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Paroles de la chanson Dog's Dinner (traduction) par

Gémissements brisés, clones embrassés
Reviens à la maison
Reviens à la maison

Il devient chien, ils le deviennent tous, l'amour ressemblera à une faveur
Il lèche mes blessures invisibles jusqu'à ce qu'elles glissent comme du papier
Il agite son corps sur moi, queue et torse en une caresse
Je regarde le plafond ; il me regarde, nous sommes tous les deux dans la confidence
J'essaie de ne pas dire « amour. » Il essaie d'être le dernier
Tout ça ressemble à des clichés, moi et les murs, on rit
Je sais que le mur est une femme, tout ce temps on a discuté
Seule une femme a tout vu et doit faire comme si elle n'avait rien vu

Gémissements brisés, clones embrassés
Reviens à la maison
Reviens à la maison

La lune pisse sur toute la pelouse devant la maison
Tu halètes comme un chien, je fais du bruit comme si j'y étais
Ce serait romantique si c'était le cas, si c'était ça
Mais toi et moi, on ne se ment pas à nous-mêmes, n'est-ce pas, mon amour ?
Et quand tu es excité, tu appelleras ça n'importe comment sauf un vagin
À mon avis, l'ambiance ne mérite pas autant de salive
Mais, cher lecteur, doucement la merde que tu manges finira par avoir le goût de l'espoir
Tu comprendras la bite et la solitude quand tu seras rempli des deux

Gémissements brisés, clones embrassés
Reviens à la maison
Reviens à la maison
Pierres brisées, lits et os
Reviens à la maison
Reviens à la maison

C'est un vrai foutoir, mais c'est pas génial ?
N'importe qui, quelqu'un, ne pourrait-il pas s'habituer au goût ?
Tu auras faim bientôt, bébé, attends un peu
Je te regarderai lécher le fond du bol quand tu finiras ton assiette
Aimer quelqu'un qu'on déteste, aimer quelqu'un qu'on déteste
C'est un vrai foutoir, mais c'est pas génial ?
N'importe qui, quelqu'un, ne pourrait-il pas s'habituer au goût ?
Tu auras faim bientôt bébé, attends un peu
Attends un peu, oh, attends un peu
C'est un vrai foutoir, et c'est pas génial ?
Doucement la merde que tu manges finira par avoir le goût de l'espoir
Tu comprendras la bite et la solitude quand tu seras rempli des deux

Que racontent les paroles de la chanson Dog's Dinner (traduction) de Sofia Isella ?

Quand on apprend à trouver la merde bonne

Il y a quelque chose d'étrangement drôle dans "Dog's Dinner" — et c'est exactement ce qui dérange. Sofia Isella entre dans la chanson avec le détachement de quelqu'un qui regarde la scène depuis le plafond, littéralement : "I look at the ceiling; it looks at me, we are both in on the joke." Plafond et narratrice complices d'une même blague que l'homme, lui, ne comprend pas. On est d'emblée dans un monde où le désenchantement a pris la forme du rire.

Une nuit qui se raconte elle-même

La chanson déroule une nuit — ou peut-être toutes les nuits qui se ressemblent. Il arrive, il se comporte en chien, elle joue le jeu sans y croire. "The moon is pissing all over the front lawn" : même la lune est vulgaire ici, même le décor refuse le romantisme. On pante, on fait du bruit, on sait tous les deux que ça n'est pas ce que ça prétend être. Ce qui pourrait être une scène de séduction est raconté avec la précision d'un compte-rendu médical, et c'est cette précision-là qui fait mal — pas la colère, pas les larmes.

Isella glisse une observation qui résonne longtemps après la fin du morceau : en désignant le mur comme une femme — celle qui a tout vu et doit faire semblant de n'avoir rien vu — elle place la chanson dans une tradition bien plus large que la simple rupture amoureuse. C'est une chanson sur ce qu'on avale en silence.

L'habitude, cette petite mort lente

Le climax arrive avec le refrain final, et il est dévastateur dans sa simplicité : "It's a dog's dinner, but isn't it great?" La question est rhétorique mais pas tout à fait — parce qu'on s'y habitue, justement. "Couldn't anybody, anyone, get used to the taste?" (est-ce que n'importe qui ne finirait pas par s'y faire ?) La réponse est oui, et c'est ça le vrai piège. "Loving someone you hate" — aimer quelqu'un qu'on déteste — répété comme un mantra, comme si le dire assez fort pouvait dissoudre la contradiction. La faim reviendra, promet-elle. Elle regarde déjà, depuis sa distance ironique, le bol qu'on finira par lécher jusqu'au fond.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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