Paroles de la chanson Déserteur par
Il me reste qu'un bout de toi, une couette qui t'appartient
J'dors avec quand il fait froid, quand mes hivers durent des mois
Il me manque un peu de moi comme les fils pour un pantin
Où es-tu passé, papa ? Dis, quand est-c'que tu reviens ?
Je dis aux autres dans la cour qu't'es pilote de vaisseau spatial
Que tu fends le ciel comme l'orage, qu'tu sais parler aux étoiles
Mais t'es peut-être en prison dans une cellule super froide
Gravant sur les murs mon nom en attendant que tu t'évades
J'dors avec quand il fait froid, quand mes hivers durent des mois
Il me manque un peu de moi comme les fils pour un pantin
Où es-tu passé, papa ? Dis, quand est-c'que tu reviens ?
Je dis aux autres dans la cour qu't'es pilote de vaisseau spatial
Que tu fends le ciel comme l'orage, qu'tu sais parler aux étoiles
Mais t'es peut-être en prison dans une cellule super froide
Gravant sur les murs mon nom en attendant que tu t'évades
Je te dessine à la craie mais t'es peut-être un original
Peut-être un agent secret qui fait trop bien son travail
Ou un aventurier qui fait le tour de l'Atlas
Un super-héros masqué, champion du monde de cache-cache
Papa, dis-moi où tu es allé ?
Que f'rait la lune sans le soleil ? Je t'ai cherché même dans le ciel
Dis-moi où tu es passé ?
Je suis en carence de "je t'aime", appelle-moi, donne-moi des nouvelles
T'as pas pu combler mes failles donc je t'ai inventé
J'aurais dû être ta bataille mais tu m'as déserté
Peut-être un agent secret qui fait trop bien son travail
Ou un aventurier qui fait le tour de l'Atlas
Un super-héros masqué, champion du monde de cache-cache
Papa, dis-moi où tu es allé ?
Que f'rait la lune sans le soleil ? Je t'ai cherché même dans le ciel
Dis-moi où tu es passé ?
Je suis en carence de "je t'aime", appelle-moi, donne-moi des nouvelles
T'as pas pu combler mes failles donc je t'ai inventé
J'aurais dû être ta bataille mais tu m'as déserté
J'rêve d'une autre réalité où je saute dans un trou noir
Ou dans un monde parallèle où t'es resté avec moi
Où c'est mon anniversaire et j'préfère le chocolat
Et pour faire une blague pas drôle, tu souffles les bougies avant moi
J'essaie de t'faire apparaître et je ferme fort les yeux
Qu'est-ce que j'ai pu bien te faire, moi ? Est-ce que tu t'sens honteux ?
T'avais bien mieux à faire, m'dis pas que t'as fait ton mieux
Que t'as mauvais caractère, comme maman, comme tous les vieux
Il me manque un peu de moi comme un poumon ou un rein
Un truc qui s'partage pas parce que mon papa, c'est le mien
Et si maman est triste parce qu'elle te voit en moi
J'veux que tu reviennes dormir sous cette couette qui t'appartient
Papa, dis-moi où tu es allé ?
Que f'rait la lune sans le soleil ? Je t'ai cherché même dans le ciel
Dis-moi où tu es passé ?
Je suis en carence de "je t'aime", appelle-moi, donne-moi des nouvelles
T'as pas pu combler mes failles donc je t'ai inventé
J'aurais dû être ta bataille mais tu m'as déserté
Et si maman est triste parce qu'elle te voit en moi
J'veux que tu reviennes dormir sous cette couette qui t'appartient
Papa, dis-moi où tu es allé ?
Que f'rait la lune sans le soleil ? Je t'ai cherché même dans le ciel
Dis-moi où tu es passé ?
Je suis en carence de "je t'aime", appelle-moi, donne-moi des nouvelles
T'as pas pu combler mes failles donc je t'ai inventé
J'aurais dû être ta bataille mais tu m'as déserté
Que racontent les paroles de la chanson Déserteur de Zaho ?
