Paroles de la chanson Note 35 : 16ème par
Comment voir la vie sans elle ?
À la base, j'voulais voler, mais elle a brûlé mes ailes
On n'a pas grandi dans l'même endroit, j'ai grandi dans la misère, elle, dans l'seizième
Mais j'l'aimais tellement, elle m'aimait tellement, mais c'était pas compatible
Elle voulait l'Carlton, elle voulait l'Marriott, moi, j'dormais chez l'compagnon
J'suis pas à l'aise quand j'traîne dans les endroits riches, dans les soirées mondaines
J'déteste quand elle s'énerve
Mais fallait bien faire un tour
Grandi, j'ai fait d'un rien un tout
Si j'accélère autant dans ma vie
À la base, j'voulais voler, mais elle a brûlé mes ailes
On n'a pas grandi dans l'même endroit, j'ai grandi dans la misère, elle, dans l'seizième
Mais j'l'aimais tellement, elle m'aimait tellement, mais c'était pas compatible
Elle voulait l'Carlton, elle voulait l'Marriott, moi, j'dormais chez l'compagnon
J'suis pas à l'aise quand j'traîne dans les endroits riches, dans les soirées mondaines
J'déteste quand elle s'énerve
Mais fallait bien faire un tour
Grandi, j'ai fait d'un rien un tout
Si j'accélère autant dans ma vie
C'est pas pour faire des demi-tours
J'ai la tête ailleurs dans les nuages
Tu r'trouveras mon bateau sur le large
Après tout ce que j't'ai donné, après tout ce que j'ai donné
Pourquoi tu pars et tu m'lâches ?
Et toi sans, même si la tristesse m'attaque
Chaque heure, l'impression d'prendre des coups d'matraque
Je sais très bien qu't'écouteras toutes les tracks
Y a que les sons qui f'ront couler des larmes
Et qu'à chaque moment tu penseras à moi
Même si tu m'as bloqué, t'entends ma voix
Comme un drogué, je r'garde toutes nos photos
Je sais qu't'as mon odeur sur mon hoodie noir
Et on a tous les deux l'honneur et la fierté
J'ai la tête ailleurs dans les nuages
Tu r'trouveras mon bateau sur le large
Après tout ce que j't'ai donné, après tout ce que j'ai donné
Pourquoi tu pars et tu m'lâches ?
Et toi sans, même si la tristesse m'attaque
Chaque heure, l'impression d'prendre des coups d'matraque
Je sais très bien qu't'écouteras toutes les tracks
Y a que les sons qui f'ront couler des larmes
Et qu'à chaque moment tu penseras à moi
Même si tu m'as bloqué, t'entends ma voix
Comme un drogué, je r'garde toutes nos photos
Je sais qu't'as mon odeur sur mon hoodie noir
Et on a tous les deux l'honneur et la fierté
Depuis toi, j'arrive même plus à les flirter
J'ai pris des vagues de problèmes sans savoir surfer
J'arrive pas à dormir, je sais pas quoi faire
Mais fallait bien faire un tour
Grandi, j'ai fait d'un rien un tout
Si j'accélère autant dans ma vie
C'est pas pour faire des demi-tours
J'ai la tête ailleurs dans les nuages
Tu r'trouveras mon bateau sur le large
Après tout ce que j't'ai donné, après tout ce que j'ai donné
Pourquoi tu pars et tu m'lâches ?
J'ai pris des vagues de problèmes sans savoir surfer
J'arrive pas à dormir, je sais pas quoi faire
Mais fallait bien faire un tour
Grandi, j'ai fait d'un rien un tout
Si j'accélère autant dans ma vie
C'est pas pour faire des demi-tours
J'ai la tête ailleurs dans les nuages
Tu r'trouveras mon bateau sur le large
Après tout ce que j't'ai donné, après tout ce que j'ai donné
Pourquoi tu pars et tu m'lâches ?
Que racontent les paroles de la chanson Note 35 : 16ème de Klem Schen ?
