Paroles de la chanson Note 30 : Plus vraiment présent par
Drogue douce, j'suis pas là, j'm'enfume
Me dis pas qu'tu m'aimes si pour moi tu décroches pas la Lune
Froid, distant, le chemin est glissant
Mais disons qu'dans dix ans, j'me vois plus dans l'décor insalubre
Hein, c'est pas ton amour qui m'a détruit
Avant toi, j'avais des soucis qu'j'oublie pas en fumant du shit
Ouais, j'emboîte les problèmes comme dans Tetris
Dis-moi qui est là quand j'suis triste, dis-moi quand on s'en va d'ici
C'est des journées d'merde qui s'ressemblent à des détails
J'avais des roses dans les mains, mais elle a arraché les pétales
Me dis pas qu'tu m'aimes si pour moi tu décroches pas la Lune
Froid, distant, le chemin est glissant
Mais disons qu'dans dix ans, j'me vois plus dans l'décor insalubre
Hein, c'est pas ton amour qui m'a détruit
Avant toi, j'avais des soucis qu'j'oublie pas en fumant du shit
Ouais, j'emboîte les problèmes comme dans Tetris
Dis-moi qui est là quand j'suis triste, dis-moi quand on s'en va d'ici
C'est des journées d'merde qui s'ressemblent à des détails
J'avais des roses dans les mains, mais elle a arraché les pétales
J'aime pas les disquettes, les faux sourires qui m'regardent
Avec des idées malsaines, j'suis pas débile, j'comprends ton vocal
Les enterrements sont bien plus fréquents qu'les mariages
J'ai sorti cinq albums en trois années en nourrissant ma rage
Y a pas qu'ma bouteille qui prend des années d'âge
J'ai nagé dans des marécages avant d'nager sur des belles plages
Y a que la drogue qui peut contrôler mes pulsions
J'vais encore cracher des thèses en attendant l'exécution
J'sais pas c'qu'elle a en elle, mais c'est vraiment puissant
Avec des idées malsaines, j'suis pas débile, j'comprends ton vocal
Les enterrements sont bien plus fréquents qu'les mariages
J'ai sorti cinq albums en trois années en nourrissant ma rage
Y a pas qu'ma bouteille qui prend des années d'âge
J'ai nagé dans des marécages avant d'nager sur des belles plages
Y a que la drogue qui peut contrôler mes pulsions
J'vais encore cracher des thèses en attendant l'exécution
J'sais pas c'qu'elle a en elle, mais c'est vraiment puissant
J'ai grave l'impression d'voir mes anges se combattre contre ses démons
Y a que la drogue qui peut contrôler mes pulsions
J'vais encore cracher des thèses en attendant l'exécution
J'sais pas c'qu'elle a en elle, mais c'est vraiment puissant
J'ai grave l'impression d'voir mes anges se combattre contre ses démons
Y a que la drogue qui peut contrôler mes pulsions
J'vais encore cracher des thèses en attendant l'exécution
J'sais pas c'qu'elle a en elle, mais c'est vraiment puissant
J'ai grave l'impression d'voir mes anges se combattre contre ses démons
Que racontent les paroles de la chanson Note 30 : Plus vraiment présent de Klem Schen ?
Quelque part entre deux bouffées
Il y a des chansons qui arrivent comme un message envoyé à trois heures du matin — sans filtre, sans relecture, sans honte. "Note 30 : Plus vraiment présent" de Klem Schen est de celles-là. Dès la première ligne, on est dans le vif : la fumée, l'absence à soi-même, une sorte de flottement volontaire. Pas de mise en scène, pas d'intro qui prépare le terrain. On entre dans la tête de quelqu'un qui a décidé de ne plus vraiment y être.
Ce que Klem Schen raconte ici, c'est une forme d'engourdissement organisé. La drogue n'est pas glorifiée — elle est fonctionnelle, presque médicale dans sa logique. "Y a que la drogue qui peut contrôler mes pulsions", répète-t-il au refrain, et cette répétition n'est pas un effet stylistique, c'est une conviction usée à force d'être vérifiée. On sent quelqu'un qui a essayé autre chose avant d'en arriver là.
Le poids de ce qui s'accumule
Au fil des vers, une vie se dessine par fragments. Des journées identiques qui s'empilent, une relation qui a perdu ses couleurs — "j'avais des roses dans les mains" mais les pétales sont partis —, des enterrements plus fréquents que des mariages dans son entourage. Klem Schen ne surjoue rien. Il parle de son environnement avec la sobriété de quelqu'un qui y est depuis longtemps, qui connaît ses marécages par cœur et qui espère juste en sortir un jour, "nager sur des belles plages" comme il dit, sans trop y croire encore.
Deux intériorités qui ne se trouvent pas
La relation amoureuse traverse le morceau sans jamais vraiment en être le centre. Elle est là, présente, mais compliquée d'une façon particulière — ce n'est pas la rupture qui fait mal, c'est le sentiment de voir "ses anges se combattre contre ses démons" à elle. Deux personnes blessées qui se heurtent plutôt que se rejoindre. Klem Schen ne l'accuse pas, ne se plaint pas vraiment. Il observe, un peu de loin, comme quelqu'un qui regarde sa propre vie depuis l'extérieur. C'est peut-être ça, finalement, être "plus vraiment présent".
Il y a des chansons qui arrivent comme un message envoyé à trois heures du matin — sans filtre, sans relecture, sans honte. "Note 30 : Plus vraiment présent" de Klem Schen est de celles-là. Dès la première ligne, on est dans le vif : la fumée, l'absence à soi-même, une sorte de flottement volontaire. Pas de mise en scène, pas d'intro qui prépare le terrain. On entre dans la tête de quelqu'un qui a décidé de ne plus vraiment y être.
Ce que Klem Schen raconte ici, c'est une forme d'engourdissement organisé. La drogue n'est pas glorifiée — elle est fonctionnelle, presque médicale dans sa logique. "Y a que la drogue qui peut contrôler mes pulsions", répète-t-il au refrain, et cette répétition n'est pas un effet stylistique, c'est une conviction usée à force d'être vérifiée. On sent quelqu'un qui a essayé autre chose avant d'en arriver là.
Le poids de ce qui s'accumule
Au fil des vers, une vie se dessine par fragments. Des journées identiques qui s'empilent, une relation qui a perdu ses couleurs — "j'avais des roses dans les mains" mais les pétales sont partis —, des enterrements plus fréquents que des mariages dans son entourage. Klem Schen ne surjoue rien. Il parle de son environnement avec la sobriété de quelqu'un qui y est depuis longtemps, qui connaît ses marécages par cœur et qui espère juste en sortir un jour, "nager sur des belles plages" comme il dit, sans trop y croire encore.
Deux intériorités qui ne se trouvent pas
La relation amoureuse traverse le morceau sans jamais vraiment en être le centre. Elle est là, présente, mais compliquée d'une façon particulière — ce n'est pas la rupture qui fait mal, c'est le sentiment de voir "ses anges se combattre contre ses démons" à elle. Deux personnes blessées qui se heurtent plutôt que se rejoindre. Klem Schen ne l'accuse pas, ne se plaint pas vraiment. Il observe, un peu de loin, comme quelqu'un qui regarde sa propre vie depuis l'extérieur. C'est peut-être ça, finalement, être "plus vraiment présent".