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Paroles de la chanson Bruises par

My forgiveness is expensive
And it's running on your dime
Why you acting so defensive?
It's gonna eat away your pride

So what you gonna say now, say now?
How you gonna get out, fake out?
Running from yourself, but you know
There is nowhere to hide (Woah-oh, woah-oh)
Dirty little monsters like you don't play nice

Cover the bruises, cover the truth
Trying to live another lie, show your other side
The way you do it, the way you abuse
Look in the mirror, see the truth
The ugly side of you, oh

Bruises, bruises
Cover the bruises, bruises

My forgiveness is expensive
Now the cost of living's changed
Why you acting so offended?
Greedy hands that dug your grave

So what you gonna say now, say now?
How you gonna get out, fake out?
Running from yourself, but you know
There is nowhere to hide

Cover the bruises, cover the truth
Trying to live another lie, show your other side
The way you do it, the way you abuse
Look in the mirror, see the truth
The ugly side of you, oh

Bruises, bruises
Cover the bruises, bruises
Bruises, bruises
Cover the bruises, bruises

Cover the bruises, cover the truth
Trying to live another lie, show your other side
The way you do it, the way you abuse
Look in the mirror, see the truth
The ugly side of you, oh

Oh
Bruises, bruises
Cover the bruises, bruises

Que racontent les paroles de la chanson Bruises de The Warning ?

Quand le miroir ne ment plus

Il y a quelque chose de particulièrement électrisant dans la façon dont The Warning ouvre "Bruises" : pas de mise en contexte, pas de préambule doux. On entre directement dans un rapport de force, dans une relation où les comptes sont déjà faits et où l'une des deux parties refuse encore de l'admettre. "My forgiveness is expensive" — mon pardon coûte cher. Voilà le ton donné dès la première ligne, et il ne se démentira pas.

L'histoire d'une fuite impossible

La chanson raconte quelqu'un qui court. Pas vers quelque chose, mais loin de lui-même. "Running from yourself, but you know there is nowhere to hide" (fuir de toi-même, mais tu sais qu'il n'y a nulle part où se cacher) — cette ligne dit tout sur la mécanique du déni. L'autre ment, dissimule, retourne la situation pour se poser en offensé alors qu'il est l'offenseur. Ce renversement est au cœur du drame que The Warning met en scène : un manipulateur dont les stratégies commencent à s'effriter, un masque qui tient de moins en moins bien. Les "bruises", ces bleus que l'on cache, ce sont autant les traces laissées sur autrui que la preuve vivante d'une nature qu'on ne peut plus maquiller indéfiniment.

La voix qui ne tremble pas

Ce qui rend la chanson vraiment saisissante, c'est que la narratrice n'est pas blessée — ou du moins, elle ne le montre plus. Elle a traversé quelque chose, oui, mais elle en est sortie avec une clarté redoutable. Elle ne supplie pas, elle constate. Elle ne cherche pas à convaincre, elle pointe : "look in the mirror, see the truth, the ugly side of you". Regarder son propre reflet devient alors l'acte le plus difficile qui soit pour celui à qui s'adresse la chanson. Parce que ce reflet, contrairement aux autres, ne peut pas être manipulé.

The Warning signe ici quelque chose qui dépasse le simple règlement de comptes. "Bruises" parle à tous ceux qui ont un jour fait face à quelqu'un incapable d'assumer, et qui ont choisi de ne plus attendre les excuses. Une sorte de libération froide, rythmée, et terriblement efficace.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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