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Paroles de la chanson Asimov par

All of us have got different taste
All of us have got different mothers
All of us have got different hate
All of us hate each other

Boys met women and girls, different worlds

You get over now (Get over)
You get over now (You get over)
You get over now (You get over)
You get over now (You get over)
You get over now

Some of us eat our pie humble
Some of us like delight
Some of us easily crumble
Some of us reach high heights

Boys met women and girls, different worlds

You get over now (You get over)
You get over now (You get over)
You get over now (You get over)
You get over now (You get over)
You get over

I want more
I want more

Boys met women and girls, not of this world

You get over now (You get over)
You get over now (You get over)
You get over now (You get over)
You get over now (Get over)
You get over

Boys met women and girls, different worlds

Listen to their talk
You can't use a knife and fork
Even flies can walk
Let's put a, a cork
Back in there (You get over)
Can't use a knife and fork (You get over)
Even flies can walk (You get over)
Let's put a, put a cork (You get over)
Back in there (Get over)
You get over now (You get over)
You get over now

Que racontent les paroles de la chanson Asimov de Echo And The Bunnymen ?

Quand les hommes regardent ailleurs

Il y a quelque chose d'étrange dans cette chanson dès les premières secondes. Pas de grande entrée en matière, pas de fioritures — juste ce constat jeté là, presque sans affect : on a tous des goûts différents, des mères différentes, des haines différentes. Et au bout du chemin, on se déteste tous un peu. Ian McCulloch dit ça comme on dirait qu'il pleut, et c'est exactement ce qui rend le propos si troublant.

"Boys met women and girls, different worlds"

"Asimov" est une de ces chansons qui avancent par accumulation plutôt que par narration. Le monde qu'elle décrit est fragmenté, peuplé de gens qui ne se comprennent pas vraiment — les garçons rencontrent les femmes et les filles, mais ce sont des mondes différents, des planètes qui s'effleurent sans jamais vraiment se toucher. La référence à Isaac Asimov, maître de la science-fiction et observateur acéré de ce que les humains font de leur intelligence, n'est sans doute pas innocente : il y a dans ces paroles quelque chose de l'ordre du rapport d'observation, comme si quelqu'un regardait l'espèce humaine de loin, avec une curiosité mêlée de lassitude.

Le refrain revient en boucle, "you get over now", comme une rengaine qu'on se répète pour se convaincre. Surmonte ça. Passe à autre chose. Mais à force de le dire, ça sonne moins comme un encouragement que comme une formule vide, une de ces phrases qu'on lance quand on ne sait plus quoi faire de la souffrance des autres.

L'absurde comme dernier mot

Vers la fin, les paroles déraillent volontairement vers quelque chose de presque comique — des images de gens incapables de manier couteau et fourchette, des mouches qui marchent au plafond, un bouchon qu'on essaie de remettre sur quelque chose qui a déjà débordé. C'est le chaos ordinaire du monde social, rendu avec cette ironie distante qui est la marque de fabrique d'Echo And The Bunnymen. Le "I want more" qui surgit au milieu de tout ça ressemble moins à une déclaration d'ambition qu'à un soupir — l'aveu d'un désir qui ne sait même plus très bien ce qu'il cherche. Une chanson qui gratte doucement, et qui reste.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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