Paroles de la chanson Note 34 : Souffrance par
Rongés par les reins, on est pareil, on peut pas leur en vouloir
J'commence seulement à voir une lumière au fond du couloir
L'ange est habillé en blanc mais ma vie est toute noire
J'ai les yeux sur la télé, le pétard à la main, j'essaie de tout changer
J'la déteste mais tous les soirs j'espère qu'elle vienne me voir
Ou au moins qu'elle reprenne mon numéro pour m'appeler
J'vois le diable et les démons quand j'me regarde dans l'miroir
Sers-moi un sixième flash, j'suis pas assez rassasié
J'commence seulement à voir une lumière au fond du couloir
L'ange est habillé en blanc mais ma vie est toute noire
J'ai les yeux sur la télé, le pétard à la main, j'essaie de tout changer
J'la déteste mais tous les soirs j'espère qu'elle vienne me voir
Ou au moins qu'elle reprenne mon numéro pour m'appeler
J'vois le diable et les démons quand j'me regarde dans l'miroir
Sers-moi un sixième flash, j'suis pas assez rassasié
Vie froissée, faut la repasser, j'éviterais, j'me reconnais même plus
T'auras zéro message de ma part, dans tous les cas je sais qu'tu m'lâcheras un vu
J'aurais jamais donné autant de mon âme si j'avais su tout ça
J'vois tout en double dans la ville, j'me demande le comment du pourquoi
J'sais qu'toi tu vas bien mais moi j'suis bloqué dans mes souffrances
J'suis devenu méchant, mauvais, pourtant j'suis rempli de bon sens
T'imagine pas combien d'fois j'ai voulu m'brûler avec l'essence
J'ai jamais voulu attaquer, moi j'voulais juste me défendre
J'ai peur le soir, j'ai peur la nuit, j'attends la journée, l'soleil
T'auras zéro message de ma part, dans tous les cas je sais qu'tu m'lâcheras un vu
J'aurais jamais donné autant de mon âme si j'avais su tout ça
J'vois tout en double dans la ville, j'me demande le comment du pourquoi
J'sais qu'toi tu vas bien mais moi j'suis bloqué dans mes souffrances
J'suis devenu méchant, mauvais, pourtant j'suis rempli de bon sens
T'imagine pas combien d'fois j'ai voulu m'brûler avec l'essence
J'ai jamais voulu attaquer, moi j'voulais juste me défendre
J'ai peur le soir, j'ai peur la nuit, j'attends la journée, l'soleil
J'ai prié l'étoile de baba pour trouver un peu d'sommeil
Mais l'sommeil jamais profond, j'ai cherché toutes les options
J'suis différent des autres, j'ai perdu chacune de mes notions
Alors cet été j'décale et j'vais revendre mon ???
J'm'en suis bien sorti pour un p'tit connard qui n'a pas le bac
La dernière fois qu'j'ai souri c'est quand j'ai roulé une batte
C'est Klem qui raconte la vérité sur l'MP3
À deux doigts de la schizophrénie, j'entends deux-trois voix
Moi j'voulais seulement lui mettre la bague au doigt
Mais l'sommeil jamais profond, j'ai cherché toutes les options
J'suis différent des autres, j'ai perdu chacune de mes notions
Alors cet été j'décale et j'vais revendre mon ???
J'm'en suis bien sorti pour un p'tit connard qui n'a pas le bac
La dernière fois qu'j'ai souri c'est quand j'ai roulé une batte
C'est Klem qui raconte la vérité sur l'MP3
À deux doigts de la schizophrénie, j'entends deux-trois voix
Moi j'voulais seulement lui mettre la bague au doigt
Mais y a tellement d'galères que j'dois gérer
Tellement d'choses qui s'passent dans ma tête
J'ai fermé mon cœur et maintenant il est scellé
Si tu voyais l'foie du ??? tu verrais que des fresques
J'ai le tableau, la peinture, mais elle veut pas s'imprégner
J'angoisse si j'ai pas de ??? dans la bandoulière
Qu'est-ce qu'on fait sans la tise, sans l'bout d'teh
Y a des choses que j'dois aboutir
J'me dois d'être fort, là j'suis comme un père
Car les p'tits frères ont perdu le leur
Ils ont vécu déjà la guerre
Et dans la nuit ils voient que des peurs
Tellement d'choses qui s'passent dans ma tête
J'ai fermé mon cœur et maintenant il est scellé
Si tu voyais l'foie du ??? tu verrais que des fresques
J'ai le tableau, la peinture, mais elle veut pas s'imprégner
J'angoisse si j'ai pas de ??? dans la bandoulière
Qu'est-ce qu'on fait sans la tise, sans l'bout d'teh
Y a des choses que j'dois aboutir
J'me dois d'être fort, là j'suis comme un père
Car les p'tits frères ont perdu le leur
Ils ont vécu déjà la guerre
Et dans la nuit ils voient que des peurs
J'suis pas là ce soir, faut encore j'consume un peu d'weed
J'ai trop d'maquettes dans l'ordi, cette année j'vais tout leak
J'essaie parler d'ma ??? mais j'pourrais sortir l'brolique
Moi j'veux d'l'amour, d'la haine, d'la peine, j'm'en fous d'ton bolide
Que racontent les paroles de la chanson Note 34 : Souffrance de Klem Schen ?
