Paroles de la chanson Note 32 : Tout va bien par
J'sais qu'on s'fait du mal et qu'on s'prend la tête
Qu'on est bien mieux à deux que dans leurs fêtes
La vie est beaucoup plus belle sous amphète
Et la mienne était plus belle sans leur chèque
J'ai de l'égo, j'vais garder la tête bien haute
J'ai de l'égo, donc j'ai pas le droit en l'échec
Du mal à fermer les yeux, j'sers un shot
J'enchaine les problèmes et c'est pire qu'un choc
Et on m'a fait du mal, j'avais le cœur abimé
J'ai couru dans les ronces sans pleurer
Enlevez moi les lumières, j'ai jamais demandé d'briller
Qu'on est bien mieux à deux que dans leurs fêtes
La vie est beaucoup plus belle sous amphète
Et la mienne était plus belle sans leur chèque
J'ai de l'égo, j'vais garder la tête bien haute
J'ai de l'égo, donc j'ai pas le droit en l'échec
Du mal à fermer les yeux, j'sers un shot
J'enchaine les problèmes et c'est pire qu'un choc
Et on m'a fait du mal, j'avais le cœur abimé
J'ai couru dans les ronces sans pleurer
Enlevez moi les lumières, j'ai jamais demandé d'briller
Moi personne m'entendait quand je criais
Ici tout part en couille et les problèmes rendent malades
Elle me parlait de son cœur sans faire attention à moi
Comme si elle était la seule avec 36 balafres
Comme si elle était la seule à être passée par là
Et j'pourrais dire que tout va bien
Même si... J'vois tout qui part en vrille
Elle me dit que tout va bien, tout va bien
Et j'pourrais dire que tout va bien
Même si... J'vois tout qui part en vrille
Elle me dit que tout va bien, tout va bien
On parle de la lumière qui m'attend au bout d'un couloir
Ici tout part en couille et les problèmes rendent malades
Elle me parlait de son cœur sans faire attention à moi
Comme si elle était la seule avec 36 balafres
Comme si elle était la seule à être passée par là
Et j'pourrais dire que tout va bien
Même si... J'vois tout qui part en vrille
Elle me dit que tout va bien, tout va bien
Et j'pourrais dire que tout va bien
Même si... J'vois tout qui part en vrille
Elle me dit que tout va bien, tout va bien
On parle de la lumière qui m'attend au bout d'un couloir
Le seul souvenir que j'ai, c'est la tise de la veille avec v'la les trous noirs
J'ai que mon micro pour parler vraiment, alors j'le fais vraiment bien
Apparemment, c'est cool si je donne, alors j'donne tout mon pain
J'fais un peu comme si j'avais plus rien à perdre
T'façon, j'ai mis zéro glaçon dans les 20 verres de la veille
Et ça me fait peur quand j'vois les proches qui s'inquiètent
Alors que moi-même je m'en bas les couilles si j'dois crever sur la scène
Mais bon ici c'est noir, les proches sont pires que loin
Vu tout c'que j'ai donné, j'me d'mande comment je pourrais faire moins
J'ai que mon micro pour parler vraiment, alors j'le fais vraiment bien
Apparemment, c'est cool si je donne, alors j'donne tout mon pain
J'fais un peu comme si j'avais plus rien à perdre
T'façon, j'ai mis zéro glaçon dans les 20 verres de la veille
Et ça me fait peur quand j'vois les proches qui s'inquiètent
Alors que moi-même je m'en bas les couilles si j'dois crever sur la scène
Mais bon ici c'est noir, les proches sont pires que loin
Vu tout c'que j'ai donné, j'me d'mande comment je pourrais faire moins
Faudrait que je pense à moi, mais quand je pense à moi je m'ennuie
J'me sens jamais vraiment libre, mon bonheur c'est les miens
L'oxygène c'est du shit, leur passion c'est les chiffres
Quand ils l'auront dans les mains, ils cracheront sur leur fric
Et je sais de quoi je parle, perdre un proche, ça passe pas
Même quand t'as ce qu'il faut pour dormir dans un endroit grave classe
Et j'pourrais dire que tout va bien
Même si... J'vois tout qui part en vrille
Elle me dit que tout va bien, tout va bien
Et j'pourrais dire que tout va bien
Même si... J'vois tout qui part en vrille
J'me sens jamais vraiment libre, mon bonheur c'est les miens
L'oxygène c'est du shit, leur passion c'est les chiffres
Quand ils l'auront dans les mains, ils cracheront sur leur fric
Et je sais de quoi je parle, perdre un proche, ça passe pas
Même quand t'as ce qu'il faut pour dormir dans un endroit grave classe
Et j'pourrais dire que tout va bien
Même si... J'vois tout qui part en vrille
Elle me dit que tout va bien, tout va bien
Et j'pourrais dire que tout va bien
Même si... J'vois tout qui part en vrille
Elle me dit que tout va bien, tout va bien
Que racontent les paroles de la chanson Note 32 : Tout va bien de Klem Schen ?