Une couette, une craie, et un père fantôme
Tout commence avec un bout de tissu. Une couette qui appartient à quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'est plus là, mais dont la chaleur imprègne encore les nuits froides. C'est sur cette image minuscule et terriblement intime que Zaho ouvre « Déserteur » — et on comprend tout de suite qu'on ne va pas s'en sortir indemne.
La chanson raconte l'histoire d'une petite fille qui a décidé de ne pas pleurer. Ou plutôt, qui a trouvé quelque chose de mieux que les larmes : l'invention. Dans la cour de récré, son père n'est pas absent — il est astronaute, il est espion, il grave son prénom sur les murs d'une cellule quelque part en attendant de s'évader. Ce père de fiction, redessiné à la craie sur le sol, est à la fois la preuve d'un amour immense et d'une douleur que les mots normaux ne suffisent pas à contenir. Il y a quelque chose de presque magique dans cette façon qu'a Zaho de superposer le merveilleux et le brisé — « un aventurier qui fait le tour de l'Atlas », « un super-héros masqué, champion du monde de cache-cache ». Le cache-cache. Comme si l'absence était un jeu. Comme si papa allait finir par ressortir de derrière l'arbre.
Quand les rêves prennent le dessus sur la colère
Mais le deuxième couplet change de registre. L'enfant grandit, et avec elle la lucidité. Elle imagine un monde parallèle où le père souffle les bougies d'anniversaire avant elle — « pour faire une blague pas drôle ». Cette blague ratée d'un père ordinaire, c'est exactement ce qui manque. Pas un héros. Juste quelqu'un de présent, de maladroit, de vivant. La question qui suit — « qu'est-ce que j'ai pu bien te faire, moi ? » — est peut-être la plus déchirante de toute la chanson. Celle que chaque enfant abandonné finit par se poser dans le noir.
Zaho ne referme pas la blessure. Elle laisse le refrain tourner en boucle, comme une question sans réponse : « dis-moi où tu es passé ». Et cette couette, à la fin, on voudrait qu'elle serve à deux.
Tout commence avec un bout de tissu. Une couette qui appartient à quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'est plus là, mais dont la chaleur imprègne encore les nuits froides. C'est sur cette image minuscule et terriblement intime que Zaho ouvre « Déserteur » — et on comprend tout de suite qu'on ne va pas s'en sortir indemne.
La chanson raconte l'histoire d'une petite fille qui a décidé de ne pas pleurer. Ou plutôt, qui a trouvé quelque chose de mieux que les larmes : l'invention. Dans la cour de récré, son père n'est pas absent — il est astronaute, il est espion, il grave son prénom sur les murs d'une cellule quelque part en attendant de s'évader. Ce père de fiction, redessiné à la craie sur le sol, est à la fois la preuve d'un amour immense et d'une douleur que les mots normaux ne suffisent pas à contenir. Il y a quelque chose de presque magique dans cette façon qu'a Zaho de superposer le merveilleux et le brisé — « un aventurier qui fait le tour de l'Atlas », « un super-héros masqué, champion du monde de cache-cache ». Le cache-cache. Comme si l'absence était un jeu. Comme si papa allait finir par ressortir de derrière l'arbre.
Quand les rêves prennent le dessus sur la colère
Mais le deuxième couplet change de registre. L'enfant grandit, et avec elle la lucidité. Elle imagine un monde parallèle où le père souffle les bougies d'anniversaire avant elle — « pour faire une blague pas drôle ». Cette blague ratée d'un père ordinaire, c'est exactement ce qui manque. Pas un héros. Juste quelqu'un de présent, de maladroit, de vivant. La question qui suit — « qu'est-ce que j'ai pu bien te faire, moi ? » — est peut-être la plus déchirante de toute la chanson. Celle que chaque enfant abandonné finit par se poser dans le noir.
Zaho ne referme pas la blessure. Elle laisse le refrain tourner en boucle, comme une question sans réponse : « dis-moi où tu es passé ». Et cette couette, à la fin, on voudrait qu'elle serve à deux.