Paroles de la chanson get her the fucking flowers (traduction) par
C'était grotesque, je tenais le bouquet de fleurs
Comme une tête coupée
Comme si c'était une carcasse dont je me nourrirais en hiver
Je savais à quel point ces choses étaient rares
Et alors, je l'ai ramené chez moi, tu as même pris une photo
Je le tenais en l'air comme si je l'avais pêché à l'hameçon
Tes actes d'amour sont-ils si rares ? Pour être commémorés
Comme une bête que j'aurais abattue
Et je survivrais à la disette, j'irais jusqu'à avoir faim
Comme une tête coupée
Comme si c'était une carcasse dont je me nourrirais en hiver
Je savais à quel point ces choses étaient rares
Et alors, je l'ai ramené chez moi, tu as même pris une photo
Je le tenais en l'air comme si je l'avais pêché à l'hameçon
Tes actes d'amour sont-ils si rares ? Pour être commémorés
Comme une bête que j'aurais abattue
Et je survivrais à la disette, j'irais jusqu'à avoir faim
Juste pour prouver que tu tiens à moi
Pour me sentir aimée par toi, je ferais avec
J'ai dit avant que je supporte mieux le froid en te connaissant
J'irais à la chasse, et quoi que je ramène
Je l'emballerais et le déposerais à ta porte
Juste pour que tu puisses me l'offrir
Et je te remercierais, te remercierais si chaleureusement
Tu sais que j'en ferais durer chaque miette et j'en lécherais jusqu'à la dernière goutte
J'utiliserais tous les os pour faire de délicats carillons
Et je me réchaufferais en hiver avec la peau brute de l'animal
Pour toutes mes allusions, tu t'es arrêté à une seule fois
Pour me sentir aimée par toi, je ferais avec
J'ai dit avant que je supporte mieux le froid en te connaissant
J'irais à la chasse, et quoi que je ramène
Je l'emballerais et le déposerais à ta porte
Juste pour que tu puisses me l'offrir
Et je te remercierais, te remercierais si chaleureusement
Tu sais que j'en ferais durer chaque miette et j'en lécherais jusqu'à la dernière goutte
J'utiliserais tous les os pour faire de délicats carillons
Et je me réchaufferais en hiver avec la peau brute de l'animal
Pour toutes mes allusions, tu t'es arrêté à une seule fois
Et je survivrais à la disette, j'irais jusqu'à avoir faim
Juste pour prouver que tu tiens à moi
Pour me sentir aimée par toi, je ferais avec
J'ai dit avant que je supporte mieux le froid en te connaissant
Je frémis à cette pensée maintenant
Dans toute son indignité
D'avoir eu besoin de ton amour
De ce que ça m'a fait
Et je ne supplierai plus jamais juste pour être aimée
Ce n'est pas suffisant, ce n'est pas suffisant
Et je survivrais à la disette, j'irais jusqu'à avoir faim
Juste pour prouver que tu tiens à moi
Pour me sentir aimée par toi, je ferais avec
J'ai dit avant que je supporte mieux le froid en te connaissant
Pour me sentir aimée par toi, je ferais avec
J'ai dit avant que je supporte mieux le froid en te connaissant
Que racontent les paroles de la chanson get her the fucking flowers (traduction) de Paris Paloma ?
Quand on apprend à survivre de presque rien
Imagine tenir un bouquet de fleurs comme on tient quelque chose d'improbable, de précieux, presque de dangereux. C'est exactement l'image que Paris Paloma pose au tout début de cette chanson — grotesque, dit-elle, comme une tête coupée. Pas par provocation gratuite, mais parce que c'est exactement ce que ça fait, un geste d'amour quand il est si rare qu'on ne sait plus comment le porter.
Il y a quelque chose de profondément familier dans ce que raconte "get her the fucking flowers". Cette façon de minimiser ses propres besoins, de s'habituer au froid, de se convaincre que ça suffit. "I would go hungry just to prove you care for me" — je préférerais avoir faim juste pour que tu me prouves que tu tiens à moi. La phrase fait mal parce qu'elle sonne juste.
Chasser pour l'autre, recevoir ce qu'on a soi-même apporté
Le cœur du morceau, c'est ce passage vertigineux où elle imagine aller chasser elle-même, ramener la proie, l'emballer, la déposer devant la porte — pour que l'autre puisse la lui offrir. Elle utiliserait tout : les os pour en faire des carillons délicats, la peau brute pour se réchauffer l'hiver. L'image est à la fois belle et désespérée. C'est le portrait d'une personne qui a appris à recycler jusqu'aux miettes, à transformer la pénurie en système de survie. Et qui remerciait, encore et encore, "so profusely", comme si c'était un cadeau.
Une ligne tracée dans le silence
Ce qui rend cette chanson si puissante, c'est sa fin. Pas d'éclat, pas de rage. Juste un frisson rétrospectif — "I cringe at the thought now" — et la honte tranquille de s'être ainsi plié à l'indignité du manque. Paris Paloma ne crie pas. Elle constate. "I will never plead again just to be loved." Je ne supplierai plus jamais juste pour être aimée.
Cette phrase-là, répétée deux fois comme pour s'en convaincre autant que nous convaincre, c'est peut-être la plus difficile à écrire. Parce qu'elle implique d'avoir d'abord supplié. Et de s'en souvenir.
Imagine tenir un bouquet de fleurs comme on tient quelque chose d'improbable, de précieux, presque de dangereux. C'est exactement l'image que Paris Paloma pose au tout début de cette chanson — grotesque, dit-elle, comme une tête coupée. Pas par provocation gratuite, mais parce que c'est exactement ce que ça fait, un geste d'amour quand il est si rare qu'on ne sait plus comment le porter.
Il y a quelque chose de profondément familier dans ce que raconte "get her the fucking flowers". Cette façon de minimiser ses propres besoins, de s'habituer au froid, de se convaincre que ça suffit. "I would go hungry just to prove you care for me" — je préférerais avoir faim juste pour que tu me prouves que tu tiens à moi. La phrase fait mal parce qu'elle sonne juste.
Chasser pour l'autre, recevoir ce qu'on a soi-même apporté
Le cœur du morceau, c'est ce passage vertigineux où elle imagine aller chasser elle-même, ramener la proie, l'emballer, la déposer devant la porte — pour que l'autre puisse la lui offrir. Elle utiliserait tout : les os pour en faire des carillons délicats, la peau brute pour se réchauffer l'hiver. L'image est à la fois belle et désespérée. C'est le portrait d'une personne qui a appris à recycler jusqu'aux miettes, à transformer la pénurie en système de survie. Et qui remerciait, encore et encore, "so profusely", comme si c'était un cadeau.
Une ligne tracée dans le silence
Ce qui rend cette chanson si puissante, c'est sa fin. Pas d'éclat, pas de rage. Juste un frisson rétrospectif — "I cringe at the thought now" — et la honte tranquille de s'être ainsi plié à l'indignité du manque. Paris Paloma ne crie pas. Elle constate. "I will never plead again just to be loved." Je ne supplierai plus jamais juste pour être aimée.
Cette phrase-là, répétée deux fois comme pour s'en convaincre autant que nous convaincre, c'est peut-être la plus difficile à écrire. Parce qu'elle implique d'avoir d'abord supplié. Et de s'en souvenir.