Une nuit qui n'en finit pas
Il y a des chansons qu'on écoute et des chansons qu'on subit. "Note 34 : Souffrance" appartient clairement à la deuxième catégorie. Klem Schen ouvre le micro comme on ouvre une blessure — sans anesthésie, sans distance artistique calculée. Dès les premiers mots, on est dans sa tête, dans son appartement, avec lui devant la télé, le pétard à la main, à attendre un message qui ne viendra pas.
Attendre, c'est le verbe qui structure tout le morceau. Attendre qu'elle rappelle. Attendre le matin parce que la nuit fait peur. Attendre le sommeil, ce sommeil qui "jamais profond" laisse l'esprit tourner à vide jusqu'à l'épuisement. Il y a quelque chose d'insupportablement familier là-dedans — cette sensation que le temps s'étire quand on souffre, que les heures entre minuit et l'aube ont une texture différente, plus lourde.
Ce que l'amour laisse derrière lui
Klem parle d'une femme, mais il ne raconte pas une rupture — il raconte l'après. L'après, c'est vouloir hair quelqu'un et espérer son appel dans le même souffle. C'est réaliser qu'on a donné "autant de son âme" sans mesurer le risque. Il dit avoir voulu lui mettre la bague au doigt, et cette image — simple, universelle — fait d'autant plus mal qu'elle arrive noyée dans un flot de galères, de voix dans la tête, de nuits sans fond. Le projet était là. La vie en a décidé autrement.
Tenir debout pour les autres
Mais le morceau bascule à un moment, presque discrètement. Klem parle des "p'tits frères" qui ont perdu leur père, qui ont déjà vécu la guerre, qui voient des peurs dans le noir. Et là, quelque chose change dans le texte — pas la douleur, elle reste entière, mais il y a une raison de rester. "J'me dois d'être fort, là j'suis comme un père" : une phrase courte, sans emphase, mais qui pèse des tonnes. C'est la tension centrale du morceau, finalement — un homme à bout qui trouve malgré tout une raison de ne pas lâcher.
Klem Schen ne résout rien ici. Il ne promet pas que ça ira mieux. Il dit juste, avec une franchise qui met mal à l'aise, comment ça se passe quand on est au fond. Et parfois, être entendu là où on est, c'est déjà quelque chose.
Il y a des chansons qu'on écoute et des chansons qu'on subit. "Note 34 : Souffrance" appartient clairement à la deuxième catégorie. Klem Schen ouvre le micro comme on ouvre une blessure — sans anesthésie, sans distance artistique calculée. Dès les premiers mots, on est dans sa tête, dans son appartement, avec lui devant la télé, le pétard à la main, à attendre un message qui ne viendra pas.
Attendre, c'est le verbe qui structure tout le morceau. Attendre qu'elle rappelle. Attendre le matin parce que la nuit fait peur. Attendre le sommeil, ce sommeil qui "jamais profond" laisse l'esprit tourner à vide jusqu'à l'épuisement. Il y a quelque chose d'insupportablement familier là-dedans — cette sensation que le temps s'étire quand on souffre, que les heures entre minuit et l'aube ont une texture différente, plus lourde.
Ce que l'amour laisse derrière lui
Klem parle d'une femme, mais il ne raconte pas une rupture — il raconte l'après. L'après, c'est vouloir hair quelqu'un et espérer son appel dans le même souffle. C'est réaliser qu'on a donné "autant de son âme" sans mesurer le risque. Il dit avoir voulu lui mettre la bague au doigt, et cette image — simple, universelle — fait d'autant plus mal qu'elle arrive noyée dans un flot de galères, de voix dans la tête, de nuits sans fond. Le projet était là. La vie en a décidé autrement.
Tenir debout pour les autres
Mais le morceau bascule à un moment, presque discrètement. Klem parle des "p'tits frères" qui ont perdu leur père, qui ont déjà vécu la guerre, qui voient des peurs dans le noir. Et là, quelque chose change dans le texte — pas la douleur, elle reste entière, mais il y a une raison de rester. "J'me dois d'être fort, là j'suis comme un père" : une phrase courte, sans emphase, mais qui pèse des tonnes. C'est la tension centrale du morceau, finalement — un homme à bout qui trouve malgré tout une raison de ne pas lâcher.
Klem Schen ne résout rien ici. Il ne promet pas que ça ira mieux. Il dit juste, avec une franchise qui met mal à l'aise, comment ça se passe quand on est au fond. Et parfois, être entendu là où on est, c'est déjà quelque chose.