Paroles de la chanson Note 36 : Compétition par
Yeah, yeah
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah
Mmh, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah
Yeah
V'là les messages que je véhicule
J'aime tellement la musique, j'pourrais écrire des textes même en crise de somnambul-isme
J'ai bougé partout dans la pièce, j'écrivais, j'écrivais, j'écrivais, j'ai - freeze
Quand j'ai vu des vidéos du monde, des vidéos de tout c'qui se passe
T'façon, à la fin de chaque mois, qu'on m'propose, c'est une putain d'impasse
J'tire dans ta gueule, non, j'fais pas de passe
C'est moi qui prends les playlists, j'laisse pas de place
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah
Mmh, yeah, yeah, yeah, yeah, yeah
Yeah
V'là les messages que je véhicule
J'aime tellement la musique, j'pourrais écrire des textes même en crise de somnambul-isme
J'ai bougé partout dans la pièce, j'écrivais, j'écrivais, j'écrivais, j'ai - freeze
Quand j'ai vu des vidéos du monde, des vidéos de tout c'qui se passe
T'façon, à la fin de chaque mois, qu'on m'propose, c'est une putain d'impasse
J'tire dans ta gueule, non, j'fais pas de passe
C'est moi qui prends les playlists, j'laisse pas de place
L'humain est sale, il est plein de crasse
J'bois la Polia et j'la recrache
Pour une maison, une maison de quatre-cents mètres carrés
Sinon pas content, pas content, Klem pas content
Pour une RM, une Rolex, j'ai pas ton temps
J'm'en bats les couilles d'la plume, moi j'reste dans mon camp
C'est des crapauds, c'est pas beau, veulent toujours plus de bénéfices sur les parts, veulent plus de pourcentage
Respecte-moi si tu m'invites chez toi, sers-moi au moins un cognac avec un douze ans d'âge
J'avais d'jà des textes sombres quand j'avais douze ans, qu'j'écrivais sur des feuilles A4, à 4', khabat
J'essaie de me reconstruire avant de la ramener dans la chambre
J'bois la Polia et j'la recrache
Pour une maison, une maison de quatre-cents mètres carrés
Sinon pas content, pas content, Klem pas content
Pour une RM, une Rolex, j'ai pas ton temps
J'm'en bats les couilles d'la plume, moi j'reste dans mon camp
C'est des crapauds, c'est pas beau, veulent toujours plus de bénéfices sur les parts, veulent plus de pourcentage
Respecte-moi si tu m'invites chez toi, sers-moi au moins un cognac avec un douze ans d'âge
J'avais d'jà des textes sombres quand j'avais douze ans, qu'j'écrivais sur des feuilles A4, à 4', khabat
J'essaie de me reconstruire avant de la ramener dans la chambre
C'est sale ici, sale ici, on essaie d'tout nettoyer mais c'est bien compliqué
Pourquoi tu fais l'voyou dans les clips ?
Pourquoi tu fais l'voyou quand on t'l'a sorti t'as flippé, hein ?
J'crois vraiment que j'vais fiter
T'es qu'un menteur, tu dis pas la vérité
On s'est débrouillés, j'ai jamais hérité
Nos vies c'est des démons et des R.I.P
C'qui m'excite c'est l'argent, c'est pas une blondasse
Sur moi, pute, elle laisse tout son gloss
J'ai vingt-quatre piges, maintenant la vie ralass
À l'époque, c'était des coups de crosse
On a la foi, la force, le paradise, le Valhalla, c'est comme ça que j'retournerai en pierres
Donne-moi de quoi bédave, un briquet, un flash de vodka avec un pétard, j'fais un empire
Pourquoi tu fais l'voyou dans les clips ?
Pourquoi tu fais l'voyou quand on t'l'a sorti t'as flippé, hein ?
J'crois vraiment que j'vais fiter
T'es qu'un menteur, tu dis pas la vérité
On s'est débrouillés, j'ai jamais hérité
Nos vies c'est des démons et des R.I.P
C'qui m'excite c'est l'argent, c'est pas une blondasse
Sur moi, pute, elle laisse tout son gloss
J'ai vingt-quatre piges, maintenant la vie ralass
À l'époque, c'était des coups de crosse
On a la foi, la force, le paradise, le Valhalla, c'est comme ça que j'retournerai en pierres
Donne-moi de quoi bédave, un briquet, un flash de vodka avec un pétard, j'fais un empire
La solitude, ça peut changer un homme
Les deux camps peuvent t'enlever ton âme
J'ai jamais demandé d'être sur le trône
Mais si un jour on me le donne, j'installe la table
Et Paris c'est magique, c'est crasseux, ça dépend les endroits, ça dépend où tu traînes les deux pieds
Heureusement qu'j'ai des amis pour faire les leviers, heureusement qu'j'ai les amis pour venir me lever
C'est meilleur qu'à six heures du mat' quand le schmit vient me chercher, deux G, Jack D
Et tu peux sortir le test d'alcoolémie, j'ai même plus l'oxygène pour venir y souffler
J'ai trop cramé d'Camel, elle veut son Chanel, moi je veux mon BM, mais je le veux pas si c'est pas compétition
Les deux camps peuvent t'enlever ton âme
J'ai jamais demandé d'être sur le trône
Mais si un jour on me le donne, j'installe la table
Et Paris c'est magique, c'est crasseux, ça dépend les endroits, ça dépend où tu traînes les deux pieds
Heureusement qu'j'ai des amis pour faire les leviers, heureusement qu'j'ai les amis pour venir me lever
C'est meilleur qu'à six heures du mat' quand le schmit vient me chercher, deux G, Jack D
Et tu peux sortir le test d'alcoolémie, j'ai même plus l'oxygène pour venir y souffler
J'ai trop cramé d'Camel, elle veut son Chanel, moi je veux mon BM, mais je le veux pas si c'est pas compétition
C'est pas qu'une question d'ego, j'm'en bats les couilles, je vous baise tous, et c'est loin d'être une compétition
Que racontent les paroles de la chanson Note 36 : Compétition de Klem Schen ?
