Paroles de la chanson Note 29 : Zetla par
Fallait qu'j'parle un peu sur une prod là, c'est le cas
Eh, personne m'égale, j'ai vu le SAMU, l'hôpital
Des frères sous snus, des frères sous mâche
Plus le budget, v'là le cash
Attends un peu
Attends un peu, ok
Klem, ok
Attends un peu que j'raconte toute ma vie
T'sais pas c'que j'ai vu
Moncler, j'suis vêtu, SRL, faut des thunes
Baise le RN et les formes triangulaires
On frappe, on fait des passes aux frères habitués
Eh, personne m'égale, j'ai vu le SAMU, l'hôpital
Des frères sous snus, des frères sous mâche
Plus le budget, v'là le cash
Attends un peu
Attends un peu, ok
Klem, ok
Attends un peu que j'raconte toute ma vie
T'sais pas c'que j'ai vu
Moncler, j'suis vêtu, SRL, faut des thunes
Baise le RN et les formes triangulaires
On frappe, on fait des passes aux frères habitués
J'sais comment faire, j'sens le business, trop le flair
J'connais tout et j'sais comment j'ai grandi dans ça
Propriétaire de tous mes songes, j'suis pas jaloux du Barça
J'traînais avec les schlags au PMU, hein
Peur d'finir comme eux
Peur d'finir comme eux
Shit, seize, j'sais pas comment tout gérer
J'ai des problèmes, j'les mange, j'ai du mal à les digérer
J'ai un radeau, il a fait qu'divaguer
Merci label pour les dix canettes
Wesh, j'm'encule avec dix canettes (wesh, wesh)
Mon frère veut s'en sortir, vend dix plaquettes (ouais)
Un autre en intérim, il voit que des palettes
J'connais tout et j'sais comment j'ai grandi dans ça
Propriétaire de tous mes songes, j'suis pas jaloux du Barça
J'traînais avec les schlags au PMU, hein
Peur d'finir comme eux
Peur d'finir comme eux
Shit, seize, j'sais pas comment tout gérer
J'ai des problèmes, j'les mange, j'ai du mal à les digérer
J'ai un radeau, il a fait qu'divaguer
Merci label pour les dix canettes
Wesh, j'm'encule avec dix canettes (wesh, wesh)
Mon frère veut s'en sortir, vend dix plaquettes (ouais)
Un autre en intérim, il voit que des palettes
Okay, wesh
Il fume le zet-zet-zet, moi j'bois, j'suis pas là
J'suis alcoolique, hein, j'suis malade
J'pars à Venise, j'fais des ballades
J'suis bientôt triste pour faire un mariage
J'suis dans un resto chic, j'fume le shit, parce que le pourboire est costaud (il est costaud)
Ça m'fait un peu de peine parce que le poto s'tue au proto
Peu angoissé parce que le matin j'me tue au goulot
J'essaie d'soigner ma mentalité avant d'la doro
Double diamant de platine avec trois Ro-Ro', hein, hein, hein
Tu veux vraiment tout savoir ?
C'est pas le Sheitan que j'ai vu quand j'me regardais dans le miroir
Il fume le zet-zet-zet, moi j'bois, j'suis pas là
J'suis alcoolique, hein, j'suis malade
J'pars à Venise, j'fais des ballades
J'suis bientôt triste pour faire un mariage
J'suis dans un resto chic, j'fume le shit, parce que le pourboire est costaud (il est costaud)
Ça m'fait un peu de peine parce que le poto s'tue au proto
Peu angoissé parce que le matin j'me tue au goulot
J'essaie d'soigner ma mentalité avant d'la doro
Double diamant de platine avec trois Ro-Ro', hein, hein, hein
Tu veux vraiment tout savoir ?
