Paroles de la chanson Note 45 : Contraste par
Parle pas d'toucher du bois, j'tapais sur les murs de la porte
Quand papa m'enfermait dans la cave, passage à l'école
Ici on fait trois fois plus que les autres pour qu'on s'en sorte
J'ai pas la même enfance qu'eux, j'ai pas eu les mêmes codes
Ça tapait dans les murs à 3h du matin, la nuit
Maman est triste, elle pleure, elle a choisi l'mauvais mari
Aujourd'hui elle en parle, elle a changé et elle en rit
Les contrastes des couleurs, elles font peur car elles sont grises
Mais peut-être que toi tu peux pas comprendre à quel point on souffre
Quand papa m'enfermait dans la cave, passage à l'école
Ici on fait trois fois plus que les autres pour qu'on s'en sorte
J'ai pas la même enfance qu'eux, j'ai pas eu les mêmes codes
Ça tapait dans les murs à 3h du matin, la nuit
Maman est triste, elle pleure, elle a choisi l'mauvais mari
Aujourd'hui elle en parle, elle a changé et elle en rit
Les contrastes des couleurs, elles font peur car elles sont grises
Mais peut-être que toi tu peux pas comprendre à quel point on souffre
Mais quand on a mal, on regarde vers le haut et on souffle
Ça fait longtemps qu'j'ai pas rêvé, j'me réveille dans des cauchemars
Et j'ai même plus envie d'les voir, j'ai du mal à concevoir
Qu'est-ce que j'ai froid ce soir, j'ai mis la double veste sur mon dos
La thérapie c'est tous les mots que j'vais raconter sur la prod
Difficile de construire un empire quand tu grandis sans rien
J'ai dû sauter dans l'mauvais train, m'arrêter dans la pire des gares
J'ai tout perdu mais j'essaye d'm'en sortir avec c'que j'ai sur moi
J't'ai raconté ma vie mais pourquoi tu m'as fait l'sournois
Ça fait longtemps qu'j'ai pas rêvé, j'me réveille dans des cauchemars
Et j'ai même plus envie d'les voir, j'ai du mal à concevoir
Qu'est-ce que j'ai froid ce soir, j'ai mis la double veste sur mon dos
La thérapie c'est tous les mots que j'vais raconter sur la prod
Difficile de construire un empire quand tu grandis sans rien
J'ai dû sauter dans l'mauvais train, m'arrêter dans la pire des gares
J'ai tout perdu mais j'essaye d'm'en sortir avec c'que j'ai sur moi
J't'ai raconté ma vie mais pourquoi tu m'as fait l'sournois
C'est bizarre mais j'pense à mon ex quand elle est sur moi
J'culpabilise mais tu sais, bon, au moins c'est pas un choix
C'est pas pour rien qu'j'ai tatoué la foi
Maman me dit qu'j'ai un truc dans ma voix
Elle m'le dit jamais dans les yeux mais elle est fière de moi
Ici on ressent les compliments
Plus d'une fois j'ai rêvé
Plus d'une fois j'ai rêvé
Moi j'ai rêvé d'changer d'continent
Mais j'ai une vie d'taré
Là j'ai une vie d'taré
J'suis trop gentil pour tous leur dire non
Quand ils demandent de l'aide
Alors j'vais les aider
J'culpabilise mais tu sais, bon, au moins c'est pas un choix
C'est pas pour rien qu'j'ai tatoué la foi
Maman me dit qu'j'ai un truc dans ma voix
Elle m'le dit jamais dans les yeux mais elle est fière de moi
Ici on ressent les compliments
Plus d'une fois j'ai rêvé
Plus d'une fois j'ai rêvé
Moi j'ai rêvé d'changer d'continent
Mais j'ai une vie d'taré
Là j'ai une vie d'taré
J'suis trop gentil pour tous leur dire non
Quand ils demandent de l'aide
Alors j'vais les aider
Mais c'est aussi ça d'être un Clément
Tu sais, personne m'arrête
Maintenant personne m'arrête
J'ai juste demandé pardon
Tu sais, personne m'arrête
Maintenant personne m'arrête
J'ai juste demandé pardon
Que racontent les paroles de la chanson Note 45 : Contraste de Klem Schen ?
La cave et ce qui vient après
Il y a des morceaux qu'on écoute et qu'on oublie. Et puis il y en a d'autres qui restent coincés quelque part, entre la gorge et le sternum. Note 45 : Contraste de Klem Schen fait partie de ces seconds-là. Pas parce qu'il cherche à impressionner — au contraire, il n'y a aucune pose ici — mais parce qu'il ose raconter des choses que beaucoup gardent enfouies.
