Paroles de la chanson Casting Me Away From You (traduction) par
[Intro]
On riait et jouait ensemble
On trouvait des choses à faire par temps d'orage
Mais maintenant je vois que tu me laisses derrière
Tu m'éloignes de toi
J'essaie de me dire que ça n'a pas d'importance
Je peux trouver quelqu'un qui me traitera mieux
Mais maintenant je vois que tu me quittes
Tu m'éloignes de toi
Un jour peut-être tu sauras
Que tu as brisé mon cœur en deux
J'espère qu'un jour
Tu reviendras
On riait et jouait ensemble
On trouvait des choses à faire par temps d'orage
Mais maintenant je vois que tu me laisses derrière
Tu m'éloignes de toi
J'essaie de me dire que ça n'a pas d'importance
Je peux trouver quelqu'un qui me traitera mieux
Mais maintenant je vois que tu me quittes
Tu m'éloignes de toi
Un jour peut-être tu sauras
Que tu as brisé mon cœur en deux
J'espère qu'un jour
Tu reviendras
Car je t'attendrai jusqu'à ce que tu le fasses
Mais maintenant je vois que tu me laisses derrière
Tu m'éloignes de toi
J'essaie de me dire que ça n'a pas d'importance
Je peux trouver quelqu'un qui me traitera mieux
Mais maintenant je vois que tu me quittes
Oui, je vois que tu me quittes
Tu m'éloignes de toi
Mais maintenant je vois que tu me laisses derrière
Tu m'éloignes de toi
J'essaie de me dire que ça n'a pas d'importance
Je peux trouver quelqu'un qui me traitera mieux
Mais maintenant je vois que tu me quittes
Oui, je vois que tu me quittes
Tu m'éloignes de toi
Que racontent les paroles de la chanson Casting Me Away From You (traduction) de Neil Young ?
Quand le jeune Neil cherchait ses mots
Il y a quelque chose de touchant à entendre Neil Young dans ses premières tentatives d'écriture — avant le feedback électrique de "Cinnamon Girl", avant "Heart of Gold", avant tout. "Casting Me Away From You" ressemble à une page de journal griffonnée un soir de pluie, dans une chambre d'adolescent, avec une guitare accordée à la va-comme-je-te-pousse et un chagrin encore tout frais.
La scène est simple : deux personnes qui riaient ensemble, qui trouvaient "things to do in stormy weather", et puis l'une d'elles s'en va. Pas d'explication, pas de scène de rupture, juste ce constat brutal que l'autre est déjà ailleurs et qu'on reste là, les mains vides. Le titre lui-même, avec ce verbe "casting" — projeter, jeter, repousser — dit en un mot ce que le reste de la chanson prend soin d'envelopper dans une mélodie douce.
L'attente comme seule réponse
Ce qui rend ce texte attachant, c'est son honnêteté maladroite. Le narrateur essaie de se convaincre qu'il peut faire mieux, qu'il trouvera quelqu'un d'autre. Mais le pont arrive et démonte toute cette belle résolution : "I'll be waitin' 'til you do." Il attendra. C'est tout. Pas de colère, pas de dignité blessée qui claque la porte — juste quelqu'un qui reste en place, comme si partir était encore plus impensable que souffrir.
Young revisite cette même phrase du "casting" à la fin, en l'insistant — "yes, I see that you are leaving me" — comme si se le répéter suffisait à le rendre réel. C'est un réflexe très humain, celui de tourner la langue dans la plaie pour être sûr qu'elle est bien là.
Cette chanson n'a pas l'ambition des grandes œuvres de sa discographie, mais elle a quelque chose que beaucoup de chansons plus élaborées ratent : elle sonne vrai, immédiatement, sans effort. Un jeune homme qui perd quelqu'un et qui ne sait pas encore comment faire autrement qu'attendre.
Il y a quelque chose de touchant à entendre Neil Young dans ses premières tentatives d'écriture — avant le feedback électrique de "Cinnamon Girl", avant "Heart of Gold", avant tout. "Casting Me Away From You" ressemble à une page de journal griffonnée un soir de pluie, dans une chambre d'adolescent, avec une guitare accordée à la va-comme-je-te-pousse et un chagrin encore tout frais.
La scène est simple : deux personnes qui riaient ensemble, qui trouvaient "things to do in stormy weather", et puis l'une d'elles s'en va. Pas d'explication, pas de scène de rupture, juste ce constat brutal que l'autre est déjà ailleurs et qu'on reste là, les mains vides. Le titre lui-même, avec ce verbe "casting" — projeter, jeter, repousser — dit en un mot ce que le reste de la chanson prend soin d'envelopper dans une mélodie douce.
L'attente comme seule réponse
Ce qui rend ce texte attachant, c'est son honnêteté maladroite. Le narrateur essaie de se convaincre qu'il peut faire mieux, qu'il trouvera quelqu'un d'autre. Mais le pont arrive et démonte toute cette belle résolution : "I'll be waitin' 'til you do." Il attendra. C'est tout. Pas de colère, pas de dignité blessée qui claque la porte — juste quelqu'un qui reste en place, comme si partir était encore plus impensable que souffrir.
Young revisite cette même phrase du "casting" à la fin, en l'insistant — "yes, I see that you are leaving me" — comme si se le répéter suffisait à le rendre réel. C'est un réflexe très humain, celui de tourner la langue dans la plaie pour être sûr qu'elle est bien là.
Cette chanson n'a pas l'ambition des grandes œuvres de sa discographie, mais elle a quelque chose que beaucoup de chansons plus élaborées ratent : elle sonne vrai, immédiatement, sans effort. Un jeune homme qui perd quelqu'un et qui ne sait pas encore comment faire autrement qu'attendre.