C'est pas le Sheitan que j'ai vu quand j'me regardais dans le miroir
Shit, seize, tout ça
Tu peux juger, j'm'en bats les couilles, j'm'en fous, moi
J'ai vu l'ange blanc, pourtant j'suis un loup noir
J'ai les yeux gonflés, pourtant j'arrive à tout voir, Klem
Shit, coke, moi, cocaïne
J'ai un gros calibre au cas où l'ennemi veut venir à la maison
J'ai perdu mon père et depuis j'en ai perdu ma raison, hein
Faut qu'j'change de version parce que la vie est instable
Les femmes se font violer comme le logo Insta
J'fume le trois fois filtré, la voiture, et quatre fois
C'est pas c'que ça fait depuis deux mois, j'entends quatre voix
Tu peux juger, j'm'en bats les couilles, j'm'en fous, moi
J'ai vu l'ange blanc, pourtant j'suis un loup noir
J'ai les yeux gonflés, pourtant j'arrive à tout voir, Klem
Shit, coke, moi, cocaïne
J'ai un gros calibre au cas où l'ennemi veut venir à la maison
J'ai perdu mon père et depuis j'en ai perdu ma raison, hein
Faut qu'j'change de version parce que la vie est instable
Les femmes se font violer comme le logo Insta
J'fume le trois fois filtré, la voiture, et quatre fois
C'est pas c'que ça fait depuis deux mois, j'entends quatre voix
Quatre voix dans la tête, dans les oreilles et c'est un peu bizarre
On fume la verte, couleur Bulbizarre
T'sais pas comment, le rap, ça a été un exibitoire
Baise les violeurs, j'peux finir au mitard
Fils de pute, j'demande leur chute
Ici c'est la vraie vie, c'est réel et c'est brut
Si j'fais un Grünt, j'vais tous les choquer
Vu comment j'suis fou, tu m'étonnes que mon ex m'ait bloqué
Du vin blanc, des clopes, et encore du rosé
Tié riche, tu veux faire du golf, on va te crosser
J'arrive pas à enlever ma casquette, et pourtant j'fais que m'brosser
J'ai des amis sous taper, j'ai des amis qui sont locksés
On fume la verte, couleur Bulbizarre
T'sais pas comment, le rap, ça a été un exibitoire
Baise les violeurs, j'peux finir au mitard
Fils de pute, j'demande leur chute
Ici c'est la vraie vie, c'est réel et c'est brut
Si j'fais un Grünt, j'vais tous les choquer
Vu comment j'suis fou, tu m'étonnes que mon ex m'ait bloqué
Du vin blanc, des clopes, et encore du rosé
Tié riche, tu veux faire du golf, on va te crosser
J'arrive pas à enlever ma casquette, et pourtant j'fais que m'brosser
J'ai des amis sous taper, j'ai des amis qui sont locksés
Elle fait la vexée, elle fait la vexée, j'comprends pas pourquoi
Elle est revenue dans mes DM depuis qu'elle m'a vu dans ses "Pour toi"
Ma vie c'est un rond-point, pourtant j'essaie d'aller toujours tout droit
J'suis monté tout en haut, et pourtant la vie m'envoie que des coups bas
(Klem, putain)
(Fallait qu'j'raconte sur un texte)
(Fallait qu'j'raconte sur un texte)
(T'sais pas tous les gens qui m'laissent)
(On s'en bat les couilles)
(On prend toutes les douilles, on les assume, on les assume)
(C'est pas grave si tous les jours on consume)
Elle est revenue dans mes DM depuis qu'elle m'a vu dans ses "Pour toi"
Ma vie c'est un rond-point, pourtant j'essaie d'aller toujours tout droit
J'suis monté tout en haut, et pourtant la vie m'envoie que des coups bas
(Klem, putain)
(Fallait qu'j'raconte sur un texte)
(Fallait qu'j'raconte sur un texte)
(T'sais pas tous les gens qui m'laissent)
(On s'en bat les couilles)
(On prend toutes les douilles, on les assume, on les assume)
(C'est pas grave si tous les jours on consume)
Que racontent les paroles de la chanson Note 29 : Zetla de Klem Schen ?
