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Paroles de la chanson Covered In Mud (traduction) par

[Couplet 1]
Une main sur le micro, l'autre dans mon froc
À polir la rouille
T'es juste une histoire d'horreur que j'écris sur ma guitare d'enfance
Un pied sur le tapis persan, l'autre dans ma botte
Couverte de sang
Ce type en Louisiane ressemble à mon béguin d'enfance

Et il me fait rougir
À travers ces yeux brouillés, ça ressemble à de l'amour

Je suis un homme en fuite, je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue

[Couplet 2]
Assise au bar des routiers
Juste moi, le whisky, et Amy Bill
Elle a une histoire triste, triste
Moi aussi, on est comme deux gouttes d'eau
Ce con en Daisy Dukes
M'a touché la jambe, essayant de me vendre du bon temps
J'ai dit : « Désolée, chéri
C'est pas ce que je cherche ce soir »

Mais t'es mon genre
Mais j'ai rendez-vous avec la télé et du mauvais vin rouge

[Refrain]
Je suis un homme en fuite, je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue
Je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue
Je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue

[Couplet 3]
Je garde ma culotte
Mais rien ne fait du bien, rien ne va bien
Rien de ce que je fais, rien de ce que j'écris ne ressemble aux tubes à la radio, oh
Un poing plein d'Adderall
Du maïs sur le gril dans le jardin
La fumée monte en volutes
Ça sent lui et moi je sens la merde
Je sue à grosses gouttes et j'écris des listes
J'étouffe ce sentiment à coups de poings

[Refrain]
Je suis un homme en fuite, je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue
Je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue
Je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue

[Pont]
Eau bénite, sainte roulée
7/11 et Marlboro Rouges
Eau bénite, sainte roulée
7/11 et Marlboro Rouges
Parce que j'y suis allée, j'ai fait tout ça
J'ai vu toutes ces conneries
Mais quand même, je ne me sens pas bien
Quand même, ça ne ressemble pas à
J'y suis allée, j'ai fait tout ça
J'ai vu toutes ces conneries
Mais quand même, je ne me sens pas bien
Mon Dieu, je suis couverte de boue

[Outro]
Parce que je suis un homme en fuite, je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue, boue, boue, boue, boue
Je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue (Woo)
(Un homme en fuite) Je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue
Je brûle vif mon bébé
Mon Dieu, je suis couverte de boue
(Boue)

Que racontent les paroles de la chanson Covered In Mud (traduction) de Remi Wolf ?

Un bar de routiers, une âme qui fuit

Imagine une route quelque part dans le Sud américain, la nuit, les néons d'un 7-Eleven qui clignotent dans le rétroviseur. C'est dans cet espace flottant, entre deux villes et deux versions de soi-même, que Remi Wolf pose son histoire. "Covered In Mud" commence comme une scène de film indépendant un peu tordu — "one hand on the microphone, the other one down my pants" — et ne lâche plus prise.

Wolf a ce talent rare de rendre le malaise presque drôle, presque tendre, avant de le laisser s'effondrer sur toi. Le narrateur est en fuite. Pas d'une personne précisément, plutôt d'un sentiment, d'une relation qui colle encore à la peau comme de la boue — "I'm burning off my baby", répète-t-il, comme si en disant la phrase assez fort il finirait par s'en convaincre.

Amy Bill et les inconnus du bord de route

Il y a quelque chose d'étrangement chaleureux dans la scène du bar de routiers. Le narrateur s'assoit, commande un whiskey, et trouve une compagne inattendue en Amy Bill, une femme au "sad, sad story" qui lui fait penser qu'ils sont peut-être jumeaux dans leur malheur respectif. Puis il y a cet inconnu en Daisy Dukes qui pose la main sur sa cuisse — Wolf le repousse poliment, "I'm not in the business of that tonight", mais concède aussitôt, presque malgré lui : "but you are my type". La solitude a ses propres règles de séduction, et le narrateur les connaît toutes.

Ce qui est beau dans l'écriture de Wolf, c'est qu'il ne moralise jamais. Il observe, il note, il accumule les détails avec une précision presque comptable — le maïs sur le gril, l'odeur de l'autre qui s'accroche encore, "a fist full of Adderall" — et laisse le tableau parler.

La boue comme état permanent

Vers la fin, quelque chose se fissure vraiment. "I've been there, done that, I've seen all that crap, but still I don't feel right" — la formule du blasé cache mal une vraie détresse. L'expérience n'a rien résolu. Le mouvement perpétuel n'a rien brûlé du tout. Et le "Dear God, I'm covered in mud" qui revient en boucle finit par ressembler moins à une plainte qu'à un état des lieux resigné : c'est comme ça, la boue est là, et on continue quand même à rouler.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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