey

[Tiakola]
Je sors d'un rêve mais je vis un cauchemar dans un monde à part des gens autour de moi
Mon temps est compté en despi entre le voyage rapide et les réunions familiales
Faut que je pique comme une abeille, vole comme un papillon, bing, je disparais, vite comme Houdini
Babe, dis-moi tout, il y a mon vol dans 20 minutes
Merde, je perds des gens mais la vida continue
J'avais de l'espoir, j'ai tué l'espoir au final, c'est pas moi, c'est le temps qui l'emporte
J'ai accepté qu'on peut pas plaire à tout le monde, qu'on peut pas mettre tout le monde d'accord

[Tiakola]
Tôt le matin, je prends l'avion, pas le temps d'un repos ni me voir devant le miroir, lendemain, ça repart
J'ai pas pu en profiter à cause du jet lag
J'ai pas pu en profiter, j'vis en jet lag
Je sais pas quelle heure il est, je ne sais plus où j'en suis, la famille, les amis, les affaires du ness-bui
J'ai pas pu en profiter à cause du jet lag
J'ai pas pu en profiter, j'vis en jet lag
Oh, oh, l'avion c'est devenu mon pote
L'hôtel c'est devenu ma planque
J'ai du mal à reconnaître ma porte, quand je rentre, quand je rentre
L'avion c'est devenu mon pote
L'hôtel c'est devenu ma planque
J'ai du mal à reconnaître ma porte, quand je rentre, quand je rentre

[Jorja Smith]
Sur la route, pas le temps de faire des plans
Tellement de temps sur la route pour s'en montrer reconnaissant
Parfois je me suis senti seul en rentrant chez moi
Quand j'ai fini le soir, il n'y a personne
Toujours le sourire quand les projecteurs sont allumés, mais j'ai pleuré entre les prises que j'ai chantées
Je t'aime parce que tu comprends, pas besoin d'expliquer quand je change tous mes plans
J'ai raté ton appel hier, c'est sympa que tu aies pensé à moi
Maman va bien, ton père est toujours pareil ?
Ton frère a tellement grandi, tellement de choses ont changé
Mon vol part à 2h, on essaie de se rattraper une prochaine fois

[Tiakola]
Navigo, le métro, le boulot, les soucis, la cité, l'bâtiment et les cités voisines
J'ai dû faire des sacrifices pour en être là
J'ai dû faire des sacrifices pour en être là
J'sais pas quelle heure il est, je ne sais plus où j'en suis, la famille, les amis, les affaires du ness-bui
J'ai dû faire des sacrifices pour en être là
J'ai dû faire des sacrifices pour en être là
Oh, oh, la galère c'est devenu ma pote
Le hall c'est devenu ma planque
J'ai du mal à reconnaître ma porte, quand je rentre, quand je rentre
La galère c'est devenu ma pote
Le hall c'est devenu ma planque
J'ai du mal à reconnaître ma porte, quand je rentre, quand je rentre

[Tiakola & Jorja Smith]
Et mon téléphone sonne quand je suis seul sur scène
Une fois en backstage, j'dois faire semblant
J'vis ça H24, sept jours sur sept
Pour les miens j'aurais bientôt le temps
C'est : la famille, y a rien de plus important
Famille, y a rien de plus important (Oh)
La famille, y a rien de plus important (Humh)
Famille, y a rien de plus important (Yeah, woh-oh)

[Tiakola, Jorja Smith]
Mon téléphone sonne quand je suis seul sur scène (La famille, la famille)
Une fois en backstage, j'dois faire semblant (La famille, la famille)
J'vis ça H24, sept jours sur sept (La famille)
Pour les miens j'aurais bientôt le temps (Fa-a-a)
C'est : la famille (La famille), y a rien de plus important (La famille, la famille)
Famille, y a rien de plus important (La famille, la famille)
La famille, y a rien de plus important (La famille)
Famille, y a rien de plus important (Fa-a-a)

Que racontent les paroles de la chanson JetLag (traduction) de Tiakola ?

Vingt minutes avant le vol

Il y a quelque chose de vertigineux dans l'image qui ouvre « JetLag » : Tiakola demande à quelqu'un de lui dire tout ce qu'il y a à dire, parce que son vol part dans vingt minutes. Vingt minutes. C'est tout ce qu'il reste à offrir à ceux qu'il aime, coincé entre deux embarquements, entre deux versions de lui-même.

La chanson installe dès ses premières secondes cette atmosphère de transit permanent, de vie vécue en salle d'attente. On pense à ces nuits d'hôtel interchangeables, à ces matins où on ne sait plus vraiment dans quelle ville on se réveille. « L'avion c'est devenu mon pote, l'hôtel c'est devenu ma planque » — Tiakola ne se plaint pas frontalement, il constate, avec cette façon qu'il a de poser les choses à plat, sans pathos excessif, en laissant les mots faire le boulot.

Deux voix, une même solitude

Là où le morceau devient vraiment fort, c'est quand Jorja Smith entre. En anglais, depuis son propre décalage horaire à elle, elle raconte la même chose avec ses mots à elle : les appels manqués, la mère qui va bien, le frère qui a grandi pendant qu'elle était ailleurs. « I've cried between the takes I've sang » — elle a pleuré entre deux prises de studio, le genre de détail intime qui fait mal parce qu'il sonne trop juste. Ensemble, les deux artistes dessinent une géographie de l'absence, et leur refrain final — « famille, y a rien de plus important » — résonne d'autant plus fort qu'on sent qu'ils le chantent pour se convaincre eux-mêmes.

Là d'où l'on vient

Mais Tiakola glisse une autre couche encore, celle du passé. Dans un couplet miroir, il réécrit son refrain avec les mots d'avant la célébrité : la galère à la place de l'avion, le hall d'immeuble à la place de l'hôtel. C'est le même homme qui a du mal à reconnaître sa porte, qu'il vienne de descendre d'un vol international ou de remonter d'une nuit de galère en cité. Le jet lag, au fond, c'est aussi ça : ne plus tout à fait appartenir à l'endroit d'où l'on vient, sans appartenir non plus à celui où l'on est arrivé.

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