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Paroles de la chanson Bohemian Rhapsody (Traduction) par Queen

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Paroles de la chanson Bohemian Rhapsody (Traduction) par

Est-ce la vraie vie ? Est-ce juste un fantasme ?
Pris dans un glissement de terrain, sans échappatoire à la réalité
Ouvre les yeux, lève les yeux vers le ciel et regarde
Je ne suis qu'un pauvre garçon, je n'ai pas besoin de pitié (Ooh, pauvre garçon)
Car je suis facile à gagner, facile à perdre, un peu haut, un peu bas
De toute façon, où que le vent souffle (Ooh, le vent souffle)
Ça ne m'importe vraiment pas, pas du tout

Maman, je viens de tuer un homme
J'ai appuyé un pistolet contre sa tête, j'ai appuyé sur la gâchette, maintenant il est mort
Maman, ma vie venait juste de commencer
Mais maintenant j'ai tout gâché
Maman, ooh, je ne voulais pas te faire pleurer
Si je ne suis pas de retour d'ici demain
Continue, continue comme si rien n'avait vraiment d'importance

Trop tard, mon heure est venue
Des frissons me parcourent l'échine, mon corps souffre tout le temps
Adieu, tout le monde, je dois partir
Je dois vous laisser tous derrière moi et faire face à la vérité
Maman, ooh (De toute façon, où que le vent souffle)
Je ne veux pas mourir (Ooh)
Je souhaite parfois n'être jamais né du tout (Ooh, ooh, ooh, ooh, ooh)

Je vois une petite silhouette d'un homme
Scaramouche, Scaramouche, veux-tu faire le Fandango ?
Coup de tonnerre et éclair, très, très effrayant pour moi
(Galileo) Galileo, (Galileo) Galileo, Galileo Figaro
Magnifico (Oh-oh-oh-oh)
Mais je ne suis qu'un pauvre garçon, personne ne m'aime
Ce n'est qu'un pauvre garçon d'une famille pauvre
Épargnez-lui la vie face à cette monstruosité
Facile à gagner, facile à perdre, vas-tu me laisser partir ?
Bismillah, non, nous ne te laisserons pas partir (Laisse-le partir)
Bismillah, nous ne te laisserons pas partir (Laisse-le partir)
Bismillah, nous ne te laisserons pas partir (Laisse-moi partir)
Ne te laisserons pas partir (Laisse-moi partir)
(Jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais me laisser partir) Ne te laisserons pas partir
Oh-oh-oh-oh
Non, non, non, non, non, non, non
Oh, mamma mia, mamma mia (Mamma mia, laisse-moi partir)
Belzébuth a un diable mis de côté pour moi, pour moi, pour moi

Alors tu crois que tu peux me lapider et cracher dans mon œil ?
Alors tu crois que tu peux m'aimer et me laisser mourir ?
Oh, bébé, tu ne peux pas me faire ça, bébé
Je dois juste partir, je dois juste filer d'ici

(Ooh)
(Ooh, yeah, ooh, yeah)
Rien n'a vraiment d'importance, tout le monde peut le voir
Rien n'a vraiment d'importance
Rien ne m'importe vraiment
De toute façon, où que le vent souffle

Que racontent les paroles de la chanson Bohemian Rhapsody (Traduction) de Queen ?

Quand une chanson décide de ne ressembler à rien

Il y a des morceaux qui demandent à être écoutés, et puis il y a Bohemian Rhapsody — une chanson qui s'impose, qui envahit, qui ne laisse aucune sortie de secours. Dès la première ligne, "Is this the real life? Is this just fantasy?", on comprend qu'on ne va pas simplement écouter un tube. On va traverser quelque chose.

Freddie Mercury ouvre le morceau comme on ouvre les yeux dans un mauvais rêve. Le narrateur ne sait pas où il est, ne sait pas très bien ce qui est vrai. Il se définit lui-même comme "a poor boy" qui n'a besoin de rien, qui va où le vent le porte — mais cette désinvolture sonne faux dès le départ. C'est la désinvolture de quelqu'un qui a déjà tout perdu.

Un aveu à voix haute

Et puis vient l'aveu. "Mama, just killed a man" — prononcé sans crier, presque avec douceur, ce qui le rend encore plus dévastateur. Le narrateur s'adresse à sa mère comme un enfant qui revient du dehors avec quelque chose de cassé entre les mains. Il ne demande pas le pardon. Il demande juste qu'elle continue, "carry on, as if nothing really matters". Cette phrase résonne longtemps après qu'on l'a entendue.

La culpabilité prend ensuite une forme étrange, presque carnavalesque. Scaramouche, Galileo, Beelzebub — le procès intérieur du narrateur se transforme en opéra grotesque, peuplé de figures qui l'accusent et de voix qui se répondent. "Bismillah, we will not let you go" — l'invocation divine mêlée au chaos, le sacré et le théâtral qui se heurtent sans se résoudre. C'est vertigineux, délibérément inconfortable, et pourtant on ne peut pas décrocher.

La dernière lumière avant le silence

La colère surgit brièvement — "so you think you can stone me and spit in my eye?" — avant que tout ne retombe. Pas dans la paix, mais dans quelque chose de plus étrange : une résignation presque sereine. "Nothing really matters to me." La boucle se ferme. Le vent souffle n'importe où. Bohemian Rhapsody ne donne pas de réponses parce que Mercury n'en avait peut-être pas. Ce qu'il a donné à la place, c'est quelque chose de plus rare : la sensation exacte de ne pas savoir.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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