Quand la prod devient confessionnal
Il y a des morceaux qui sonnent comme des disques, et il y a des morceaux qui sonnent comme quelqu'un qui a ouvert une fenêtre et crié. "Note 29 : Zetla" appartient clairement à la deuxième catégorie. Klem Schen débarque sur l'instru sans cérémonie — "Fallait qu'j'parle un peu sur une prod là" — et dès cette phrase on comprend qu'on ne va pas avoir droit à une construction soignée, à des couplets bien emballés. On va avoir droit à lui, brut, un soir où ça débordait trop pour rester silencieux.
Les frères, les peurs, les dettes invisibles
Le monde que Klem peint autour de lui est celui d'une génération qui navigue entre plusieurs impossibles. Un frère vend des plaquettes pour s'en sortir, un autre s'épuise en intérim entre des palettes d'entrepôt. Lui traînait "avec les schlags au PMU", la peur au ventre de finir pareil. Cette peur-là, elle n'a pas disparu — elle s'est juste transformée en autre chose, en rosé, en vin blanc, en "goulot" le matin. Il y a dans ces portraits une tendresse maladroite, jamais formulée comme telle, mais présente dans chaque détail qu'il choisit de mentionner. On sent qu'il connaît ces gens par cœur, qu'il aurait pu être chacun d'eux.
Monter tout en haut, recevoir des coups bas
Ce qui donne au morceau sa texture particulière, c'est cette tension permanente entre une réussite qui pointe — le Moncler, le resto chic, Venise en ballade — et une douleur qui ne lâche pas. "J'ai les yeux gonflés, pourtant j'arrive à tout voir" : voilà le paradoxe central de la chanson. La perte du père traverse le texte comme une blessure qu'on n'ose pas vraiment regarder en face, mentionnée puis aussitôt recouverte par le flot des images. Et puis il y a ces quatre voix dans la tête, ce "radeau qui divague", l'aveu d'une santé mentale abîmée posé entre deux punchlines, presque en passant.
Klem Schen ne demande ni compassion ni absolution. Il raconte juste — et dans cette façon de tout balancer sur une prod, sans filet, il y a quelque chose de plus honnête que beaucoup de confessions soigneusement mises en scène.
Il y a des morceaux qui sonnent comme des disques, et il y a des morceaux qui sonnent comme quelqu'un qui a ouvert une fenêtre et crié. "Note 29 : Zetla" appartient clairement à la deuxième catégorie. Klem Schen débarque sur l'instru sans cérémonie — "Fallait qu'j'parle un peu sur une prod là" — et dès cette phrase on comprend qu'on ne va pas avoir droit à une construction soignée, à des couplets bien emballés. On va avoir droit à lui, brut, un soir où ça débordait trop pour rester silencieux.
Les frères, les peurs, les dettes invisibles
Le monde que Klem peint autour de lui est celui d'une génération qui navigue entre plusieurs impossibles. Un frère vend des plaquettes pour s'en sortir, un autre s'épuise en intérim entre des palettes d'entrepôt. Lui traînait "avec les schlags au PMU", la peur au ventre de finir pareil. Cette peur-là, elle n'a pas disparu — elle s'est juste transformée en autre chose, en rosé, en vin blanc, en "goulot" le matin. Il y a dans ces portraits une tendresse maladroite, jamais formulée comme telle, mais présente dans chaque détail qu'il choisit de mentionner. On sent qu'il connaît ces gens par cœur, qu'il aurait pu être chacun d'eux.
Monter tout en haut, recevoir des coups bas
Ce qui donne au morceau sa texture particulière, c'est cette tension permanente entre une réussite qui pointe — le Moncler, le resto chic, Venise en ballade — et une douleur qui ne lâche pas. "J'ai les yeux gonflés, pourtant j'arrive à tout voir" : voilà le paradoxe central de la chanson. La perte du père traverse le texte comme une blessure qu'on n'ose pas vraiment regarder en face, mentionnée puis aussitôt recouverte par le flot des images. Et puis il y a ces quatre voix dans la tête, ce "radeau qui divague", l'aveu d'une santé mentale abîmée posé entre deux punchlines, presque en passant.
Klem Schen ne demande ni compassion ni absolution. Il raconte juste — et dans cette façon de tout balancer sur une prod, sans filet, il y a quelque chose de plus honnête que beaucoup de confessions soigneusement mises en scène.