Paroles de la chanson Note 43 : Aucun voeux par
Fallait que j'raconte un peu tout ???
T'sais, la vie change quand tu vois ton père sur un lit en manque de CO2
Les problèmes étaient déjà là quand on était en CE2
J'ai vu quarante étoiles filantes dans le ciel, j'ai eu aucun des vœux
Heureusement qu'j'ai ma mère, mon frère, ma grande sœur, les deux morveux
J'arrête toutes les merdes (hein), sinon j'vais jamais mourir vieux
J'espère être la meilleure version d'moi-même et devenir pieux
Mais rajoute un peu, j'suis pas encore sevré
Tu pèterais ton crâne si tu savais toutes les doses que je buvais
T'sais, la vie change quand tu vois ton père sur un lit en manque de CO2
Les problèmes étaient déjà là quand on était en CE2
J'ai vu quarante étoiles filantes dans le ciel, j'ai eu aucun des vœux
Heureusement qu'j'ai ma mère, mon frère, ma grande sœur, les deux morveux
J'arrête toutes les merdes (hein), sinon j'vais jamais mourir vieux
J'espère être la meilleure version d'moi-même et devenir pieux
Mais rajoute un peu, j'suis pas encore sevré
Tu pèterais ton crâne si tu savais toutes les doses que je buvais
Tiercé, numéro 6 sur le cheval, je claque dans des bouteilles de vodka et de sky
Ces fils de pute, ils disent que j'braille, ont pas vu c'que j'ai vu
Ont pas vu c'que je vis
J'aurais pu finir au fond d'un asile
Maintenant j'les baise, j'ai envie d'voyager
Le reste, on verra après
J'ai que des chemises à 1000e, on dirait que j'suis boutonné
Y a du shit collé sur les ongles, sur les doigts
Ils ont la gueule devant BFMTV, l'pire c'est qu'ils y croient
Le respect, c'est pas donné à tout l'peuple
Petit garçon a régalé tout l'pub
J'envoie des frappes et j'leur mets des vrais lobes
Ces fils de pute, ils disent que j'braille, ont pas vu c'que j'ai vu
Ont pas vu c'que je vis
J'aurais pu finir au fond d'un asile
Maintenant j'les baise, j'ai envie d'voyager
Le reste, on verra après
J'ai que des chemises à 1000e, on dirait que j'suis boutonné
Y a du shit collé sur les ongles, sur les doigts
Ils ont la gueule devant BFMTV, l'pire c'est qu'ils y croient
Le respect, c'est pas donné à tout l'peuple
Petit garçon a régalé tout l'pub
J'envoie des frappes et j'leur mets des vrais lobes
On sait dessiner même sans avoir d'feutre
Le respect, c'est pas donné à tout l'peuple
Petit garçon a régalé tout l'pub
J'envoie des frappes et j'leur mets des vrais lobes
On sait dessiner même sans avoir d'feutre
Nique un brevet, vive un talent, vive un truc qui fait vivre
Maintenant j'prends des Uber, j'm'en bats les couilles, j'passerai plus par l'périph'
La famille est bizarre : première question, ils s'demandent si j'suis riche
Déjà, demande-moi si j'vais bien, déjà, demande-moi si j'suis triste
L'hiver dernier, j'suis pas parti au ski, pourtant j'posais des pistes
Jalouse pas sur la vie des autres, fais pareil et puis prends des risques
Le respect, c'est pas donné à tout l'peuple
Petit garçon a régalé tout l'pub
J'envoie des frappes et j'leur mets des vrais lobes
On sait dessiner même sans avoir d'feutre
Nique un brevet, vive un talent, vive un truc qui fait vivre
Maintenant j'prends des Uber, j'm'en bats les couilles, j'passerai plus par l'périph'
La famille est bizarre : première question, ils s'demandent si j'suis riche
Déjà, demande-moi si j'vais bien, déjà, demande-moi si j'suis triste
L'hiver dernier, j'suis pas parti au ski, pourtant j'posais des pistes
Jalouse pas sur la vie des autres, fais pareil et puis prends des risques
Heureusement qu'y a pas d'Death Note, sinon la liste serait bien remplie
J'm'endors avec des acouphènes, tellement j'fais péter les amplis
J'ai même plus d'envie, j'essaie d'en recevoir
J'ai fait dix sons en 24h, j'ai bien fait mes devoirs
Si j'voulais vraiment, j'pourrais t'poser deux albums juste en deux soirs
J'ai sorti le zippo, j'ai allumé la mèche du gros pétard
Y a deux ans j'étais un têtard, là j'suis un méchant requin
J'suis à l'ancienne sur ??? avec une paire de requins
J'savais qu'ça allait péter un jour, tu verras, j'suis un devin
Il veut un chrome, il prend une tarte, et le pire, il repart sans rien
J'm'endors avec des acouphènes, tellement j'fais péter les amplis
J'ai même plus d'envie, j'essaie d'en recevoir
J'ai fait dix sons en 24h, j'ai bien fait mes devoirs
Si j'voulais vraiment, j'pourrais t'poser deux albums juste en deux soirs
J'ai sorti le zippo, j'ai allumé la mèche du gros pétard
Y a deux ans j'étais un têtard, là j'suis un méchant requin
J'suis à l'ancienne sur ??? avec une paire de requins
J'savais qu'ça allait péter un jour, tu verras, j'suis un devin
Il veut un chrome, il prend une tarte, et le pire, il repart sans rien
Klem
Le respect, c'est pas donné à tout l'peuple
Petit garçon a régalé tout l'pub
J'envoie des frappes et j'leur mets des vrais lobes
On sait dessiner même sans avoir d'feutre
Le respect, c'est pas donné à tout l'peuple
Petit garçon a régalé tout l'pub
J'envoie des frappes et j'leur mets des vrais lobes
On sait dessiner même sans avoir d'feutre
Le respect, c'est pas donné à tout l'peuple
Petit garçon a régalé tout l'pub
J'envoie des frappes et j'leur mets des vrais lobes
On sait dessiner même sans avoir d'feutre
Le respect, c'est pas donné à tout l'peuple
Petit garçon a régalé tout l'pub
J'envoie des frappes et j'leur mets des vrais lobes
On sait dessiner même sans avoir d'feutre
Que racontent les paroles de la chanson Note 43 : Aucun voeux de Klem Schen ?
