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Paroles de la chanson Note 46 : Entourage par

Oh, oh
Oh, oh, oh
Oh, oh

Le vin du mistral nous rappelle tes colères
J'entends l'orage et j'vois taper le tonnerre
Avant qu'tu sois rentrée dans ma vida
Tu sais, Clément c'était qu'un jeune homme solaire
Elle a pris mon cœur dans les mains
Elle l'a jeté à la mer
Mais ça fait deux mois qu'c'est la fin
Mais dis-moi si tu t'rappelles
Quand on barodait sur la Côte d'Azur
On buvait du Ruinart sur toutes les plages
On mangeait la meilleure des nourritures
Mais t'as décidé d'brûler toutes les pages

Et depuis toi les yeux des femmes sont tout rouges
J'ai perdu confiance, j'me regarde, j'me dégoûte
Qu'est-c'que t'as fait dans ma vie, qu'est-c'que t'as fait ?
C'est bizarre mais y a plus rien qui m'fait d'l'effet
Et chaque matin j'te vois sur l'fond d'écran
J'ai des larmes qui coulent quand j'suis dans ma chambre
J'prends des cachets sinon j'ai les mains qui tremblent
Tu m'as tout appris, tu m'as fait un essai

Et j'm'en rappelle quand on s'aimait vraiment comme personne
C'est pas toi l'problème, j'ai des soucis et j'm'enterre seul
J'demande des conseils à mes amis, j'suis sous flash, j'zone
Trop énervé j'vais péter un câble, il m'reste deux feuilles
Crois-moi, l'amour j'le vois vraiment plus comme avant-ant-ant
J'ai pas peur de la mort, j'ai peur du temps-emps-emps
J'relis nos messages, c'était du vent-ent-ent
Finalement tu m'as p't-être rendu méchant
40 degrés, j'suis pas dans mon état normal
Pas b'soin d'conseil, moi-même j'me fais d'jà la morale
Si t'entendais toutes les voix dans ma tête, t'aurais peur
Ah ouais, c'est pire qu'une chorale

Et depuis toi les yeux des femmes sont tout rouges
J'ai perdu confiance, j'me regarde, j'me dégoûte
Qu'est-c'que t'as fait dans ma vie, qu'est-c'que t'as fait ?
C'est bizarre mais y a plus rien qui m'fait d'l'effet
Et chaque matin j'te vois sur l'fond d'écran
J'ai des larmes qui coulent quand j'suis dans ma chambre
J'prends des cachets sinon j'ai les mains qui tremblent
Tu m'as tout appris, tu m'as fait un essai

J'espère qu'tu penses un peu à moi
J'essaye d'relire que les doux messages
Quand j'lis les méchants j'ai un peu trop mal
Tu sais j'ai pris l'pire des virages
Et j'te connais par cœur, j'te connais plus que moi-même
Choisis un pays, j'prends un hôtel, j't'emmène
Mais moi j'me brûle les organes et j'me malmène
J'ai perdu ma princesse, là j'ai perdu ma sirène
Putain Klem

Hein, hein, hein
Ouais, ouais
J'ai perdu ma princesse, j'ai perdu ma sirène

Que racontent les paroles de la chanson Note 46 : Entourage de Klem Schen ?

L'été où tout s'est effondré

Il y a des chansons qui commencent doucement, qui prennent leur temps avant de te toucher. Celle de Klem Schen, non. Dès les premières lignes, on est dans la chaleur étouffante du Sud, le mistral qui souffle fort, et quelqu'un qui essaie de mettre des mots sur ce qui ne s'explique pas vraiment — la fin d'un amour qui a tout réorganisé autour de lui.

« Clément c'était qu'un jeune homme solaire » : en se désignant lui-même à la troisième personne, comme si l'homme qu'il était avant lui était devenu un étranger, Klem Schen pose d'emblée l'idée d'une transformation irréversible. Elle est passée, et il n'est plus le même. Ce n'est pas une plainte — c'est un constat, presque détaché, qui fait mal justement parce qu'il ne cherche pas à attendrir.

Des plages de Ruinart aux mains qui tremblent

On voyage avec lui dans les souvenirs. Les plages, le champagne, la meilleure nourriture — tout ça avait l'air indestructible, et puis « t'as décidé d'brûler toutes les pages ». Une phrase, et tout disparaît. Ce qui suit, c'est la vie d'après : le fond d'écran qu'on n'ose pas changer, les cachets pour tenir, les larmes dans la chambre. Il n'y a rien d'héroïque là-dedans, et c'est pour ça que ça résonne. C'est terriblement ordinaire et terriblement vrai.

Les échos répétés — « avant-ant-ant », « temps-emps-emps » — donnent l'impression d'une pensée qui déraille, d'un cerveau qui rejoue les mêmes scènes en boucle sans jamais parvenir à les épuiser. On est dans sa tête, et c'est inconfortable.

Quand les mots finissent par manquer

Vers la fin, quelque chose lâche. « Choisis un pays, j'prends un hôtel, j't'emmène » — une proposition absurde, presque désespérée, qui dit mieux que n'importe quoi d'autre qu'il ne s'est pas résigné. Et puis ce « putain Klem » murmuré à lui-même, comme si même lui ne savait plus quoi se dire. C'est peut-être le moment le plus honnête de toute la chanson. Il a perdu sa princesse, sa sirène — deux mots de conte qui tranchent avec la brutalité du reste, et qui rappellent que dans l'amour, même les adultes croient encore à la magie.

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