Vingt verres et pas un glaçon
Il y a des chansons qui commencent par un sourire et finissent par une fissure. Celle-ci fait l'inverse : elle annonce la fissure dès le premier vers, et le sourire — ce fameux « tout va bien » — n'arrive que pour mieux sonner faux. Klem Schen ouvre ce morceau comme on ouvre un journal qu'on n'a jamais montré à personne, avec cette économie de mots particulière au rap qui dit les choses crûment, sans chercher à embellir.
On sent tout de suite qu'on n'est pas dans une chanson de rupture classique ni dans un récit de gloire. On est dans quelque chose de plus flou, de plus quotidien et de plus douloureux : la fatigue de quelqu'un qui porte beaucoup, qui a appris à ne pas montrer, et qui utilise la musique comme seul espace où il peut vraiment parler — « j'ai que mon micro pour parler vraiment, alors j'le fais vraiment bien ».
Ceux qui crient dans le silence
Au fil du morceau, une image revient, celle de quelqu'un qu'on n'entend pas. Les cris qui restent sans réponse, la nuit qui avale tout, les proches qui s'inquiètent pendant que lui-même a cessé de s'inquiéter pour lui. Il y a cette scène dans le premier couplet — une femme qui parle de ses propres blessures sans voir celles d'en face, « comme si elle était la seule avec 36 balafres » — qui dit en une ligne ce que des heures de conversation ne parviendraient pas à formuler. La douleur peut rendre aveugle à la douleur des autres, et inversement.
Klem Schen ne se pose pas en victime. Il observe, il note, il continue. Les verres s'enchaînent, les trous noirs aussi, mais il monte sur scène, il donne « tout son pain », il tient. Le refrain revient comme une litanie douce-amère : elle lui dit que tout va bien, il pourrait dire que tout va bien — et pourtant, ils regardent tous les deux la même chose partir en vrille.
Ce qui reste quand on a tout donné
La fin du texte touche à quelque chose d'universel : perdre un proche, ça ne s'achète pas, ça ne se compense pas. Peu importe où on dort, peu importe ce qu'on a dans les mains. Cette note numéro 32 ressemble à toutes celles qu'on n'envoie jamais — sauf que lui, il l'a mise en musique.
Il y a des chansons qui commencent par un sourire et finissent par une fissure. Celle-ci fait l'inverse : elle annonce la fissure dès le premier vers, et le sourire — ce fameux « tout va bien » — n'arrive que pour mieux sonner faux. Klem Schen ouvre ce morceau comme on ouvre un journal qu'on n'a jamais montré à personne, avec cette économie de mots particulière au rap qui dit les choses crûment, sans chercher à embellir.
On sent tout de suite qu'on n'est pas dans une chanson de rupture classique ni dans un récit de gloire. On est dans quelque chose de plus flou, de plus quotidien et de plus douloureux : la fatigue de quelqu'un qui porte beaucoup, qui a appris à ne pas montrer, et qui utilise la musique comme seul espace où il peut vraiment parler — « j'ai que mon micro pour parler vraiment, alors j'le fais vraiment bien ».
Ceux qui crient dans le silence
Au fil du morceau, une image revient, celle de quelqu'un qu'on n'entend pas. Les cris qui restent sans réponse, la nuit qui avale tout, les proches qui s'inquiètent pendant que lui-même a cessé de s'inquiéter pour lui. Il y a cette scène dans le premier couplet — une femme qui parle de ses propres blessures sans voir celles d'en face, « comme si elle était la seule avec 36 balafres » — qui dit en une ligne ce que des heures de conversation ne parviendraient pas à formuler. La douleur peut rendre aveugle à la douleur des autres, et inversement.
Klem Schen ne se pose pas en victime. Il observe, il note, il continue. Les verres s'enchaînent, les trous noirs aussi, mais il monte sur scène, il donne « tout son pain », il tient. Le refrain revient comme une litanie douce-amère : elle lui dit que tout va bien, il pourrait dire que tout va bien — et pourtant, ils regardent tous les deux la même chose partir en vrille.
Ce qui reste quand on a tout donné
La fin du texte touche à quelque chose d'universel : perdre un proche, ça ne s'achète pas, ça ne se compense pas. Peu importe où on dort, peu importe ce qu'on a dans les mains. Cette note numéro 32 ressemble à toutes celles qu'on n'envoie jamais — sauf que lui, il l'a mise en musique.