Quarante étoiles, zéro vœu
Il y a des chansons qui commencent avant le premier mot. Ici, c'est une hésitation, un "fallait que j'raconte" qui ressemble moins à une intro qu'à quelqu'un qui prend son courage à deux mains devant une feuille blanche. Et ce que Klem Schen raconte ensuite, ça ne ressemble pas à un couplet de rap — ça ressemble à une nuit entière qu'on vient de passer à ressasser.
Le père sur un lit d'hôpital, l'oxygène qui manque, les problèmes qui remontent jusqu'au primaire. Les images arrivent dans le désordre de la mémoire, pas dans l'ordre d'un récit propre. Et puis cette métaphore des étoiles filantes — quarante, il les a comptées — sans qu'un seul vœu ne se réalise. C'est là que le titre prend tout son sens. "Aucun vœux", orthographe volontairement approximative ou non, peu importe : c'est le sentiment qui compte, celui d'avoir espéré dans le vide.
Le bruit de fond d'une reconstruction
Le morceau ne reste pas dans la plainte. Il y a quelque chose qui gronde en dessous, une énergie qui cherche à sortir. Les bouteilles de vodka et de sky, les doses, tout ça est dit sans romantisme, comme des faits qu'on reconnaît enfin. "J'aurais pu finir au fond d'un asile" — et pourtant il est là, il rappe, il voyage, il achète des chemises à mille euros. La trajectoire n'est pas linéaire, elle est chaotique, mais elle existe.
Le refrain claque différemment une fois qu'on a entendu tout ça. "Petit garçon a régalé tout l'pub" — il y a une fierté dedans qui n'est pas de la vantardise, c'est le soulagement de quelqu'un qui a prouvé quelque chose à lui-même avant de le prouver aux autres.
Ce que la famille ne demande jamais
Le deuxième couplet glisse vers quelque chose de plus doux et de plus amer à la fois. La famille qui saute directement à "t'es riche ?" sans passer par "tu vas bien ?". Cette ligne-là, "déjà, demande-moi si j'suis triste", elle reste. Parce qu'elle dit en huit mots ce que des années de thérapie essaient parfois d'expliquer. Note 43 finit sur une image de pétard allumé, de mèche qui brûle — mais on a l'impression que l'explosion, pour une fois, pourrait être belle.
Il y a des chansons qui commencent avant le premier mot. Ici, c'est une hésitation, un "fallait que j'raconte" qui ressemble moins à une intro qu'à quelqu'un qui prend son courage à deux mains devant une feuille blanche. Et ce que Klem Schen raconte ensuite, ça ne ressemble pas à un couplet de rap — ça ressemble à une nuit entière qu'on vient de passer à ressasser.
Le père sur un lit d'hôpital, l'oxygène qui manque, les problèmes qui remontent jusqu'au primaire. Les images arrivent dans le désordre de la mémoire, pas dans l'ordre d'un récit propre. Et puis cette métaphore des étoiles filantes — quarante, il les a comptées — sans qu'un seul vœu ne se réalise. C'est là que le titre prend tout son sens. "Aucun vœux", orthographe volontairement approximative ou non, peu importe : c'est le sentiment qui compte, celui d'avoir espéré dans le vide.
Le bruit de fond d'une reconstruction
Le morceau ne reste pas dans la plainte. Il y a quelque chose qui gronde en dessous, une énergie qui cherche à sortir. Les bouteilles de vodka et de sky, les doses, tout ça est dit sans romantisme, comme des faits qu'on reconnaît enfin. "J'aurais pu finir au fond d'un asile" — et pourtant il est là, il rappe, il voyage, il achète des chemises à mille euros. La trajectoire n'est pas linéaire, elle est chaotique, mais elle existe.
Le refrain claque différemment une fois qu'on a entendu tout ça. "Petit garçon a régalé tout l'pub" — il y a une fierté dedans qui n'est pas de la vantardise, c'est le soulagement de quelqu'un qui a prouvé quelque chose à lui-même avant de le prouver aux autres.
Ce que la famille ne demande jamais
Le deuxième couplet glisse vers quelque chose de plus doux et de plus amer à la fois. La famille qui saute directement à "t'es riche ?" sans passer par "tu vas bien ?". Cette ligne-là, "déjà, demande-moi si j'suis triste", elle reste. Parce qu'elle dit en huit mots ce que des années de thérapie essaient parfois d'expliquer. Note 43 finit sur une image de pétard allumé, de mèche qui brûle — mais on a l'impression que l'explosion, pour une fois, pourrait être belle.