Tout commence dans une cave. Littéralement. Le père qui enferme, les murs qu'on frappe, la nuit qui cogne à trois heures du matin. Klem Schen ne cherche pas à romancer cette enfance-là, ni à en faire un symbole vague. Il la décrit avec une précision presque clinique, et c'est exactement ce qui fait mal. On voit la mère triste, on entend les pleurs, on comprend que l'enfant a tout absorbé sans pouvoir rien dire. Puis vient cette phrase qui claque : « aujourd'hui elle en parle, elle a changé et elle en rit ». Le temps a passé. Quelque chose a bougé. Mais la trace, elle, reste.
Rêver les yeux ouverts sur une vie de travers
Au fil du morceau, le présent fait irruption dans ce passé reconstitué. Les cauchemars qui remplacent les rêves, le froid qui pousse à mettre la double veste, la culpabilité qui ressurgit à un moment inattendu. Il y a quelque chose d'honnête dans la façon dont Klem Schen laisse coexister tout ça sans chercher à ranger proprement. Une ancienne relation revient dans les pensées au pire moment. La foi est tatouée sur la peau parce qu'il faut bien s'accrocher à quelque chose. L'empire qu'on voulait construire a buté sur le mauvais train, la mauvaise gare.
Le refrain, lui, respire différemment. « J'ai rêvé d'changer de continent » — pas pour fuir exactement, mais pour imaginer une autre version possible de soi-même. Celle qui aurait eu d'autres codes, d'autres points de départ. Et pourtant, même là, il revient à ce qu'il est : quelqu'un qui ne sait pas dire non, qui aide, qui porte les autres. Un Clément, dit-il en glissant son prénom, comme si c'était à la fois une définition et une fatalité douce.
Quand la fierté ne se dit pas dans les yeux
Le morceau se ferme sur une image simple et déchirante. La mère qui entend quelque chose dans la voix de son fils, qui est fière, mais qui ne peut pas le regarder en face pour le lui dire. Dans certaines familles, l'amour passe par les biais, les silences, les détours. Klem Schen l'a compris. Il en a fait une chanson.
Il y a des morceaux qu'on écoute et qu'on oublie. Et puis il y en a d'autres qui restent coincés quelque part, entre la gorge et le sternum. Note 45 : Contraste de Klem Schen fait partie de ces seconds-là. Pas parce qu'il cherche à impressionner — au contraire, il n'y a aucune pose ici — mais parce qu'il ose raconter des choses que beaucoup gardent enfouies.
Tout commence dans une cave. Littéralement. Le père qui enferme, les murs qu'on frappe, la nuit qui cogne à trois heures du matin. Klem Schen ne cherche pas à romancer cette enfance-là, ni à en faire un symbole vague. Il la décrit avec une précision presque clinique, et c'est exactement ce qui fait mal. On voit la mère triste, on entend les pleurs, on comprend que l'enfant a tout absorbé sans pouvoir rien dire. Puis vient cette phrase qui claque : « aujourd'hui elle en parle, elle a changé et elle en rit ». Le temps a passé. Quelque chose a bougé. Mais la trace, elle, reste.
Rêver les yeux ouverts sur une vie de travers
Au fil du morceau, le présent fait irruption dans ce passé reconstitué. Les cauchemars qui remplacent les rêves, le froid qui pousse à mettre la double veste, la culpabilité qui ressurgit à un moment inattendu. Il y a quelque chose d'honnête dans la façon dont Klem Schen laisse coexister tout ça sans chercher à ranger proprement. Une ancienne relation revient dans les pensées au pire moment. La foi est tatouée sur la peau parce qu'il faut bien s'accrocher à quelque chose. L'empire qu'on voulait construire a buté sur le mauvais train, la mauvaise gare.
Le refrain, lui, respire différemment. « J'ai rêvé d'changer de continent » — pas pour fuir exactement, mais pour imaginer une autre version possible de soi-même. Celle qui aurait eu d'autres codes, d'autres points de départ. Et pourtant, même là, il revient à ce qu'il est : quelqu'un qui ne sait pas dire non, qui aide, qui porte les autres. Un Clément, dit-il en glissant son prénom, comme si c'était à la fois une définition et une fatalité douce.
Quand la fierté ne se dit pas dans les yeux
Le morceau se ferme sur une image simple et déchirante. La mère qui entend quelque chose dans la voix de son fils, qui est fière, mais qui ne peut pas le regarder en face pour le lui dire. Dans certaines familles, l'amour passe par les biais, les silences, les détours. Klem Schen l'a compris. Il en a fait une chanson.