Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Note 44 : Blanche par

Ouais ouais, ouais, ok, ok, hein

Terrible de voir la vie en noir quand les autres la voient rose (ouais)
Teshi et cocaïne cachés, parfumés par la chose (hein, hein)
On parle jamais pour rien, si on l'dit on va faire les choses (bah ouais)
J'balance 365 sons, j'ai pas l'temps d'faire une pause (nan)
Lyricalement, si j'balançais vraiment la vérité, la SACEM supprimerait les sons
Y aurait plus aucun héritier (putain)
Sers-moi un gin mais pas l'tonic
Ça fait deux mois qu'j'ai pas niqué
Elle sent que le cas est torride
J'ai tourné dans ma chambre
J'ramène la boom bap comme la tektonik
J'baise très fort les sionistes, j'le répète comme une punition
J'aimerais qu'l'humain s'réveille, qu'il voie les choses qu'en face de l'unisson
J'en ai marre d'voir des munitions
Si Dieu m'a mis sur terre c'est pas pour rien, j'dois remplir ma mission
C'est toujours Bolloré derrière, donc j'refuse toutes les émissions
J'pense que j'ai perdu la tête, c'est juste une guérison
Ces gros fils de pute m'envoient des pics comme des hérissons
Faut inverser les rôles, là c'est maman qu'nous nourrissons

Nous fais pas l'faux-cul comme celui d'ta racli
J'laisse jamais un plat à moitié, j'm'en rappelle quand ça raclait
L'assiette de pâtes sans beurre, on a pas perdu l'cœur
Pourtant l'industrie c'est les Pyrénées
Y a que d'la blanche même si y a pas d'auteurs

J'ai des problèmes à 200K, j'appelle mon avocat
J'vais baiser ton label, tes rappeurs ainsi que l'État
Nique l'État, c'est fou c'qu'on peut faire avec un micro et une voix
C'est flou, on s'encule aux cachets juste pour rien voir, juste pour rien voir (nan nan)
Écoute le son trois fois juste pour comprendre tout c'que j'veux dire
J'fais des rêves où j'vois les politiciens brûlés à la cire
Wesh, c'est pas normal de checker l'mec qui gère la pharmacie
Le taf est compliqué, j'enchaîne les sons, là faut que j'rappe assis
Sale pétasse, t'as vu l'prix d'l'essence, tu crois qu'j'vais t'donner du gaz
À chaque fois que j'fais du sale, d'la trap, j'envoie patate à Pégase
Faut brûler l'tour du pochon parce que la qualité est trop grasse
Triple diamant, j'm'en bats les couilles, j'rappe toujours sur une vieille terrasse

Ouais ouais, ok, ??? tout dire (ouais)
Y a que la drogue pour m'adoucir (hmm)
J'appelle une timp pour m'assoupir
Klem c'est le mec fermé, enfermé, qui fait que de l'ouvrir
Klem Schen, ok, hein hein, hein
T'as la haine, wesh, ok
Fallait que j'rappe encore parce que demain faut que je rappe encore
On tire partout, on tire partout, on s'en bats les couilles s'il reste des corps (Klem)

Que racontent les paroles de la chanson Note 44 : Blanche de Klem Schen ?

Chambre close, micro ouvert

Il y a quelque chose d'étouffant dans "Note 44 : Blanche". Pas désagréablement — plutôt comme l'air d'une pièce dans laquelle quelqu'un tourne depuis trop longtemps. Klem Schen ne chante pas, il déballe. Et cette sensation de déballage, de sac retourné sur la table, c'est exactement ce qui rend le morceau difficile à lâcher après une première écoute.

Tout commence dans le flou d'une vie entre deux états. Du teshi et de la cocaïne "parfumés par la chose", un gin sans tonic, deux mois de celibat forcé, une chambre dans laquelle on tourne comme une bête. Klem ne cherche pas à romaniser sa condition — il la pose là, sèche, presque clinique. Et pourtant quelque chose déborde. La rage, surtout. Contre l'industrie musicale et ses labels prédateurs, contre les médias tenus par les mêmes mains depuis toujours, contre un État dont il refuse les règles du jeu. "C'est toujours Bolloré derrière, donc j'refuse toutes les émissions" : on est loin de la posture rebelle en carton. C'est une décision, une logique, presque un mode d'emploi.

La mémoire des assiettes vides

Au milieu de cette colère, il y a un moment qui tranche. Une assiette de pâtes sans beurre. La mère qu'on nourrit maintenant parce qu'autrefois c'est elle qui raclait les fonds. Ce flash du passé modeste, glissé entre deux punchlines incendiaires, donne au texte une épaisseur que beaucoup de rappeurs ne s'autorisent plus. Ce n'est pas de la nostalgie — c'est une boussole. Un rappel de ce qui justifie tout le reste.

Le lendemain, rapper encore

La fin du morceau dit quelque chose d'essentiel sur Klem Schen : "fallait que j'rappe encore parce que demain faut que je rappe encore". Pas de victoire, pas de rédemption. Juste la répétition du geste, l'obstination comme seule réponse au chaos. La blanche du titre flotte sur tout ça — note tenue, substance qui engourdit, page à remplir coûte que coûte. Un artiste fermé sur lui-même qui ne fait "que de l'ouvrir", comme il dit. Contradiction productive, tension maintenue. Le morceau s'arrête, mais on a l'impression qu'il continue quelque part.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Klem Schen