Quand l'amour se heurte au code postal
Il y a des ruptures qui ne s'expliquent pas seulement par des caractères incompatibles ou des sentiments qui s'étiolent. Parfois, c'est le monde qui se glisse entre deux personnes. Klem Schen le sait, et il le dit sans détour dès les premiers mots de "Note 35 : 16ème" : lui a grandi dans la misère, elle dans le seizième arrondissement. Deux trajectoires, deux réalités, un amour qui n'a pas suffi à combler l'écart.
On entre dans la chanson comme on entre dans un aveu mal dégrossi, sincère jusqu'à l'inconfort. L'artiste n'habille pas sa douleur, il la pose là, brute. Il y a quelque chose d'étrangement honnête dans ce "j'suis pas à l'aise quand j'traîne dans les endroits riches" — pas de la honte, pas de la fierté, juste un constat. Il ne lui reproche rien à elle non plus. C'était "pas compatible", voilà tout. Cette lucidité froide sur ce qu'on ne peut pas toujours choisir rend le morceau plus douloureux encore que si c'était une trahison.
Le bateau qui ne fait pas demi-tour
Le refrain arrive comme une tentative de tenir debout. Klem Schen s'y raconte une histoire à lui-même autant qu'à elle : celle d'un gars qui a construit quelque chose de rien, qui accélère, qui avance. "Tu r'trouveras mon bateau sur le large" — la formule est belle parce qu'elle dit deux choses à la fois : je continue, et pourtant je regarde encore derrière moi. Ce n'est pas de l'orgueil, c'est de la survie.
Et puis vient le deuxième couplet, et là tout craque un peu. La matraque, les photos qu'on fixe comme un drogué, le hoodie qui garde encore l'odeur de l'autre — Klem Schen touche quelque chose d'universel dans ces images très concrètes. Il ne dort plus, ne sait plus flirter, prend "des vagues de problèmes sans savoir surfer". La métaphore maritime revient, mais cette fois elle dit le naufrage intérieur plutôt que l'horizon conquis. Entre les deux, toute la complexité d'une rupture qu'on n'a pas choisie et qu'on ne sait pas encore comment traverser.
Il y a des ruptures qui ne s'expliquent pas seulement par des caractères incompatibles ou des sentiments qui s'étiolent. Parfois, c'est le monde qui se glisse entre deux personnes. Klem Schen le sait, et il le dit sans détour dès les premiers mots de "Note 35 : 16ème" : lui a grandi dans la misère, elle dans le seizième arrondissement. Deux trajectoires, deux réalités, un amour qui n'a pas suffi à combler l'écart.
On entre dans la chanson comme on entre dans un aveu mal dégrossi, sincère jusqu'à l'inconfort. L'artiste n'habille pas sa douleur, il la pose là, brute. Il y a quelque chose d'étrangement honnête dans ce "j'suis pas à l'aise quand j'traîne dans les endroits riches" — pas de la honte, pas de la fierté, juste un constat. Il ne lui reproche rien à elle non plus. C'était "pas compatible", voilà tout. Cette lucidité froide sur ce qu'on ne peut pas toujours choisir rend le morceau plus douloureux encore que si c'était une trahison.
Le bateau qui ne fait pas demi-tour
Le refrain arrive comme une tentative de tenir debout. Klem Schen s'y raconte une histoire à lui-même autant qu'à elle : celle d'un gars qui a construit quelque chose de rien, qui accélère, qui avance. "Tu r'trouveras mon bateau sur le large" — la formule est belle parce qu'elle dit deux choses à la fois : je continue, et pourtant je regarde encore derrière moi. Ce n'est pas de l'orgueil, c'est de la survie.
Et puis vient le deuxième couplet, et là tout craque un peu. La matraque, les photos qu'on fixe comme un drogué, le hoodie qui garde encore l'odeur de l'autre — Klem Schen touche quelque chose d'universel dans ces images très concrètes. Il ne dort plus, ne sait plus flirter, prend "des vagues de problèmes sans savoir surfer". La métaphore maritime revient, mais cette fois elle dit le naufrage intérieur plutôt que l'horizon conquis. Entre les deux, toute la complexité d'une rupture qu'on n'a pas choisie et qu'on ne sait pas encore comment traverser.