Paroles de la chanson Boulogne par Sam Sauvage

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Paroles de la chanson Boulogne par Sam Sauvage

Ce matin le port avait une fière allure
Les bateaux tanguaient, le dépit là sous l'azur
De l'autre bout du fort, glissaient sans effort
Quelques conquistadors en bas de la criée de Boulogne, Boulogne

Réveillez Notre-Dame
Les marins de la mort ont embrassé ton âme
Boulogne, Boulogne
Réveillez Notre-Dame
Les marins de la mort ont quitté leurs femmes

Quand d'autres y prennent mer, pour y faire affaire
Certains n'ont d'autres rêves que de toucher du doigt la terre
Que le soir on éclaire à la lueur du phare
Quand la brume laisse faire tous ceux qui n'ont plus qu'à la croire
Aveuglément depuis le port
Les enfants du vent qui se tiennent chaud contre les corps
De l'autre bout du fort, glissant sans effort
Tous ces conquistadors en bas de la criée de Boulogne, Boulogne

Réveillez Notre-Dame
Les marins de la mort ont embrassé ton âme
Boulogne, Boulogne
Réveillez Notre-Dame
Les marins de la mort ont quitté leurs femmes

Certains d'entre eux ne connaîtront jamais la rive
Et dansent dans le creux des vagues à la dérive
Larmes sur le port, la pluie battait tribord
Où sont passés les fils qui criaient fort le nom de Boulogne, Boulogne

Réveillez Notre-Dame
Les marins de la mort ont embrassé ton âme
Boulogne, Boulogne
Réveillez Notre-Dame
Les marins de la mort ont quitté leurs femmes

Ce matin le port avait une fière allure
Les bateaux tanguaient, le dépit là sous l'azur
De l'autre bout du fort, glissaient sans effort
Quelques conquistadors en bas de la criée de Boulogne

Réveillez Notre-Dame
Réveillez Notre-Dame
Réveillez Notre-Dame
Boulogne
Réveillez Notre-Dame
Réveillez Notre-Dame
Réveillez Notre-Dame


Que racontent les paroles de la chanson Boulogne de Sam Sauvage ?
L'utilisation du terme « conquistadors » pour désigner ceux qui « glissent sans effort » au pied du fort est une métaphore puissante. Sam Sauvage détourne le mythe historique pour dépeindre ces exilés qui, loin de chercher la fortune, aspirent simplement à « toucher du doigt la terre ». Le contraste est saisissant entre l'activité commerciale habituelle et le rêve de survie de ces « enfants du vent ». Le refrain, construit comme une litanie, invoque Notre-Dame — la basilique dominant la ville — tel un dernier recours spirituel face aux « marins de la mort ». Cette expression désigne ici les naufragés dont l'odyssée s'arrête tragiquement dans le « creux des vagues ». En mêlant l'attachement à sa région et le constat social, Sam Sauvage transforme un paysage familier en un théâtre de l'invisible, où la brume dissimule les drames humains. C'est une œuvre de pudeur et de mémoire

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