Quand l'encre coule même endormi
Il y a quelque chose de presque fiévreux dans la façon dont "Note 36 : Compétition" commence. Klem Schen se décrit en train d'écrire, d'écrire, d'écrire — et puis le freeze, l'arrêt net, comme si la réalité du monde venait brutalement court-circuiter l'élan créatif. On entre dans le morceau comme on entre dans la chambre de quelqu'un qui n'a pas dormi depuis trois jours, entouré de feuilles froissées et d'écrans allumés.
La suite n'est pas linéaire, et c'est précisément là que ça devient intéressant. Les images se percutent : les crapauds qui veulent "plus de pourcentage", le cognac douze ans d'âge qu'on doit lui servir si on l'invite, les textes sombres qu'il écrivait à minuit passé quand il avait douze ans sur des feuilles A4. On comprend vite qu'on n'est pas face à un rappeur qui pose une persona soigneusement construite, mais face à quelqu'un qui déverse, qui trie en temps réel, qui cherche à "se reconstruire avant de la ramener dans la chambre".
Paris, les amis, et l'empire qui reste à bâtir
Le morceau respire différemment dans sa deuxième moitié. Paris surgit, "magique" et "crasseux" selon les trottoirs, et avec elle une forme de gratitude inattendue — "heureusement qu'j'ai des amis pour faire les leviers". Dans un texte aussi dense en cynisme et en rejet, ces lignes-là détonnent. Elles disent que même quand on brûle des Camel et qu'on n'a plus d'oxygène pour souffler dans le ballon, quelqu'un est là pour lever.
Et puis vient la chute, et elle est maligne. La compétition du titre se révèle être un piège rhétorique : il la veut, mais pas si c'est subi. Il vous "baise tous" mais précise aussitôt que c'est "loin d'être une compétition". Cette contradiction n'est pas une erreur — c'est le cœur du morceau. Klem Schen ne veut pas gagner contre les autres. Il veut juste que personne ne fixe les règles à sa place.
Il y a quelque chose de presque fiévreux dans la façon dont "Note 36 : Compétition" commence. Klem Schen se décrit en train d'écrire, d'écrire, d'écrire — et puis le freeze, l'arrêt net, comme si la réalité du monde venait brutalement court-circuiter l'élan créatif. On entre dans le morceau comme on entre dans la chambre de quelqu'un qui n'a pas dormi depuis trois jours, entouré de feuilles froissées et d'écrans allumés.
La suite n'est pas linéaire, et c'est précisément là que ça devient intéressant. Les images se percutent : les crapauds qui veulent "plus de pourcentage", le cognac douze ans d'âge qu'on doit lui servir si on l'invite, les textes sombres qu'il écrivait à minuit passé quand il avait douze ans sur des feuilles A4. On comprend vite qu'on n'est pas face à un rappeur qui pose une persona soigneusement construite, mais face à quelqu'un qui déverse, qui trie en temps réel, qui cherche à "se reconstruire avant de la ramener dans la chambre".
Paris, les amis, et l'empire qui reste à bâtir
Le morceau respire différemment dans sa deuxième moitié. Paris surgit, "magique" et "crasseux" selon les trottoirs, et avec elle une forme de gratitude inattendue — "heureusement qu'j'ai des amis pour faire les leviers". Dans un texte aussi dense en cynisme et en rejet, ces lignes-là détonnent. Elles disent que même quand on brûle des Camel et qu'on n'a plus d'oxygène pour souffler dans le ballon, quelqu'un est là pour lever.
Et puis vient la chute, et elle est maligne. La compétition du titre se révèle être un piège rhétorique : il la veut, mais pas si c'est subi. Il vous "baise tous" mais précise aussitôt que c'est "loin d'être une compétition". Cette contradiction n'est pas une erreur — c'est le cœur du morceau. Klem Schen ne veut pas gagner contre les autres. Il veut juste que personne ne fixe les règles à sa place.