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Paroles de la chanson Labour (Traduction) par Paris Paloma

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Paroles de la chanson Labour (Traduction) par

(Un, deux, trois)

Pourquoi t'accroches-tu
Si fort
À la corde à laquelle je suis suspendu
Pour sortir de cette île ?
C'était un plan d'évasion (C'était un plan d'évasion)
Je l’ai soigneusement chronométré
Alors laisse-moi partir
Et plonger dans les vagues ci-dessous

Qui s'occupe des vergers ?
Qui répare les pignons ?
Torture émotionnelle
De la tête de ta table haute
Qui va chercher l'eau
De la source des montagnes rocheuses ?
Et redescendre
Sentir tes mots et le mal qu’ils causent ?
Et je commence à me fatiguer

Les capillaires de mes yeux éclatent
Si notre amour mourait, serait-ce la pire des choses ?
Pour quelqu'un que je pensais être mon sauveur
Tu me fais faire beaucoup de travail
La peau calleuse de mes mains craque
Si notre amour se termine, serait-ce une mauvaise chose ?
Et le silence hante notre chambre à coucher
Tu me fais faire trop de travail

(Tu me fais faire trop de travail)

Je m’excuse
Mais tu ne le fais jamais
Trop occupé à boire
Et à manger
Je sais que tu es un homme intelligent (je sais que tu es un homme intelligent)
Et armer
La fausse incompétence
C'est de la domination

Si nous avions une fille
Je ne pourrais pas la sauver
La torture émotionnelle
De la tête de ta table haute
Elle ferait ce que tu lui as appris
Elle rencontrerait le même destin cruel
Alors maintenant je dois fuir
Pour réparer cette erreur
Je dois au moins essayer

Les capillaires de mes yeux éclatent
Si notre amour mourait, serait-ce la pire des choses ?
Pour quelqu'un que je pensais être mon sauveur
Tu me fais faire beaucoup de travail
La peau calleuse de mes mains craque
Si notre amour se termine, serait-ce une mauvaise chose ?
Et le silence hante notre chambre à coucher
Tu me fais faire trop de travail

Toute la journée, tous les jours : Thérapeute, mère, bonne
Nymphe, puis infirmière vierge, et servante
Juste un appendice, je vis pour l'assister
Pour qu'il ne lève jamais le petit doigt
Une machine à bébé qui marche 24h/24 7j/7
Pour qu'il puisse réaliser son rêve d’avoir une grande maison familiale avec jardin
Ce n'est pas un acte d'amour si tu lui fais
Tu me fais faire trop de travail
Toute la journée, tous les jours : Thérapeute, mère, bonne
Nymphe, puis infirmière vierge, et servante
Juste un appendice, je vis pour l'assister
Pour qu'il ne lève jamais le petit doigt
Une machine à bébé qui marche 24h/24 7j/7
Pour qu'il puisse réaliser son rêve d’avoir une grande maison familiale avec jardin
Ce n'est pas un acte d'amour si tu lui fais
Tu me fais faire trop de travail

Les capillaires de mes yeux éclatent (Toute la journée, tous les jours : Thérapeute, mère, bonne)
Si notre amour mourait, serait-ce la pire des choses ? (Nymphe, puis infirmière vierge et servante)
Pour quelqu'un que je pensais être mon sauveur (juste un appendice, je vis pour l'assister)
Tu me fais faire beaucoup de travail (pour qu'il ne lève jamais le petit doigt)
La peau calleuse de mes mains craque (Une machine à bébé qui marche 24h/24 7j/7)
Si notre amour se termine, serait-ce une mauvaise chose ? (Pour qu'il puisse réaliser son rêve d’avoir une grande maison familiale avec jardin)
Et le silence hante notre chambre (Ce n'est pas un acte d'amour si tu lui fais)
Tu me fais faire trop de travail

Que racontent les paroles de la chanson Labour (Traduction) de Paris Paloma ?

Elle tient la corde et lui s'y accroche

Il y a des chansons qui commencent là où les autres n'osent pas aller. "Labour" de Paris Paloma s'ouvre sur une image radicale : une femme suspendue à une corde au-dessus des vagues, et un homme qui s'y agrippe pour l'empêcher de sauter. Ce qui devait être une fuite — "this was an escape plan" — devient une scène de plus où elle doit s'expliquer, négocier, supplier qu'on la laisse partir. Le ton est donné. Ce n'est pas une chanson de rupture romantique. C'est le récit d'une évasion nécessaire.

L'usure au quotidien

Au fil des couplets, Paris Paloma dresse un portrait d'une relation où tout repose sur ses épaules. Elle décrit des mains dont la peau calleuse se craquelle — "the calloused skin on my hands is crackin'" — une fatigue qui remonte jusqu'aux vaisseaux sanguins des yeux. Il n'y a rien de dramatique dans ces images, et c'est précisément ce qui les rend si lourdes. Ce n'est pas une grande scène de violence. C'est l'accumulation silencieuse, le lit hanté par le silence, les excuses qui ne viennent jamais que d'un seul côté, lui qui mange et pique avec sa fourchette pendant qu'elle s'excuse encore.

Son intelligence à lui est une arme. Elle le dit sans détour : il sait très bien ce qu'il fait quand il feint de ne pas savoir faire. La fausse incompétence, c'est une forme de contrôle déguisé en maladresse.

Partir avant que ça recommence

Ce qui bascule dans le dernier tiers de la chanson, c'est l'apparition d'une fille imaginaire. Si elles avaient une fille, elle apprendrait les mêmes gestes, rencontrerait le même destin — "she'd meet the same cruel fate". Cette projection vers l'avenir transforme la fuite personnelle en acte de transmission. Partir, c'est aussi refuser que le schéma se perpétue.

Alors le pont arrive comme une déflagration : la liste de tous les rôles qu'on lui a fait jouer — thérapeute, mère, femme de chambre, nymphe, vierge, infirmière, servante — scandée deux fois, puis superposée au refrain dans le final. Deux voix qui parlent en même temps, deux réalités qui coexistent. "It's not an act of love if you make her" : ce n'est pas de l'amour si tu l'obliges. Paris Paloma ne crie pas. Elle constate, et c'est encore plus dévastateur.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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