Paroles de la chanson Dog's Dinner par
Breaking moans, kissing clones
Come back home
Come back home
He turns dog, they all do, love will feel like a favor
He licks invisible wounds off me until they slip off like paper
He wags his body over me, tail and torso in a stroke
I look at the ceiling; it looks at me, we are both in on the joke
I try not to say "love." He tries to be last
It all feels like stereotypes, me and the walls, we laugh
I know the wall is a woman, this whole time we've been discussing
Come back home
Come back home
He turns dog, they all do, love will feel like a favor
He licks invisible wounds off me until they slip off like paper
He wags his body over me, tail and torso in a stroke
I look at the ceiling; it looks at me, we are both in on the joke
I try not to say "love." He tries to be last
It all feels like stereotypes, me and the walls, we laugh
I know the wall is a woman, this whole time we've been discussing
Only a woman has seen everything and must act like she's seen nothing
Breaking moans, kissing clones
Come back home
Come back home
The moon is pissing all over the front lawn
You're panting like a canine, I make noise like I'm on
It'd be romantic if it were, if that's what it was
But you and I do not lie to ourselves, do we, my love?
And when you're turned on, you'll call it anything except a vagina
In my opinion, the mood doesn't deserve this much saliva
Breaking moans, kissing clones
Come back home
Come back home
The moon is pissing all over the front lawn
You're panting like a canine, I make noise like I'm on
It'd be romantic if it were, if that's what it was
But you and I do not lie to ourselves, do we, my love?
And when you're turned on, you'll call it anything except a vagina
In my opinion, the mood doesn't deserve this much saliva
But, dear reader, slowly the shit you eat will taste like hope
You'll understand dick and loneliness when you're filled with both
Breaking moans, kissing clones
Come back home
Come back home
Breaking stones, beds and bones
Come back home
Come back home
It's a dog's dinner, but isn't it great?
Couldn't anybody, anyone, get used to the taste?
You'll be starving soon, baby, just you wait
I'll watch you lick the bowl's bottom as you finish your plate
Loving someone you hate, loving someone you hate
You'll understand dick and loneliness when you're filled with both
Breaking moans, kissing clones
Come back home
Come back home
Breaking stones, beds and bones
Come back home
Come back home
It's a dog's dinner, but isn't it great?
Couldn't anybody, anyone, get used to the taste?
You'll be starving soon, baby, just you wait
I'll watch you lick the bowl's bottom as you finish your plate
Loving someone you hate, loving someone you hate
It's a dog's dinner, but isn't it great?
Couldn't anybody, anyone, get used to the taste?
You'll be starving soon baby, just you wait
Just you wait, oh, just you wait
It's a dog's dinner, and isn't it great?
Slowly the shit you eat will taste like hope
You'll understand dick and loneliness when you're filled with both
Couldn't anybody, anyone, get used to the taste?
You'll be starving soon baby, just you wait
Just you wait, oh, just you wait
It's a dog's dinner, and isn't it great?
Slowly the shit you eat will taste like hope
You'll understand dick and loneliness when you're filled with both
Que racontent les paroles de la chanson Dog's Dinner de Sofia Isella ?
Quand on apprend à trouver la merde bonne
Il y a quelque chose d'étrangement drôle dans "Dog's Dinner" — et c'est exactement ce qui dérange. Sofia Isella entre dans la chanson avec le détachement de quelqu'un qui regarde la scène depuis le plafond, littéralement : "I look at the ceiling; it looks at me, we are both in on the joke." Plafond et narratrice complices d'une même blague que l'homme, lui, ne comprend pas. On est d'emblée dans un monde où le désenchantement a pris la forme du rire.
Une nuit qui se raconte elle-même
La chanson déroule une nuit — ou peut-être toutes les nuits qui se ressemblent. Il arrive, il se comporte en chien, elle joue le jeu sans y croire. "The moon is pissing all over the front lawn" : même la lune est vulgaire ici, même le décor refuse le romantisme. On pante, on fait du bruit, on sait tous les deux que ça n'est pas ce que ça prétend être. Ce qui pourrait être une scène de séduction est raconté avec la précision d'un compte-rendu médical, et c'est cette précision-là qui fait mal — pas la colère, pas les larmes.
Isella glisse une observation qui résonne longtemps après la fin du morceau : en désignant le mur comme une femme — celle qui a tout vu et doit faire semblant de n'avoir rien vu — elle place la chanson dans une tradition bien plus large que la simple rupture amoureuse. C'est une chanson sur ce qu'on avale en silence.
L'habitude, cette petite mort lente
Le climax arrive avec le refrain final, et il est dévastateur dans sa simplicité : "It's a dog's dinner, but isn't it great?" La question est rhétorique mais pas tout à fait — parce qu'on s'y habitue, justement. "Couldn't anybody, anyone, get used to the taste?" (est-ce que n'importe qui ne finirait pas par s'y faire ?) La réponse est oui, et c'est ça le vrai piège. "Loving someone you hate" — aimer quelqu'un qu'on déteste — répété comme un mantra, comme si le dire assez fort pouvait dissoudre la contradiction. La faim reviendra, promet-elle. Elle regarde déjà, depuis sa distance ironique, le bol qu'on finira par lécher jusqu'au fond.
Il y a quelque chose d'étrangement drôle dans "Dog's Dinner" — et c'est exactement ce qui dérange. Sofia Isella entre dans la chanson avec le détachement de quelqu'un qui regarde la scène depuis le plafond, littéralement : "I look at the ceiling; it looks at me, we are both in on the joke." Plafond et narratrice complices d'une même blague que l'homme, lui, ne comprend pas. On est d'emblée dans un monde où le désenchantement a pris la forme du rire.
Une nuit qui se raconte elle-même
La chanson déroule une nuit — ou peut-être toutes les nuits qui se ressemblent. Il arrive, il se comporte en chien, elle joue le jeu sans y croire. "The moon is pissing all over the front lawn" : même la lune est vulgaire ici, même le décor refuse le romantisme. On pante, on fait du bruit, on sait tous les deux que ça n'est pas ce que ça prétend être. Ce qui pourrait être une scène de séduction est raconté avec la précision d'un compte-rendu médical, et c'est cette précision-là qui fait mal — pas la colère, pas les larmes.
Isella glisse une observation qui résonne longtemps après la fin du morceau : en désignant le mur comme une femme — celle qui a tout vu et doit faire semblant de n'avoir rien vu — elle place la chanson dans une tradition bien plus large que la simple rupture amoureuse. C'est une chanson sur ce qu'on avale en silence.
L'habitude, cette petite mort lente
Le climax arrive avec le refrain final, et il est dévastateur dans sa simplicité : "It's a dog's dinner, but isn't it great?" La question est rhétorique mais pas tout à fait — parce qu'on s'y habitue, justement. "Couldn't anybody, anyone, get used to the taste?" (est-ce que n'importe qui ne finirait pas par s'y faire ?) La réponse est oui, et c'est ça le vrai piège. "Loving someone you hate" — aimer quelqu'un qu'on déteste — répété comme un mantra, comme si le dire assez fort pouvait dissoudre la contradiction. La faim reviendra, promet-elle. Elle regarde déjà, depuis sa distance ironique, le bol qu'on finira par lécher jusqu'au fond.