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Paroles de la chanson Arrópame (traduction) par

Viens, borde-moi là où il n'y a pas de courage
Que les araignées et les serpents aient leur territoire
Viens, borde-moi là où il fait chaud
Que l'enfer soit plus près de nous deux
Viens, borde-moi
Donne-moi un coup de pied, je le veux, oh

Borde-moi dans tes draps et tes couvertures de satin
Je veux voir ton visage juste avant de m'endormir
Voir ton visage, c'est me sauver quand viendra la fin
Voir ton visage, c'est prier avec les yeux
Prier avec les yeux

Viens, borde-moi dans n'importe quel cimetière
Que les vers fassent leur travail en moi
Viens, borde-moi dans la contradiction
Et que quand tu diras "je ne t'aime plus" tu te mettes à tousser
Viens, borde-moi
Donne-moi de la chaleur, uh

Borde-moi dans tes draps et tes couvertures de satin
Je veux voir ton visage juste avant de m'endormir
Voir ton visage, c'est me sauver quand viendra la fin
Voir ton visage, c'est prier avec les yeux, uh

Borde-moi dans ton lit, mettons l'occasion à nu
Je veux sentir ton corps juste avant que le dragon crache
Qu'il me brûle jusqu'aux os et laisser mon odeur
Mon visage brûle
Mes yeux brûlent
Je te vois très bientôt

Que racontent les paroles de la chanson Arrópame (traduction) de José Madero ?

Borde-moi jusqu'à la fin du monde

Il y a quelque chose d'étrange et de beau dans la façon dont José Madero dit je t'aime. Pas de roses, pas de couchers de soleil. À la place : des araignées, des vers, un cimetière, un dragon qui crache des flammes. Et pourtant, dès les premières secondes d'"Arrópame", on comprend qu'on est en train d'écouter l'une des chansons d'amour les plus sincères qui soient.

Quand l'enfer devient un nid douillet

"Ven, arrópame" — viens, enveloppe-moi. La demande est simple, presque enfantine. Mais Madero la pose dans des décors improbables : là où vivent serpents et araignées, dans la chaleur de l'enfer, au fond d'un panteón où les vers font leur travail. Ce n'est pas de la provocation gratuite. C'est une façon de dire que peu importe l'endroit, peu importe les circonstances — même les pires, même les plus définitives —, ce dont il a besoin, c'est juste d'être là, avec toi, sous les mêmes draps. Il y a même une petite malice dans un vers du milieu : il demande que si jamais tu lui disais "je ne t'aime plus", tu t'étouffes de tos, de toux. Une image absurde et drôle, glissée au cœur du sombre, qui ressemble tout à fait à la tendresse maladroite de quelqu'un qui ne sait pas très bien comment avouer sa peur de perdre l'autre.

Prier les yeux ouverts

Le refrain est là où tout s'illumine vraiment. Voir ton visage juste avant de m'endormir, chante-t-il, c'est me sauver quand la fin arrive. C'est "rezar con los ojos" — prier avec les yeux. Cette formule-là, on ne l'oublie pas facilement. Elle dit que l'amour peut tenir lieu de tout — de foi, de refuge, de sens. Et puis vient la dernière strophe, la plus incandescente : le dragon souffle, le feu brûle jusqu'aux os, le visage se consume — et malgré tout, ou peut-être à cause de tout ça, les derniers mots sont "te veo muy pronto". Je te vois bientôt.

C'est ça, le tour de force d'"Arrópame" : construire une chanson d'amour avec des matériaux de fin du monde, et arriver quand même à quelque chose qui ressemble à de l'espoir.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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