Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Para su Consideración par

Necesito un beso al decir adiós antes de hundirnos
Sería mi salvación, más espero que no
No quiero suplicar y decir "por favor"
Pues nunca he sido, nunca he sido un rogón
O espero que no

Por las calles caminando sin mis adentros diciendo adiós
Si sobrevivo, te veo un día de éstos, más parece que no
Mis entrañas se escurren por todo el suelo escuchando tu voz
Y con mi suerte sé que sobreviviré esto, espero que no

La sangre nunca me supo mejor
Pues mi colmillo mi lengua mordió y mi labio interior
Sé que no tendremos más conversación
Ya he aprendido con tanto error, pero espero que no

Por las calles caminando sin mis adentros escuchando tu voz
Si sobrevivo, te veo un día de éstos, espero que no
Pues siempre encuentro el cómo arruinar lo nuestro
Y da la sensación de que mi mano derecha se clava en mi centro
Espero que no

Espero que no
Espero que nunca
Espero que no

Por las calles caminando sin mis adentros
Si sobrevivo, te veo un día de éstos
Sé que existen peores cosas que despertar muerto
Iluso que soy
Este año que inicia ya será el bueno, más parece que no

Más parece que no
Más parece que no
Más parece que no
Por supuesto que no me lo merezco
Claro que no

Que racontent les paroles de la chanson Para su Consideración de José Madero ?

Le goût du sang et des au revoir

Il y a quelque chose de particulièrement cruel dans les séparations qu'on voit venir sans pouvoir les arrêter. C'est exactement là que commence "Para su Consideración" : dans cette fraction de seconde avant le naufrage, quand on voudrait juste un baiser pour dire au revoir, "antes de hundirnos" — avant qu'on coule tous les deux. Pas grand-chose à demander. Et pourtant.

José Madero installe son narrateur sur un fil très précis : celui de l'homme qui refuse de mendier mais qui en meurt d'envie. On le suit dans des rues qu'il arpente comme un fantôme de lui-même, "sin mis adentros" — sans ses entrailles, littéralement vidé de sa substance — pendant que la voix de l'autre résonne encore dans sa tête. Il y a une image qui revient et qui dit tout : la main droite qui se plante dans son propre centre. La douleur qu'on s'inflige parce qu'on ne sait pas quoi faire d'autre avec.

Se noyer en pleine conscience

Ce qui rend le texte fascinant, c'est que le narrateur n'est pas aveugle. Il sait qu'il a "siempre el cómo arruinar lo nuestro" — toujours le moyen de tout saborder. Il le dit sans chercher à se dédouaner, avec une lucidité presque cruelle sur lui-même. Et c'est là qu'intervient le refrain dévastateur, cette formule "espero que no" qu'il retourne dans tous les sens. Survivre ? J'espère que non. Se croiser à nouveau ? J'espère que non. L'espoir, ici, a changé de camp : il ne porte plus sur ce qu'on désire mais sur ce qu'on redoute de devoir traverser encore.

La dernière phrase comme une chute libre

La chanson se termine en chuchotant ce que tout le reste suggérait sans l'avouer franchement : "claro que no me lo merezco" — bien sûr que je ne le mérite pas. Pas la relation, pas le baiser, pas même la survie. Madero construit pendant quatre minutes un personnage qui se cache derrière l'ironie et la fierté, pour finalement se mettre à nu en deux mots. C'est cette honnêteté-là, brute et sans filet, qui fait de ce morceau bien plus qu'une chanson de rupture ordinaire.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment